dimanche 1 janvier 2012

Un thermomètre géant pour étudier la fonte des glaces en Antarctique

La fonte des glaces en Antarctique inquiète. Elle serait causée par l'élévation de la température des mers. Mais connaît-on précisément les effets que les changements climatiques peuvent avoir sur l’épaisseur de la banquise ? Des chercheurs ont mis en place un thermomètre géant dans le but d'effectuer un suivi à long terme de son épaisseur.
La fonte des glaces en Antarctique est un phénomène préoccupant. En effet, les glaces flottantes ont pour rôle de retenir les glaciers sur le continent en les empêchant de glisser vers l’océan. Cette action permet de limiter l’élévation du niveau des mers. Le nombre de recherches menées depuis quelques années pour comprendre la fonte des glaces en Antarctique est considérable. Elles sont basées sur des données satellitaires, sur des mesures ponctuelles et des études stratigraphiques. Si les images satellite fournissent des informations « du dessus », on ne connaît pas encore précisément les phénomènes se déroulant sous la banquise, à l’interface glace-eau. Pourtant, de telles connaissances sont nécessaires afin d'évaluer avec précision les conséquences du réchauffement climatique sur les glaces du pôle Sud.
Une équipe de l’université du Nevada, dirigée par Scott Tyler, a développé un nouvel outil permettant de suivre en temps réel l’épaisseur de la banquise au cours du temps, grâce à des mesures de températures et de pressions. Ils ont mis au point un câble pouvant relever les températures toutes les 15 secondes, 24 heures sur 24 et… tous les mètres. Il se compose d’un ensemble de fibres optiques entourées par une gaine de protection pouvant résister à de très fortes pressions. Une technologie laser est employée pour effectuer les mesures. Enfin, ce dispositif est complété par un module communicant les données à distance plusieurs fois par jour par le biais d’une liaison satellite.
Carte de l'Antarctique. La croix rouge indique la banquise qui a été choisie pour suivre l'évolution de l'épaisseur de la couche de glace durant plusieurs mois.
Carte de l'Antarctique. La croix rouge indique la banquise qui a été choisie pour suivre l'évolution de l'épaisseur de la couche de glace durant plusieurs mois. © Wikipedia, domaine public
Comment s’installe ce thermomètre géant ?
Le dispositif a été installé sur la banquise de Ross, en bordure de l’océan Pacifique. Le site expérimental se situe à proximité de la station scientifique McMurdo, en un lieu où les vents peuvent régulièrement souffler à plus de 160 km/h. Deux forages ont été réalisés dans la glace afin d’abriter deux câbles différents. Le premier mesure 800 mètres de long et s’étend entre la surface de la banquise et le plancher océanique. Il permet également de mesurer les courants marins. Le second câble s’arrête quant à lui à 50 mètres sous l’interface glace-eau. En surface, les appareils de mesures sont alimentés par des éoliennes et des panneaux solaires. Un système de caméra permet de surveiller les installations à distance. Par conséquent, le dispositif est autonome et doit être capable de fonctionner une année entière sans aucun problème.
La phase de test de l’installation en Antarctique vient de se terminer. Le suivi à long terme de l’épaisseur de la banquise a donc débuté.
Dispose-t-on déjà d’informations sur la banquise ?
Les premiers résultats montrent que la température de l’eau est de -1,9 °C sur toute la hauteur de la colonne d’eau. Quant à la glace, elle présente une température de -22 °C en surface (ce qui correspond à la température moyenne de l’air dans cette région) qui augmente ensuite de manière exponentielle jusqu’à atteindre une valeur de -1,8 °C au contact de l’eau.
Avec l’arrivée de l’été, les chercheurs estiment que l’augmentation de la température de l’eau va provoquer un amincissement de la banquise d’environ 1,5 mètre.
Les effets du réchauffement de l’eau sur le long terme ne seront connus que dans quelques années. Mais avant même d’obtenir des résultats, les scientifiques ont voulu montrer qu’un tel système pouvait être mis en place rapidement et à moindres coûts. Ce procédé pourrait être employé pour étudier les variations de la température des mers et océans dans le monde entier. Une expérience dont nous suivrons avec attention l’avancée.

Téléphone au volant : peut-être moins risqué qu’on ne le pensait

Une équipe américaine vient de montrer que les études de référence sur le sujet avaient probablement surestimé les risques d’avoir un accident causé par l’utilisation d’un téléphone pendant la conduite. Cependant, cela ne signifie pas pour autant que téléphoner au volant ne présente pas de danger.
Il y avait comme une incohérence. Les conclusions des dernières études sur les dangers de l’utilisation du téléphone durant la conduite ne sont pas alarmantes, tandis que des travaux antérieurs, faisant office de référence, accusent le portable de multiplier par 4 la probabilité d’accident. Il fallait donc trancher.
Si les résultats publiés dans Epidemiology par Richard Young et ses collègues de l’université de Détroit (États-Unis) ne permettent pas de conclure sur la réelle incidence du portable au volant, ils ont au moins le mérite de mettre en avant un biais dans le protocole des études les plus pessimistes. Les méthodes utilisées lors d’un travail de recherche canadien décrit en 1997 et dans un article australien publié en 2005 ont été testées.
Dans ces deux cas, les auteurs recrutaient des personnes impliquées dans un accident de voiture. Ils comparaient alors, grâce à leur facture téléphonique, l’utilisation de leur portable au moment de leur accident avec celle répertoriée une semaine plus tôt dans la même période. Ils demandaient alors aux conducteurs accidentés si, dans ce laps de temps, ils avaient pris la voiture.
Des protocoles erronés surévaluaient les risques
En voulant vérifier la pertinence de cette extrapolation, les chercheurs américains se sont alors rendu compte qu’elle était biaisée. Les conducteurs passent en moyenne 4 fois plus de temps dans leur voiture lors des jours d’accident que dans les journées où ils rentrent sans encombre. Voilà qui change la donne, et si l’on tente d’intégrer ces données aux études testées, aucun résultat significatif n’en ressortirait.
Une étude américaine antérieure avait montré que lors de l'écriture d'un SMS au volant, le regard du conducteur pouvait quitter la route durant 6 secondes, soit le temps nécessaire pour parcourir 150 m à 90 km/h. De quoi terminer sa course dans les champs.
Une étude américaine antérieure avait montré que lors de l'écriture d'un SMS au volant, le regard du conducteur pouvait quitter la route durant 6 secondes, soit le temps nécessaire pour parcourir 150 m à 90 km/h. De quoi terminer sa course dans les champs. © Ian Britton, Fotofree, cc by nc nd 3.0
Des chercheurs extérieurs à toutes ces études reconnaissent effectivement l’intérêt des travaux de Young et acceptent l’idée que les risques avaient probablement été surévalués. Mais cela ne signifie pas pour autant que téléphoner au volant ou écrire des SMS n’a pas d’incidence sur le risque d’accident. « Un certain nombre d’études utilisant des protocoles différents suggèrent que l’utilisation du portable – et particulièrement les textos – est dangereuse sur la route » commente Fernando Wilson, spécialiste de la question à l’université du Texas et étranger à cet article. Et d'ajouter que « toutes les études ont des limites et ne peuvent évaluer précisément le risque d’écrire ou de parler au volant ».
Si l’on ne peut pas chiffrer précisément l’impact du téléphone, on peut tout de même rappeler qu’il serait impliqué dans 7 % des accidents de la circulation et serait la quatrième cause de mortalité au volant derrière l’alcool, la vitesse excessive et le non-port de la ceinture de sécurité.

mardi 13 décembre 2011

Sida : un traitement préventif 100 % efficace chez les souris

Des chercheurs américains viennent de démontrer l’efficacité d’une thérapie préventive contre le Sida sur des souris, sans passer par un vaccin. La technique, qui consiste à faire produire des anticorps par un muscle, est prometteuse : son efficacité contre le virus est totale. Les premiers tests sur les humains pourraient être lancés dès la fin 2012.

Ce n’est sûrement pas un hasard du calendrier. Alors que l’on marque aujourd’hui même la Journée mondiale de lutte contre le Sida, la revue Nature a publié dans son édition de la veille les travaux très encourageants d’une équipe américaine dirigée par le prix Nobel David Baltimore. Les chercheurs du California Institute of Technology (Caltech) sont parvenus à protéger des souris contre une infection par le VIH grâce à une technique analogue à la thérapie génique. Baptisée VIP pour vectored immunoprophylaxis, cette technique consiste en une injection dans les muscles de la patte d’un rongeur d'un virus inoffensif (un adénovirus modifié) équipé d’un gène codant pour des anticorps capables de combattre le VIH.

Après l'injection, ces anticorps sont synthétisés à fortes concentrations dans les cellules musculaires, puis diffusent dans la circulation sanguine. Ils peuvent alors détruire le virus du Sida lorsque celui-ci est injecté via intraveineuse. Il ne s’agit pas d’un vaccin à proprement parler, qui implique une stimulation du système immunitaire naturellement présent. Néanmoins, ce procédé est bien préventif et protège les souris d’une infection par le VIH sur le long-terme.

En réalité, sur les cinq anticorps différents utilisés, deux – nommés b12 et VRC01 – se sont révélés efficaces au point de neutraliser complètement le virus du Sida, même quand celui-ci se retrouvait à des doses cent fois supérieures à une infection naturelle. Un an après l’injection unique de l’antidote, les taux d’anticorps détectés étaient encore suffisamment élevés pour prévenir une nouvelle intrusion du VIH.

« Une solution de repli » contre le VIH

Cependant, il ne faut pas crier victoire trop vite ! Premièrement, il arrive régulièrement que des résultats prometteurs sur des souris ou même des singes se révèlent négatifs chez l’Homme. De plus, Dennis Burton, spécialiste américain de l’immunologie et du Sida, reste mesuré dans son optimisme, à cause du procédé utilisé. « Le meilleur de tous les traitements reste le vaccin. C’est une méthode éprouvée et testée qui présente très peu de risques. Mais si cela ne fonctionne pas, nous devons opter pour une solution de repli. Nous avons ces anticorps sous la main. Si cela fonctionne chez l’être humain, et c’est une idée concevable, nous disposerions d’une réponse dès maintenant. »

Le VIH tue toujours près de 2 millions de personnes chaque année mais ses jours sont peut-être en danger.
Le VIH tue toujours près de 2 millions de personnes chaque année mais ses jours sont peut-être en danger. © visualscience.ru/en/

Désormais, les chercheurs du Caltech espèrent changer de cobaye et expérimenter leur méthode sur des Hommes. Les tests pourraient même commencer d’ici un an, à la fin de l’année 2012. Là, les scientifiques se confronteront probablement aux difficultés intrinsèques à la méthode. Par exemple, il est pour le moment impossible d’éteindre le gène d’origine exogène. Alors que faire en cas de réaction allergique ?

Il reste donc quelques réponses à apporter, mais si cette piste débouchait sur des résultats satisfaisants, alors on aurait franchi un grand pas. Rappelons que plus de 30 millions de personnes sont infectées et que chaque année, 2 millions de nouveaux cas sont déclarés. La promesse d’un traitement préventif semble se rapprocher, néanmoins nous ne touchons pas encore du doigt cette réalité. Mais plus le temps passe, et plus les heures du Sida sont comptées...

Comment le cerveau contrôle notre fatigue musculaire

Tous les sportifs le savent : la performance passe par un bon mental et un dépassement de soi. La physiologie a déjà révélé le rôle du cerveau, qui freine l'activité physique quand l'effort devient trop intense. Des chercheurs suisses viennent de découvrir la région cérébrale qui réalise ce contrôle : c'est le cortex insulaire.

Dès lors que l'organisme doit effectuer un mouvement, le cerveau envoie un message nerveux aux muscles concernés pour qu’ils se contractent ou se relâchent. En contrepartie, le muscle informe l’encéphale de son état de forme. De fait, lorsque le muscle ne peut plus suivre le rythme imposé, le cerveau lui donne l’ordre de s’arrêter. Apparaît alors l'épuisement, qui conduit l'organisme à réduire ses efforts. Si le concept était connu, personne n’avait réussi à comprendre quelle région cérébrale prenait la décision de stopper les machines.

Désormais, le mystère est levé. Kai Lutz et des chercheurs de l’université de Zurich ont révélé leur découverte dans les pages de la revue European Journal of Neuroscience. Une recherche qui s’est effectuée en trois temps.

Ils ont tout d'abord demandé à des volontaires courageux de faire des flexions des cuisses, jusqu’à épuisement. En étudiant en parallèle les influx nerveux émanant des muscles en direction du cerveau, ils ont identifié que les efforts trop intenses conduisaient à l’inhibition du cortex moteur primaire, la région de l'encéphale qui contrôle les mouvements volontaires. En anesthésiant temporairement la moelle épinière avec une drogue, c’est-à-dire en empêchant l’information musculaire de remonter jusqu’au cerveau, l’inhibition s’est révélée beaucoup moins forte, soulignant l’importance du message afférent.

L’insula, la clef de voûte

Jusque-là, rien de bien surprenant. Dans une deuxième phase, les chercheurs ont observé les clichés obtenus à partir d’IRM fonctionnelle pour repérer quelles zones s’activaient de plus en plus intensément à mesure que la fatigue augmentait. Deux régions sont sorties du lot : le thalamus et le cortex insulaire, également appelé insula. La précision s’est donc nettement affinée.

Le cortex insulaire, ici au milieu de la coupe, est impliqué dans de nombreuses fonctions, notamment l'aptitude à la dépendance ou à la conscience
Le cortex insulaire, ici au milieu de la coupe, est impliqué dans de nombreuses fonctions, notamment l'aptitude à la dépendance ou à la conscience. © Henry Gray, Gray's Anatomy DP

La réponse se trouve dans le troisième et dernier épisode. Forts de leurs résultats précédents, les chercheurs ont placé des volontaires sur un vélo stationnaire et les ont bardés de capteurs pour étudier les relations entre le cortex moteur primaire et les deux régions qu’ils suspectent. L’analyse des données montre que la communication entre l’insula et les zones motrices s’intensifie au fur et à mesure que la fatigue progresse. C’est donc le cortex insulaire qui prend la décision de stopper le mouvement.

Le lien entre insula et fatigue musculaire étant démontré, Kai Lutz espère désormais « développer des stratégies pour optimiser la performance musculaire, mais aussi enquêter sur les maladies qui induisent une réduction des aptitudes physiques ». Une découverte prometteuse en physiologie du sport qui entrouvre la voie vers de nouvelles approches thérapeutiques et pratiques. Ainsi, les coachs sportifs ne demanderont peut-être plus à leurs athlètes de muscler leur jeu, mais de développer leur insula...

dimanche 27 novembre 2011

Fòk sa fini!


Lè m gade Ayiti, lè m gade Ayisyen,
M rele 2 rant dlo nan je.
Anmwe! Anmwe!, gade kote nou ye!
Ann sèmante pou n di fòk sa fini!
Ann sèmante pou frè nou yo pa fè manje reken!
Ann sèmante pou nou pa vann yo lòtbò dlo!
Frè m yo, kilè n ap di fòk sa fini?
Kilè n ap goumen pou prestij nou?

Pou sa fini
Fòk nou ini,
Fòk nou chase tout malfini!
Si nou ini,
Yon jou sa va fini.

(E. W. VEDRINE)
Koleksyon: «Kri pou liberasyon»

Fanm marabou


Fanm marabou jansiv vyèlèt,
cheve ou fè lonbray mwen
Bèl ranmye
koulè dore
je chandèl
vin poze sou bra w yo
pou chache lavi.
Bèl marabou,
se ou menm ki te prete
Wa Kristòf parasòl ou
pou l pare solèy,
pou l te chita pran repo
lè enkyetid te anvayi kè l.
Marabou bèl po
po vlou
po fen
ou pa tonbe pou okenn nèg
ki damou
tèlman ou konnen w bèl
tèlman ou gen ògèy
Men malgre tou,
ou fè bote lakou
kòm fanm marabou
Lè van ap vante,
kè ou pa sote
ou kanpe dyanm
paske ou konnen ou p ap tonbe.


E. W. Védrine,
koleksyon: Koze Lanmou (Vol. I)

Fanm lakay


Lakay gen bèl kreyòl
Lè m di kreyòl
Se yon fason de pale
San m pa egzajere
Gen bèl mango fransik
Ki gen bonjan sik
Yo fè w grate tèt
Ou santi w ta fè yon sousèt
Ay! Yo gen w chalè twopikal
Tankou yon bagay ki te fèmen nan bokal
Fanm lakay bwòdè
Yo mache tèt anlè
Pafwa yo fè w fè anpil literati
Avan yo resi di w wi
Yo konn fè w mache
Jouktan w vin yon pyepoudre

E. W. Védrine,
koleksyon: Koze Lanmou (Vol. I)

Lanmou dous


Si w santi w fatige
Vin repoze nan bra m
Si w vle kabicha
Vin apiye sou zepòl mwen
Si w fatige ak lavi
M ap ba w yon plas nan kè m pou repoze
Si w santi w swaf nan lavi a
Mwen se fontèn kote w ka bwè
Vin bwè dlo m pou koupe swaf ou
Si pesonn pa vle tande kri kè w
Zòrèy mwen tande soufrans ou
Mwen pre pou reponn priyè ou.

(Emmanuel W. Védrine)
Koleksyon: Koze lanmou II

Le traitement du cancer de l'ovaire pourra être adapté à chaque patiente

Une équipe a découvert deux éléments génétiques permettant d'identifier deux types de tumeurs dans les cas de cancers de l'ovaire. En repérant la nature de la tumeur, qui détermine sa réponse au traitement, il serait ainsi possible d'adapter celui-ci au cas par cas, pour chaque patiente.
Des chercheurs ont découvert dans les cancers de l'ovaire deux caractéristiques génétiques qui permettent de distinguer les tumeurs agressives et leur réponse au traitement, selon des travaux publiés dimanche dans la revue Nature Medicine. Cette découverte devrait déboucher sur un test qui permettra d'adapter le traitement à la nature de la tumeur de chaque patiente.
L'équipe de Fatima Mechta-Grigoriou (Inserm-Institut Curie, Paris) vient de découvrir deux « signatures moléculaires » qui permettent d'émettre un pronostic sur l'évolution de la maladie. La première signature, dite de « stress oxydant », permet d'identifier des tumeurs, certes agressives, mais plus sensibles au traitement et donc de meilleur pronostic. La seconde, dite de type « fibrose », correspond à des tumeurs à fort risque de dissémination tumorale.
Chaque année en France, le cancer de l'ovaire touche 4.600 femmes
Chaque année en France, le cancer de l'ovaire touche 4.600 femmes. © Lorelyn Medina, Fotolia
Deux signatures moléculaires des cancers de l'ovaire
La respiration entraîne la production de dérivés de l'oxygène qui peuvent agresser la cellule : c'est le stress oxydant. Le plus souvent, les cellules maîtrisent ce stress. Mais lorsqu'elles sont débordées ou ne disposent pas d'assez d'antioxydants, ce phénomène de stress provoque des altérations, favorisant le développement des cancers.
Dans les modèles animaux étudiés, l'existence de la signature « stress oxydant » dans la tumeur accélère sa croissance. Le stress oxydant est donc bien un accélérateur du développement des cancers de l'ovaire, notent les chercheurs. Néanmoins, il améliore aussi la réponse au traitement. En effet, les cellules tumorales souffrant de ce stress se multiplient très vite, mais elles meurent aussi plus facilement des suites du traitement.
Au contraire, la signature « fibrose » favorise la migration des cellules tumorales et donc la formation de métastases.
« Quoique hautement prolifératives, les tumeurs présentant la signature "stress oxydant" sont plus sensibles à certaines chimiothérapies, notamment le paclitaxel (nom de marque : Taxol) et ses dérivés », précise Fatima Mechta-Grigoriou.
À l'Institut Curie, les médecins travaillent sur un projet de test destiné à identifier facilement de quel type de tumeur chaque nouvelle patiente est atteinte afin de pouvoir adapter leur traitement.
Le cancer de l'ovaire, souvent diagnostiqué à un stade avancé en raison de sa situation anatomique à l'intérieur du corps, touche 4.600 femmes chaque année en France.
Les deux types de tumeurs, dont les caractéristiques génétiques ont été déterminées par les chercheurs, répondent différemment au traitement du cancer de l'ovaire. En connaissant la nature de la tumeur, il est donc possible d'adapter le traitement. © shutterstock/PeJo/shutterstock.com

Sida : les décès ont diminué de 21 % depuis 2005

La lutte contre le Sida porte ses fruits. La prévention paie et les malades bénéficient d'un meilleur accès aux traitements antirétroviraux. Moins de décès, moins d'enfants infectés, mais la crise économique menace les donations. État des lieux du Sida dans le monde.
Le nombre de décès imputables au Sida dans le monde, a diminué de 21 % depuis 2005. Quant au nombre des nouvelles infections constatées, il a chuté de 21 % depuis 1997. Dans son dernier rapport publié ce 21 novembre, l’Onusida fait état de tendances littéralement historiques dans l’évolution de l’épidémie.
« L’année 2011 a changé la donne pour la riposte au Sida, expliquent les auteurs du rapport. Les nouvelles infections à VIH et les décès liés au Sida sont tombés à leurs plus bas niveaux depuis le pic de l’épidémie », à la fin des années 1990.
Les chiffres du Sida
Au niveau des chiffres, les Nations unies estiment que :
  • 34 millions de personnes vivent avec le VIH en 2010. Soit 700.000 de plus qu’en 2009 ;
  • 2,7 millions de nouvelles infections ont été constatées au cours de l’année 2010 ;
  • le VIH – et les pathologies qui lui sont liées – ont provoqué 1,8 million de décès en 2010. Par rapport à 2004, ce chiffre traduit une baisse de plus de 15 %. Cette année-là en effet, le VIH avait été à l’origine de 2,1 millions de morts.
Augmentation du nombre de personnes vivant avec le VIH, depuis 1990. Cela traduit une hausse des infections mais un accroissement de l'accès au traitement.
Augmentation du nombre de personnes vivant avec le VIH depuis 1990. Cela traduit une hausse des infections mais un accroissement de l'accès au traitement. © Onusida
Un meilleur accès aux antirétroviraux
Premier constat : l'élargissement de l’accès aux antirétroviraux. Les malades vivent donc plus longtemps, et grâce aux antirétroviraux les décès liés au Sida continuent de diminuer. Le Dr Michel Sidibé, directeur exécutif de l’Onusida, fait valoir que « nous avons vu un élargissement massif de l’accès aux traitements du VIH, avec un effet spectaculaire sur la vie des gens, partout dans le monde ». En 2010 en effet, 6,6 millions de patients ont bénéficié d’une thérapie antirétrovirale. Ils n’étaient que 5,25 millions dans ce cas en 2009.
Au cours des six dernières années donc, le nombre total de malades sous traitement a été multiplié par plus de neuf, puisque seulement 700.000 patients y avaient accès en 2004. Sur la seule année 2010, plus de 1,3 million de patients supplémentaires ont été pris en charge.
Le nombre de nouvelles infections ne baisse pas assez, mais l'accès au traitement fait reculer les chiffres des décès dus au Sida.
Le nombre de nouvelles infections ne baisse pas assez, mais l'accès au traitement fait reculer les chiffres des décès dus au Sida. © Onusida
Sida : prévention et circoncision portent leurs fruits
L’Onusida salue également d’importants progrès dans le domaine de la prévention. Notamment en Afrique subsaharienne où le nombre de nouvelles infections a chuté de 26 % depuis 1997. En Asie du Sud et du Sud-Est, les chiffres ont diminué de plus de 40 % entre 2006 et 2010. En revanche, « le nombre de nouvelles infections continue de croître en Europe orientale, en Asie centrale, en Océanie, au Moyen-Orient et en Afrique du Nord ».
L’agence onusienne revient également sur « l’intérêt accru suscité par la circoncision masculine. Celle-ci commence déjà à contribuer au déclin des nouvelles infections à VIH ». À tel point que le fait de circoncire 20 millions d’hommes supplémentaires à travers l’Afrique orientale et l’Afrique australe pourrait éviter 3,4 millions de nouvelles infections à VIH d’ici à 2015 !

Un dernier point : environ 400.000 nouvelles infections à VIH chez l’enfant auraient été évitées depuis 1995. « En 2010, près de la moitié (48 %) des femmes enceintes vivant avec le VIH ont eu accès à des schémas thérapeutiques destinés à éviter que leur enfant ne soit infecté par le virus », souligne l’Onusida.

La guerre est toutefois loin d’être gagnée, surtout en période de crise économique mondiale. « Le financement en provenance des donateurs a été réduit de 10 %, passant de 7,6 milliards de dollars en 2009 à 6,9 milliards de dollars en 2010. Dans un climat économique difficile, l’avenir du financement pour le Sida dépend des investissements intelligents », concluent les auteurs du rapport.

mardi 15 novembre 2011

Paludisme: une découverte laisse espérerun vaccin efficace

Alors que les essais de vaccins contre le paludismesont encourageants,une équipe de chercheurs a découvertun récepteurunique, emprunté par toutes les souches du parasite Plasmodium falciparum. En bloquant cette porte d'entrée, il serait possible de stopper la contagion sanguine de la maladie,une bonne piste pour la mise au point d'un vaccin efficace.

La découverte d'une porte d'entréeunique par laquelle doivent passer les agents du paludisme(qui se transmet parun moustique vecteur) pour envahir les globules rougeshumains offreun nouvel angle d'attaque prometteur pour la mise au point d'un vaccin efficace, selon les chercheurs.


Ce mécanisme d'entrée essentiel est communà toutes les souches du parasite le plus mortel, Plasmodium falciparum, notent les chercheurs dans la revue scientifique britannique Nature. Par conséquent,un futur vaccin pourrait en théorie être efficace contre l'ensemble de ces souches, expliquent-ils.


Une nouvelle compréhension du processus d'invasion parasitaire
Ces résultats, « inattendus », ont complètement modifié la façon dont ils voyaient le processus d'invasion parasitaire, selon Gavin Wright de l'Institut Sanger (Cambridge, Royaume-Uni), coauteur de l'étude.


Jusqu'à présent, on pensait que le parasite P. falciparum avait plusieurs options pour percer les défenses de cellulessanguines. Mais selon le Dr Wright et ses collègues (Sénégal, Japon, États-Unis), l'interaction entreune molécule spécifique du parasite, appelée ligandPfRH5, etun récepteur du globule rouge, la basigine (BSG), est indispensableà l'invasion. De plus, selon leurs travaux, des anticorps anti-BSG peuvent bloquer l'infestation des cellules sanguines, quelle que soit la souche testée en laboratoire.
Le paludisme, qui tue encore aujourd'hui 781.000 personnes dans le monde, se transmet via un moustique vecteur.
Le paludisme, qui tue encore aujourd'hui 781.000 personnes par an dans le monde, se transmet viaun moustique vecteur. © Wikipédia CC
Paludisme: des avancées encourageantes pourun futur vaccin

Selon les premiers résultats d'un vaste essai, dévoilés le mois dernier,un candidat-vaccinRTS,S du laboratoire britannique GlaxoSmithKline (GSK) a permis de réduire de moitié le risque d'infection chez de jeunes Africains.


Pour le Pr Adrian Hill (Institut Jenner, Oxford), ces résultats sont « encourageants», mais il faudrait pouvoir disposerà l'avenir de vaccins plus efficaces si l'on veut éradiquerun jour la maladie.


La découverte de ce récepteurunique, qui peut être ciblé pour stopper l'invasion sanguine par le parasite, laisse espérerune solution bien plus efficace, estime-t-il.


Malgré d'importants progrès ces dernières années (large utilisation de moustiquaires imbibées d'insecticide, pulvérisations d'insecticide sur les murs des habitations et accès aux médicamentsà base d'artémisinine) la maladie tueencore 781.000 personnes par an,à 85 % des enfants de moins de cinq ans en Afrique subsaharienne, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

jeudi 10 novembre 2011

Déjà identifiée dans la réduction de la mortalité de cancers courants, la consommation d'aspirine serait également une bonne prévention contre le cancer colorectal chez les personnes souffrant du syndrome de Lynch. Explications.
La prise d'aspirine à long terme préviendrait le cancer colorectal chez des personnes à très haut risque héréditaire, selon une étude publiée vendredi, montrant chez elles une réduction de plus de moitié du nombre de cas observés.
Cette nouvelle étude, publiée dans The Lancet, vient confirmer les effets protecteurs de l'aspirine contre le cancer colorectal, avancés par de précédentes recherches.
L'étude concerne des personnes atteintes du syndrome de Lynch qui présentent un risque élevé de développer ce cancer intestinal ainsi que d'autres cancers (ovaires, estomac...). Ce syndrome génétique rare ne concerne que 3 % de tous les cancers colorectaux. Les personnes touchées par ce syndrome doivent faire l'objet d'une surveillance médicale dès l'âge de 20 ans avec des examens par endoscopie colorectale tous les deux ans.
Sur l'image, un adénocarcinome liebekunien, responsable du cancer colorectal. La consommation d'aspirine permettrait de prévenir ce cancer, la dose et la durée de la prise étant encore en question.
Sur l'image, un adénocarcinome liebekunien, responsable du cancer colorectal. La consommation d'aspirine permettrait de prévenir ce cancer, la dose et la durée de la prise étant encore en question. © Wikipédia DP
Une réduction de 44 % du cancer colorectal grâce à l'aspirine
Sur les 861 participants, la moitié a pris 600 mg d'aspirine par jour pendant au moins deux ans, l'autre moitié un placebo (produit inactif).
La première analyse des données en 2007 n'a pas montré de différences entre les deux groupes. Mais en 2010 il y avait 34 cas de cancer colorectal dans le groupe placebo contre 19 dans le groupe aspirine, soit une réduction de 44 % de l'incidence de ce cancer.
En centrant l'analyse sur ceux qui avaient pris l'aspirine pendant au moins deux ans (60 % environ du total), les effets de l'aspirine apparaissent plus prononcés : on observe une réduction de 63 % de l'incidence du cancer colorectal avec 23 cas dans le groupe placebo contre seulement 10 dans celui qui a pris l'aspirine. L'effet commence à être visible cinq ans après le début de la prise d'aspirine, selon la revue.
Aspirine : quelle dose et quelle durée de traitement ?
Des études complémentaires sont nécessaires pour déterminer la dose optimale d'aspirine et la durée du traitement, pour le Pr John Burnes (Royaume-Uni, université de Newcastle) et ses collègues.
Selon une étude publiée l'an dernier dans la même revue, l'aspirine à petite dose prise sur le long terme réduirait considérablement la mortalité due à un certain nombre de cancers courants (cancer du colon, de la prostate, cancer du poumon...). Ainsi, sur une vingtaine d'années, la réduction du risque de décès par cancer serait de 40 % pour le cancer colorectal

mardi 26 juillet 2011

On a fait pousser une dent de souris dans un rein…

En faisant pousser une dent de souris à partir de cellules embryonnaires, implantées dans un rein de souris, une équipe japonaise peaufine sa technique qui permettrait de créer un jour des organes de remplacement.

Takashi Tsuji, professeur de l'université de Tokyo, et son équipe avaient déjà réussi à cultiver des dents au laboratoire avant de les transplanter avec succès dans la mâchoire d’une souris. Les nouvelles dents, qui ont poussé naturellement dans la gencive, s’avéraient parfaitement fonctionnelles, bien ancrées dans l’os et correctement innervées et vascularisées. Les chercheurs japonais viennent de récidiver avec une méthode qui offre des taux de croissance beaucoup plus rapides, mais où la dent pousse dans un rein... Le moyen mis en œuvre se traduit par « un gain d'environ 10 jours » par rapport aux techniques antérieures, a affirmé Takashi Tsuji, ce qui, chez une souris, est énorme…
« Il s'agit de notre première étape vers l'objectif de régénérer des organes capables de remplacer ceux qui sont endommagés ou perdus, a-t-il ajouté. Nous n'en sommes pas encore au point où cette technique peut être utilisée sur l'Homme, nous venons juste de terminer notre première étape. »
L'équipe de recherche, qui comprend des scientifiques de l'université médicale et dentaire de Tokyo et de l'université de Tohoku, a développé une sorte de germe de dent à partir de cellules prélevées sur un embryon (environ 50.000) et comprenant des cellules épithéliales (formant ensuite l’épithélium) et mésenchymateuses (qui deviendront l’os et le tissu conjonctif).
La structure en plastique ayant servi de moule; La barre blanche en bas à droite mesure un demi-millimètre.
La structure en plastique ayant servi de moule. La barre blanche en bas à droite mesure un demi-millimètre. © PlosOne/Takashi Tsuji et al.
Un organe vraiment fonctionnel
L’ensemble des cellules se sont mises à croître et les chercheurs ont ensuite installé ce germe dans une petite structure en plastique, servant de moule pour donner la bonne forme et la bonne taille. Le tout a été implanté dans le rein d'une souris, juste sous la capsule qui entoure l’organe, pour assurer la croissance. Lorsque la dent a été suffisamment développée, elle a été transplantée dans la gencive d'une autre souris, confirmant qu'elle pouvait s'adapter à l'environnement buccal, se connecter à des nerfs et des vaisseaux sanguins, comme si c'était une dent naturelle. La souris peut ressentir la douleur et la stimulation car cette dent rapportée réagit comme une autre, ont souligné les scientifiques.
La technique mise en œuvre est lourde, contraignant à passer par l’injection dans un rein. Pourra-t-elle un jour être simplifiée et appliquée en médecine humaine ? Les chercheurs l’espèrent, estimant qu’elle pourra être utilisée pour développer des organes pleinement fonctionnels susceptibles de remplacer des parties corporelles perdues ou endommagées à la suite des maladies, de blessures ou à cause du vieillissement.

jeudi 14 juillet 2011

Vaccin contre le cancer du col de l’utérus : le Gardasil remis en cause

Alors que le Gardasil, un des deux vaccins contre le cancer du col de l’utérus, disponible en France depuis novembre 2006, est décrié par un collectif de médecins réunionnais, les premières demandes d’indemnisation voient le jour.

Les attaques fusent de toutes parts. Dans une lettre ouverte daté du 2 juillet au Ministre de la Santé Xavier Bertrand, c’est le collectif réunionnais Méd’Océan qui s’interroge sur l’efficacité du Gardasil, un des deux vaccins contre le cancer du col de l’utérus disponibles en France commercialisé par Sanofi Pasteur MSD.
Dans cette lettre, le docteur Philippe de Chazournes, président de Méd’Océan, explique que les deux informations clés permettant d’apprécier l’efficacité du vaccin n’ont jamais démontré une activité bénéfique du Gardasil : le taux d’efficacité du vaccin contre les lésions de haut grade dues à tous les papillomavirus humains (HPV, virus responsable du cancer du col de l’utérus) dans la population « en intention de traiter » (porteuse ou non du virus), n’aurait pas été démontré, et le taux d’efficacité dans la population « per protocole » (vaccinée avant d’avoir été en contact avec le virus), ne serait pas significatif.
Une récente étude australienne annonçait pourtant le bénéfice de la vaccination. Une étude « écologique » ou « observationnelle », qui « constitue un faible niveau de preuve » contre-attaque le docteur de Chazournes dans sa lettre à Xavier Bertrand.

Le cancer du col de l'utérus est dû à des infections par des papillomavirus humains (HPV), transmis par voie sexuelle. © AJC1, Flickr, CC by Nc 2.0
Demandes d’indemnisation après de gros effets secondaires
Par ailleurs, deux jeunes filles ont effectué des demandes d’indemnisation à la Commission régionale de conciliation et d'indemnisation des accidents médicaux (CRCI) de Lyon. Suite à des injections de Gardasil, les jeunes filles ont été victimes de violentes douleurs au ventre et à la tête ainsi que de paralysies des membres.
Face au risque potentiel de survenue de maladies auto-immunes (comme des démyélinisations aiguës centrales) et à celui lié à une exposition pendant la grossesse, le Gardasil fait l'objet d’une mesure de surveillance renforcée par l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps). Néanmoins, aucun signe particulier n'a été relevé au cours de vaccinations de femmes enceintes et aucun lien de causalité ne peut être établi entre les cas de maladies auto-immunes et la vaccination. D'autre part, le nombre de cas de maladies auto-immunes déclarés après la vaccination est inférieur à celui attendu dans la population générale en l'absence de vaccination. Dans son troisième bilan du plan de gestion des risques daté du 12 juillet 2011, l'Afssaps conclut que le rapport bénéfice/risque du Gardasil reste favorable.

Le cancer du col de l'utérus, responsable de 1.000 décès par an en France
La vaccination contre certains types de HPV (les types 16 et 18, les plus fréquents et retrouvés dans plus de 70% des cancers du col de l'utérus et les types 6 et 11, responsables de lésions bénignes) constitue un moyen complémentaire de lutter contre les infections à papillomavirus. Elle est proposée aux adolescentes de 14 ans et aux jeunes filles âgées de 15 à 23 ans dans l'année suivant leur première relation sexuelle. En France, deux vaccins sont disponibles : le Gardasil et le Cervarix.
D'après l'Institut national du cancer, le cancer du col de l'utérus est responsable de plus de 1.000 décès par an en France. Seul moyen pour prévenir les lésions précancéreuses et cancéreuses : le dépistage. Un frottis cervico-utérin de dépistage est recommandé tous les trois ans à toutes les femmes âgées de 25 à 65 ans, vaccinées ou non.

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