dimanche 2 mars 2014

Parler à votre bébé comme à un adulte stimule son intellect.

Pour améliorer le développement d'un bébé, n'hésitez pas à lui parler comme à une grande personne, affirment des chercheurs de l'université de Florida Atlantic.
Rien ne sert de gazouiller. Engagez plutôt la conversation ! Parler aux bébés comme à des adultes, en  utilisant une syntaxe et un vocabulaire complexes, permet à leur cerveau de  mieux se développer et leur servira à mieux apprendre tout au long de leur vie,  affirment des chercheurs. Certes, lorsqu'un parent porte sa voix dans les aigus ou chantonne il attire l'attention de son bébé, mais pour qu'il apprenne, il est préférable de  lui parler comme à un adulte.

"Il ne s'agit pas seulement d'emmagasiner du vocabulaire, il faut aussi que  ce vocabulaire soit de qualité", a expliqué jeudi Erika Hoff, psychologue à  l'université Florida Atlantic, lors de la conférence annuelle de la Société  américaine pour le progrès de la science (AAAS), à Chicago. "La parole (des parents) doit être riche et complexe", a-t-elle ajouté.

Vocabulaire mieux élaboré : enfant meilleur en classe

Mieux encore: parler aux bébés revêt une importance telle que les enfants  issus de milieux où la parole est moins élaborée sont en général moins bons en  classe. Et ces différences sont aussi visibles dans les structures cérébrales des  enfants, selon Kimberly Noble, neurologue et pédiatre à l'université Columbia  de New York.

Le Dr. Noble et ses collègues ont ainsi comparé les cerveaux d'enfants  défavorisés et ceux d'enfants dont les parents ont fait des études supérieures  et ont un niveau de vie élevé. Ils ont trouvé des disparités entre les systèmes cognitifs qui dirigent la  sociabilité et la mémoire, mais les différences les plus flagrantes  concernaient la partie du cerveau qui conditionne le développement de la parole."

En vieillissant, les enfants issus de milieux favorisés consacrent une  plus grande partie de leur cerveau à ces régions", a souligné le Dr. Noble. Anne Fernald, psychologue à l'université Stanford, a exposé les résultats  d'une étude effectuée sur un groupe d'enfants hispanophones de milieux  défavorisés.  En enregistrant les conversations que les enfants entendent toute la  journée, Mme Fernald s'est rendu compte que les jeunes enfants ne bénéficiaient  que peu des conversations périphériques entre leurs parents. Le vrai  apprentissage, selon elle, provient de la parole qui leur est directement  adressée.

Comment éliminer la peur de réussir ?

La peur de réussir est une des plus grandes causes d’échec.
Face à l’inconnu de nombreuses personnes préfèrent se réfugier dans une zone dite de confort, parce qu’elle est connue même si cette situation est précaire plutôt que d’essayer de réussir et de devoir affronter l’inconnue.
Comment surmonter la peur de réussir

Un complexe d’infériorité

Nous avons toujours ressenti ce manque de confiance en nous quand nous devons entamer quelque chose d’important.
Un sentiment de stress qui nous serre le ventre où nous noue la gorge quand nous ne devons nous exprimer en public ou face à une personne socialement mieux placée.
Il nous arrive souvent de nous sentir envahi par nos rêves les plus fous mais que nous n’osons jamais réaliser simplement parce que nous n’osons prendre d’initiatives.

La peur du changement

Cette peur naît du simple fait que la réussite implique avant tout un changement radical dans notre vie.
Nos aspirations expriment bien souvent des manquements ou des défauts de notre quotidien que nous aimerions bien voir changé.
Seulement le changement reste une grande inconnue et un sentiment profond d’insécurité peut naître à l’idée d’un tel bouleversement de notre environnement.
  • Pourrons-nous assumer notre nouvelle condition sociale ?
  • N’y a-t-il pas un risque de tout perdre à la moindre erreur ?
  • Mon projet sera-t-il assez convaincant pour retenir l’attention de mes éventuels souteneurs ?
  • Ayant longtemps stagné dans cette situation précaire, l’on finit par s’y habituer et par y trouver une certaine sécurité. Ne suis-je pas mieux comme cela après tout ?
Ce sont autant de questions que nous nous posons et qui freinent considérablement toute velléité de réussite.

Une méthode qui a fait ses preuves.

Le moyen le plus efficace pour combattre sa peur est d’en prendre conscience.
Nous ne parviendrons jamais à nous débarrasser d’une chose dont nous ignorons l’existence, ceci étant assumé, sa peur permet d’appréhender les situations nouvelles avec plus de quiétude et nous ne risquerons pas de nous dérober de nouveau puisque, de ce fait, le pire est sans doute déjà passé.
Mais au bout du compte si nous sommes peu sûrs de notre initiative ne serait-ce pas parce que nous avons connaissance des nombreuses failles qu’elle rescelle ?
Notre projet ne tiendra pas la route devant un auditoire parce que nous n’avons rien fait pour pallier les nombreuses lacunes qu’elle comporte.
Aussi est-il important d’avoir une idée succincte de notre démarche et d’en repérer toutes les forces et les faiblesses, afin de pouvoir se montrer convaincant, non pas vis-à-vis d’éventuels faiseurs de rêves mais aussi et surtout vis-à-vis de nous de même qui avons toujours redouté cette belle initiative.
Une fois la peur passée, nous entrevoyons enfin la lueur qui nous conduira tout droit vers une éclatante réussite.
Supprimer ou éliminer la peur de réussir et vous augmenterez considérablement vos chances de réussite.

Quelles sont les étapes du changement de comportements ou d'habitudes?


Quelles sont les étapes pour effectuer un changement de comportement(s) ou d'habitude(s) tel qu'arrêter de fumer, diminuer ou arrêter la consommation d'alcool ou de drogues, changer des habitudes alimentaires pour maigrir ou mieux contrôler une maladie, devenir moins sédentaire, étudier davantage, équilibrer un budget, être moins stressé(e) ou autres?

Un modèle très couramment utilisé pour décrire ces étapes est celui des psychologues James Prochaska et Carlo DiClemente. Ce modèle inclut cinq étapes: la pré-contemplation (ou l'inaction), la contemplation (ou la prise de conscience), la préparation, l'action et le maintien.
L'inaction ou la pré-contemplation 

À l'étape de la pré-contemplation, la personne ne songe pas à faire de changement. Elle n'est pas encore très sensibilisée et ne comprend pas encore très bien pourquoi elle devrait faire le changement ou encore elle croit le changement trop difficile ou impossible.

À cette étape elle peut se croire trop dépendante de la nicotine ou croire que la perte de poids est trop difficile, par exemples.

Ses habitudes actuelles lui semblent encore plus avantageuses. À cette étape, l'information peut aider à se sensibiliser davantage et amener à concevoir que le changement pourrait être réalisable.



La prise de conscience ou la contemplation 

À l'étape de la contemplation, la personne pense à effectuer le changement dans un avenir plus ou moins rapproché. Elle a cependant tendance à voir surtout les inconvénients et les difficultés à court terme que les avantages à court et à long termes.

Pour passer à l'étape suivante, la balance doit basculer vers les avantages. La personne est cependant plus motivée et intéressée à s'informer qu'à l'étape précédente. Elle peut être aidée par l'information et les encouragements.

La préparation

À l'étape de la préparation la personne est convaincue du bien-fondé de faire le changement. Elle croit qu'il est temps d'agir. Elle commence à poser des gestes et fait des plans.

Par exemples, elle commence à limiter sa consommation de cigarettes, à mieux choisir son alimentation, à s'informer des activités accessibles, à limiter certaines dépenses, etc.. Elle a besoin d'envisager positivement sa démarche, d'apprendre à moins craindre l'échec et de considérer d'éventuelles rechutes comme des étapes dans un processus normal de changement.

L'aide apportée à cette étape peut être concrète (fournir des recettes santé, des informations sur les formes d'exercices accessibles, ...).

L'action

À l'étape de l'action la personne adopte les comportements et les attitudes souhaités et organise sa vie et son environnement de façon à faciliter ses changements. Cette étape requiert du temps et de l'énergie.

La personne n'arrive pas nécessairement à maintenir les changements de façon stable. Par exemples, elle ne fait pas autant d'exercices que prévu, elle ne réussit pas toujours à planifier des repas sains, à choisir des aliments moins caloriques et à apporter une collation au travail.

Elle est vulnérable et les risques de rechutes sont assez élevés. Elle doit apprendre de son expérience pour s'ajuster et persévérer dans les changements. Elle doit toujours élaborer des stratégies pour réussir à maintenir son objectif (ex. réviser ses priorités, se mettre dans de meilleures conditions, gérer le stress, réserver du temps, être assez reposée, ...).

Le maintien ou la consolidation

À l'étape du maintien, la personne a réussi à maintenir le changement pendant au moins six mois, la rechute à une étape antérieure devient beaucoup moins probable et d'une moins longue durée si cela arrive.

S'il lui arrive de fumer une cigarette par exemple, elle prend des mesures pour éviter que cela se reproduise. 

Des chercheurs identifient 5 types d'alcooliques


Une recherche épidémiologique américaine auprès de personnes présentant une dépendance à l'alcool (alcoolisme) révèle cinq sous-types de la maladie. Cette analyse devrait, selon les chercheurs, aider à dissiper le mythe que l'alcoolisme peut facilement être catégorisé et qu'un individu peut être classifié comme une "alcoolique typique".

Dr. Howard B. Moss et des collègues du National Institute on Alcohol Abuse and Alcoholism (NIAAA) américain ont effectué des analyses sur un échantillon national. Leur analyse s'est centrée sur 1.484 personnes rencontrant les critères de la dépendance à l'alcool.
Ils ont observé que les jeunes adultes constituent le sous-type le plus important et que près de 20% des alcooliques sont fonctionnels, bien éduqués et ont de bons revenus.

Par ailleurs, plus de la moitié des alcooliques des États-Unis n'ont pas d'histoire familiale multigénérationnelle d'alcoolisme, suggérant que leur forme d'alcoolisme n'a probablement pas de cause génétique.

Les chercheurs ont identifié les sous-types suivants:

Sous-type jeune adulte: 31.5% des alcooliques. Buveurs jeunes adultes, avec un taux relativement faible de toxicomanie (abus d'autres substances) et d'autres troubles mentaux ainsi qu'un faible taux d'alcoolisme familial. Ils cherchent rarement de l'aide pour leur problème d'alcool.

Sous-type jeune antisocial: 21% des alcooliques. Ils tendent à être au milieu de la vingtaine, ont commencé précocement à boire régulièrement et à avoir des problèmes avec l'alcool. Plus de la moitié proviennent de familles où il y a des problèmes d'alcoolisme et près de la moitié ont des diagnostics psychiatriques de trouble de la personnalité antisociale. Plusieurs sont en dépression majeure, ont un trouble bipolaire ou des problèmes d'anxiété. Plus de 75% fument la cigarette, et plusieurs ont aussi une addiction à la cocaïne ou à d'autres drogues. Plus du tiers de ce soustype recherchent de l'aide pour leur problème d'alcool.

Sous-type fonctionnel: 19.5% des alcooliques. Typiquement d'âge moyen, avec un emploi stable et une famille. Environ un tiers ont une histoire multigénérationnelle d'alcoolisme, environ un quart ont fait une dépression majeure au cours de leur vie et près de 50% sont des fumeurs.

Sous-type familial intermédiaire: 19.5% des alcooliques. D'âge moyen. La moitié proviennent de familles avec un alcoolisme multigénérationnel. Près de la moitié ont déjà fait une dépression et 20% ont un trouble bipolaire. La plupart fument la cigarette et près du cinquième ont des problèmes avec l'usage de la cocaïne et de la marijuana. Seulement 25% cherchent un traitement pour le problème d'alcool.

Sous-type chronique sévère: 9% des alcooliques. Principalement d'âge moyen qui ont eu des problèmes précoces avec la consommation d'alcool avec des taux élevés de trouble de la personnalité antisociale et de criminalité. Près de 80% viennent de familles avec des problèmes multigénérationnels d'alcoolisme. Ils présentent les plus haut taux de troubles psychiatriques incluant la dépression, le trouble bipolaire et les troubles anxieux ainsi que des taux élevés de dépendance à la cigarette, au cannabis, à la cocaïne et aux opiacés (héroïne). Deux tiers de ceux-ci cherchent de l'aide, ce qui en fait le type le plus prévalent dans la clientèle des traitements de l'alcoolisme.

Règle générale, l'alcoolisme est plus sévère lorsqu'il est accompagné de troubles psychiatriques et de toxicomanie.

Cette analyse devrait permettre de concevoir des traitements mieux adaptés et de mieux évaluer leur efficacité.

vendredi 14 février 2014

La musique, remède contre le vieillissement ?

On savait déjà que la musique adoucissait les moeurs, mais voilà qu'elle adoucit aussi la vieillesse, en agissant sur la mémoire et la motricité, selon les chercheurs invités à un colloque organisé par la Sacem, la société des auteurs et compositeurs.
Quadragénaire au piano
Par Culturebox (avec AFP)
"La musique n'active pas une zone, mais plusieurs régions du cerveau", expliquait mardi Hervé Platel, professeur de neuropsychologie. Très longtemps, les scientifiques ont cru, sur la base d'observations empiriques, que le cerveau "droit" était musicien et le cerveau "gauche" celui du langage.

La neuro-imagerie cérébrale a bouleversé la donne depuis une trentaine d'années. Les travaux d'Hervé Platel, après ceux du pionnier Bernard Lechevalier (unité Inserm U1077) ont permis d'établir une "cartographie" cérébrale de la mémoire musicale chez des sujets musiciens et non musiciens.

Non seulement les deux hémisphères cérébraux sont impliqués, mais on a noté chez les musiciens une hypertrophie d'une région du cerveau, l'hippocampe, qui joue un rôle clé dans la mémoire. C'est aussi une des rares zone du cerveau à produire de nouveaux neurones pendant toute la vie. "La musique transforme le cerveau en accroissant certaines zones", renchérit Emmanuel Bigand (Unité mixte de recherche CNRS 5022).

Bénéfique pour toutes les activités

Depuis vingt ans, son unité de recherche s'est spécialisée sur le lien entre musique et cognition (les processus de connaissance: mémoire, raisonnement, langage...). Ses travaux montrent que la musique active de nombreux réseaux cérébraux de façon synchronisée. "Deux zones du cerveau décident de travailler ensemble", explique-t-il, "et c'est bénéfique pour toutes les autres activités de l'être humain".

"La musique n'active pas une zone, mais plusieurs régions du cerveau"
"La musique n'active pas une zone, mais plusieurs régions du cerveau" © APA / SCIENCE PHOTO LIBRARY / AFP
Des études ont montré que les enfants qui font de la musique voyaient leurs compétences scolaires s'améliorer. Les jeunes seniors qui commencent une pratique musicale ont un déclin cognitif réduit. Un atelier de chant proposé à des malades d'Alzheimer, à Biéville (Manche), à quelques kilomètres de Caen, a produit des résultats inespérés.

Les résidents, bien qu'atteints de troubles sévères de la mémoire, ont été capables de retenir de nouvelles chansons, et de s'en souvenir, pour certains, même après un arrêt de plus de quatre mois. Un atelier d'apprentissage de la guitare manouche, dont les effets seront suivis par les scientifiques, va débuter cette année.

Danser plus pour marcher mieux

A l'Abbaye de La Prée, dans l'Indre, des malades accueillis en séjour thérapeutique ont vu leur état s'améliorer spectaculairement avec une pratique régulière du chant et du tango, animée par des artistes, également en résidence. "J'ai vu se transformer les gens qui étaient là", a témoigné la réalisatrice Anne Bramard-Blagny, auteur d'un documentaire de 44 minutes, "La mélodie d'Alzheimer". On peut y voir un patient qui ne marchait qu'avec un déambulatoire se lever pour danser avec la danseuse de tango argentin Carolina Udoviko.

France Mourey, spécialiste des effets du vieillissement sur la motricité, rappelle que les malades d'Alzheimer souffrent non seulement de troubles de la mémoire, mais aussi de troubles moteurs très handicapants. "La musique et le mouvement aident ces patients à maintenir leur équilibre et leur motricité" s'émerveille-t-elle. Les malades qui marchent en musique marchent mieux et plus vite. "Comme la musique, la motricité passe par plusieurs zones du cerveau, cela va avec le désir, le plaisir, l'émotion", souligne-t-elle.

Effets dificiles à mesurer car "on n' évalue pas le bonheur"

A l'Abbaye de La Prée, les malades se lèvent avec empressement pour aller chanter et danser. En revanche, une malade conviée à une "évaluation" des effets de l'atelier a aussitôt perdu tout entrain et... une bonne partie de ses compétences. Difficile de mesurer si l'amélioration de l'état des patients est dû à l'impact de la pratique musicale ou à une ambiance générale de mieux-être, à l'intérêt retrouvé pour la vie, à la convivialité de la danse.

"Pour les victimes de lésions cérébrales, les malades d'Alzheimer, ceux de Parkinson, la musique est un atout", avance prudemment Emmanuel Bigand. "Avant d'utiliser la musique comme un médicament avec un effet dose, il y a encore beaucoup de travail", convient Hervé Platel.

Le docteur Odile Letortu, à l'origine de l'atelier de chant de Caen, met quant à elle en garde contre "la maladie de l'évaluation", soulignant qu'"on n'évalue pas le bonheur".

lundi 30 décembre 2013

Quel est votre style d'attachement dans une relation amoureuse?


La "théorie de l'attachement" dans les relations amoureuses tire ses origines des travaux portant sur la psychologie de l'attachement chez l'enfant.
Selon le modèle pionnier de John Bowlby (1907-1990), l'enfant, en réaction aux interaction avec ses parents, développe des représentations cognitives (mentales) d’expériences d’attachement concernant le soi et les autres.
Les représentations de soi concernent le jugement de l'enfant quant à son mérite de recevoir de l’aide et du réconfort. Les représentations des autres concernent la perception de la disponibilité des autres, dont ses parents, de fournir protection et réconfort en cas de besoin.
Si les parents répondent de manière consistante aux besoins de l'enfant, ce dernier développe un style d'attachement sécure. Les modèles mentaux ainsi développés dans l'enfance auraient tendance à persister tout au cours de la vie et guideraient les attentes, les perceptions et les comportements dans les relations ultérieures.
La théorie de l'attachement fut étendue aux relations sentimentales chez l'adulte à la fin des années 1980. Les développements de cette théorie ont identifié deux dimensions, les niveaux d'anxiété (allant de très anxieux à très peu) et d'évitement/rapprochement, qui déterminent 4 styles d'attachement.
Les personnes qui ont un niveau élevé d'anxiété ont davantage tendance à se demander si leurs partenaires les aiment vraiment et ont plus souvent peur d'être rejetées. Le niveau d'anxiété est lié aux croyances concernant sa propre valeur et aux attentes d'être accepté(e) ou rejeté(e) par les autres.
Les personnes dont le niveau d'évitement est élevé ont tendance à être moins à l'aise de dépendre de leurs partenaires et de s'ouvrir. Le niveau d'évitement/rapprochement est lié aux croyances concernant les autres et au fait de prendre le risque de les approcher.
Ces deux dimensions déterminent des styles d'attachement sécure, préoccupé, détaché et craintif-évitant.

Le style sécure est caractérisé par de faibles niveaux d'anxiété et d'évitement faible. Les personnes sécures ont tendance avoir des relations relativement durables et satisfaisantes. Elles sont à l'aise d'exprimer leurs émotions et ont tendance à ne pas souffrir de dépression et d'autres troubles psychologiques.
Le style préoccupé est caractérisé par une anxiété liée à la relation élevée et un évitement faible. Les personnes préoccupées ont tendance à avoir des relations conflictuelles. Bien qu'elles soient l'aise d'exprimer leurs émotions, elles vivent souvent beaucoup d'émotions négatives qui peuvent souvent nuire à leurs relations.
Le style détaché est caractérisé par une faible anxiété et un évitement élevé. Les personnes détachées ont tendance à préférer leur propre autonomie, souvent au détriment de leurs relations intimes. Bien qu'elles aient souvent une grande confiance en soi, elles sont parfois perçues comme hostiles ou en compétition, ce qui interfère souvent avec leurs relations intimes.
Le style craintif-évitant est caractérisé par une anxiété élevée et un évitement élevé. Les personnes craintives-évitantes ont tendance à avoir beaucoup de difficultés dans leurs relations. Elles ont tendance à éviter de devenir émotionnellement attachées, et, même dans les cas où elles entrent dans une relation engagée, la relation peut être caractérisée par une méfiance ou un manque de confiance.
Brennan, Clark et Shaver (1998) ont élaboré un test qui mesure ces styles d'attachement, Experiences in Close Relationships (Expériences dans les relations intimes), dont une version révisée a été publiée en 2000 par Fraley, Waller, and Brennan.

dimanche 22 septembre 2013

De petits testicules font-ils de bons pères ?

Peut-il y avoir un lien entre la taille des testicules et l’investissement dans les soins parentaux ? Oui, semble clamer une étude états-unienne, qui montre que les petites gonades font des pères plus impliqués.

Les pères proches de leurs enfants pourraient avoir des testicules moins volumineux. Cause ou conséquence ? © Daveblume, Flickr, cc by nc nd 2.0

À quoi reconnaît-on un bon père ? À la taille de ses testicules. C’est l’une des conclusions surprenantes d’une étude publiée dans Pnas. Évidemment, bien que le problème soit un peu plus complexe que cela, des chercheurs d’Atlanta ont malgré tout remarqué cette tendance.

Le contexte : la taille en dit plus long qu’on ne le pense

Pour les femmes comme pour les biologistes, la taille compte. Si ces dames jugent plus attirant un homme bien équipé, les scientifiques peuvent déterminer les stratégies reproductives des espècesà la grosseur des attributs virils. Ainsi, lorsque les mâles disposent d’un système reproducteur peu développé, cela traduit souvent une espèce préférentiellement fidèle et monogame. L’inverse pousserait à la polygamie. Et il est intéressant de noter que les hommes sont particulièrement bien membrés par rapport à nos cousins primates
Mais la vie se caractérise par sa diversité. Et au sein d’une même espèce il y a des différences que l’on peut expliquer par la biologie de l’évolution. Ainsi, certains membres de la gent masculine font le choix de multiplier les partenaires, ce qui augmente leurs chances de succès reproducteur, mais leur enlève l’énergie qu’ils auraient à allouer à leurs descendants. D’autres optent pour la stratégie inverse : se stabiliser avec une seule et même femme, faire potentiellement moins d’enfants, mais pour lesquels l’investissement est important, ce qui se traduit par une meilleure survie et de meilleures aptitudes sociales.
De précédentes recherches avaient montré que les taux de testostérone, l’hormone mâle, pouvaient faire office d’indicateur sur l’engagement paternel : de hauts niveaux traduisent une propension plus importante à la polygamie, tandis que des concentrations plus faibles sont corrélées aux soins à ses enfants. Voilà pour les critères physiologiques. Mais au niveau morphologique ? James Rilling, épaulé par des collègues de l’université Emory (États-Unis), a vérifié son hypothèse : le volume testiculaire peut en révéler beaucoup sur la question…
D'ordinaire, la taille des testicules est mesurée à l'aide d'un orchidomètre, l'objet présenté ci-dessus, qui contient un chapelet de formes sphéroïdes de plusieurs volumes pour déterminer celle correspondant au patient. Ici, dans l’expérience, c'est par IRM qu'elle a été évaluée.
D'ordinaire, la taille des testicules est mesurée à l'aide d'un orchidomètre, l'objet présenté ci-dessus, qui contient un chapelet de formes sphéroïdes de plusieurs volumes pour déterminer celle correspondant au patient. Ici, dans l’expérience, c'est par IRM qu'elle a été évaluée. © Filipem, Wikipédia, cc by sa 3.0

L’étude : de petits testicules, des soins paternels plus importants

Pour les avancées de la science, 70 pères âgés de 21 à 55 ans ont accepté de participer à l’expérience. Tous devaient vivre sous le même toit que la mère d’au moins un de leurs enfants, âgé de moins de deux ans. Les deux géniteurs étaient interrogés pour déterminer leur implication mutuelle dans les soins envers leur bébé. Qui change les couches ? Qui se lève la nuit pour donner le biberon ? Qui lui donne son bain ? Qui l’emmène voir le médecin ? Etc.
Les pères devaient se soumettre à un autre test. Sous IRMf, pour voir leur cerveau fonctionner, ils observaient des photos de leur enfant en train de sourire ou de pleurer. Les scientifiques regardaient très précisément les neurones de l’aire tegmentale ventrale, composante du système mésolimbique dopaminergique. En des termes un peu moins savants, il s’agit d’une région qui s’active normalement lorsque l’on voit ou entend son enfant, qui se développe chez la mère après l’accouchement, et qu’on associe aux soins parentaux. Enfin, les volumes testiculaires des sujets étaient mesurés parIRM.
Déjà, il est intéressant de noter que seuls 4 des volontaires s’impliquent plus pour leur enfant que ne le fait la mère. Plus globalement, les auteurs ont remarqué ce qu’ils s’attendaient à voir : les hommes avec les plus gros testicules s’investissaient moins pour leurs bébés que leurs homologues aux petites gonades. Au passage, ils démontrent également que l’engagement paternel se lit effectivement bien dans l’activation des neurones recherchés.

L’œil extérieur : pour être un bon père, ce n'est pas la taille qui compte...

Que conclure de ce travail ? Que les femmes doivent demander les mensurations aux hommes avant de s’engager dans une histoire au long cours ? Évidemment non. Des questions restent sans réponses. Premièrement, l’échantillon est franchement faible et il est un peu tôt pour généraliser à l’ensemble de l’humanité. Ensuite, on est mal renseigné sur l’évolution de la taille des testicules au cours de la vie. Par exemple, peut-être que le simple fait d’apporter des soins à ses enfants diminue le volume des glandes génitales mâles.
Le cœur que l’on met à s’occuper des enfants n’est pas une option uniquement dictée par notre physiologie ou notre morphologie, mais dépend également de la volonté. Un homme aux gonades imposantes peut décider de son propre chef de privilégier ses bébés. Enfin, si le lien établi entre lepère et le nourrisson dès sa plus tendre enfance favorise les relations, une paternité réussie ne se limite pas aux deux premières années de la vie. Il est toujours temps de rattraper le retard…

Pourquoi sommes-nous droitiers ou gauchers ?


Des chercheurs états-uniens ont identifié des gènes impliqués dans la latéralité manuelle chez l’Homme. Ces déterminants génétiques seraient également impliqués dans l’implantation asymétrique des organes au cours du développement embryonnaire. Reste à comprendre pourquoi nous sommes majoritairement droitiers…


En général, les jeunes enfants sont déjà majoritairement droitiers avant l’âge de quatre ans. Selon cette étude, la latéralité manuelle serait déterminée dans les gènes et se mettrait en place au cours du développement embryonnaire. © St0rmz, Flickr, cc by sa 2.0


Depuis longtemps, nous savons que le cerveau fonctionne de manière asymétrique. C’est en 1877 que le médecin français Paul Broca découvrit le phénomène pour la première fois. En réalisant uneautopsie sur sa patiente, qui avait perdu l’usage de la parole, il remarqua que son cerveau présentait des lésions, mais uniquement au niveau de l’hémisphère gauche. La notion de la latéralité du cerveau était née. Si l’on a longtemps cru que cette caractéristique était propre à l’Homme, on sait maintenant que les animaux peuvent aussi être droitiers ou gauchers.  Cette latéralité s’observe par exemple chez les chiens qui donnent une patte plutôt qu’une autre, ou chez les reptiles qui enroulent leur queue toujours dans le même sens. Plusieurs espèces de primates, comme les chimpanzés, ont également une main préférée pour accomplir certaines tâches.
Cependant, il semble qu’il n’y ait que chez les Hommes que la proportion de droitiers soit si importante. Selon une enquête réalisée en 2005 par l’association lesgauchers.com, le pourcentage des Français écrivant avec la main gauche serait de 12.7 %. Et cela ne date pas d’hier. Selon une étude précédente, l’Homme aurait choisi la main droite depuis au moins 500.000 ans. La vie courante n’est donc pas toujours évidente pour les adeptes de la main gauche, pour lesquels certains objets communs tels que le téléphone ou les ciseaux ne sont pas toujours adaptés.
La majorité des êtres humains étant droitiers, la plupart des objets manufacturés non symétriques sont fabriqués pour eux. Il existe cependant des guitares adaptées aux gauchers, grâce auxquelles de grands musiciens ont pu révéler leur talent. C’est le cas de Kurt Cobain (à l’image), mais aussi de Mark Knopfler, Paul McCartney et Jimmy Hendrix.
La majorité des êtres humains étant droitiers, la plupart des objets manufacturés non symétriques sont fabriqués pour eux. Il existe cependant des guitares adaptées aux gauchers, grâce auxquelles de grands musiciens ont pu révéler leur talent. C’est le cas de Kurt Cobain (à l’image), mais aussi de Mark Knopfler, Paul McCartney et Jimmy Hendrix. © perishparish, Flickr, cc by 2.0
La question de la latéralité manuelle reste mystérieuse et pourrait découler de plusieurs facteurs. L’une des pistes les plus sérieuses viendrait de notre ADN. Des chercheurs de l’université d’Oxford en Californie s’y sont intéressés de près, et ont mis en évidence un lien entre la latéralité manuelle et certains gènes du développement embryonnaire. Leurs travaux sont publiés dans la revue Plos Genetics.

Naissance de souris asymétriques

Au cours de cette étude, les scientifiques ont analysé et comparé l’ADN de près de 3.400 personnes, gauchers et droitiers confondus. Leurs efforts n’ont pas été vains. Grâce aux données récoltées, ils ont pu identifier un gène, appelé PCSK6, associé à la latéralité manuelle. Ce gène était connu par ailleurs pour participer à la latéralisation de l’embryon au cours du développement.
Pour poursuivre leur enquête, les auteurs ont étudié le rôle de ce gène chez la souris et ont conçu des animaux ne le possédant plus. Les conséquences ont été dramatiques. Les rongeurs se sont en effet développés de façon très asymétrique avec des organes localisés aux mauvais endroits. Par exemple, certains avaient un cœur à droite et un foie à gauche. Des études plus poussées ont montré que d’autres gènes impliqués dans la latéralité lors du développement embryonnaire étaient également associés à l’utilisation préférentielle des mains droite ou gauche chez l’Homme.
Ces résultats suggèrent que la latéralité manuelle est inscrite dans nos gènes. Elle se mettrait déjà en place au cours de la grossesse, en même temps que le reste des organes. « Cela n’explique cependant pas encore pourquoi il y a tant de droitiers chez les Hommes », concluent les chercheurs. De nombreuses études restent à faire pour éclaircir ce mystère.

Comment développer son intelligence par la lecture ?

La lecture, l'action de lire, est présentée comme l'outil, par excellence, du développement de l'intelligence. A ce titre, il ne faut pas lire pour damner les tabloïds, mais plutôt en fonction du besoin du lecteur. Pour cela, il faut que lecture soit bien organisée.

L'intelligence, pour être plus précis, se résume en 2 facultés :
·         La faculté de comprendre.
·         Et la faculté de créer.

Le cerveau, quant à lui, est l'usine de l'intelligence et de la mémorisation. Ainsi, il est composé de 2 hémisphères :

·         L’hémisphère droit qui est prédominé par une faculté de création et d'intuition.
·         L’hémisphère gauche qui est prédominé par une faculté rationnelle de compréhension.

Pour se développer, le corps humain à besoin de nourritures. De même, l'intelligence a aussi besoin de nourriture pour se développer, et cette nourriture cérébrale, c'est la lecture.

La lecture est la vitamine par excellence de l'esprit
Elle permet d'enrichir la connaissance et le savoir, de faire travailler la mémoire par des exercices de recyclages permanents entre les faits abordés et la représentation de la réalité.
Pour qu'une lecture soit efficace, il faut qu'elle soit variée : les différents types de lecture doivent être pratiqués en vue d’une harmonisation intellectuelle.
Ce sont :

·         La lecture de distraction et d'évasion : très souvent accompagnée d'images, elle est plus conseillée pour les adolescents. Elle permet de se distraire, de se détendre, de s'évader, tout en réfléchissant en même temps. Elle soigne l'orthographe et l'expression orale du lecteur. Aussi, elle aborde le plus souvent les thèmes d'aventures amoureuses.

·         La lecture d'information et de formation : elle est pour l'instruction et pour l'acquisition de la connaissance, du savoir. Elle met un accent particulier sur la faculté rationnelle de compréhension du cerveau.
Ce sont principalement : les journaux (presses écrites) , les livres pédagogiques, les encyclopédies.

·         La lecture d'élévation : elle donne les outils nécessaires pour l'élévation individuelle de l'esprit, et le développement personnel.
Ce sont, très souvent, les livres philosophiques, les livres de pensées positives et de développement personnel, les livres religieux.
Ce type de lecture développe la faculté d'intuition du cerveau, si bien qu'elle nécessite, très souvent, 2 ou 3 relectures pour apprivoiser l'intelligence à mieux cerner le contexte et l'esprit du livre, afin de la mettre en pratique.

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