mardi 9 juillet 2013

Pourquoi les femmes minimisent leur nombre de partenaires et les hommes le gonflent


Don Juan, nymphomane... Homme ou femme, la multiplication des conquêtes n'est pas perçue de la même manière. Et ces stéréotypes genrés autour du libéralisme sexuel nous conduisent à mentir, quel que soit notre sexe, sur le nombre de partenaires au cours d'une vie. Explications scientifiques de notre chroniqueuse Peggy Sastre, auteur de "No Sex" et "Ex Utero".


Le nombre de partenaires sexuels que l'on avoue varie suivant le sexe - Un homme et une femme au lit (www.rowenawaack.com/FLICKR/CC)

 Le nombre de partenaires sexuels que l'on avoue varie suivant le sexe, mais hommes et femmes mentent (R.WAACK/FLICKR/CC)

Une des questions qui revient le plus souvent en matière d'études scientifiques sur les comportements sexuels des humains est : dans quelle mesure peut-on faire confiance à leurs sujets d'étude ? Après tout, rien ne dit qu'une fois devant son questionnaire, monsieur ou madame le cobaye dira la vérité à monsieur ou madame le chercheur – une réalité démultipliée par la spécificité culturelle du sexe, vecteur de toute une palanquée de notions socialement très significatives (dans le sens grave) pour une très grande majorité d'individus.

En d'autres termes, on ne balance pas "comme ça" les détails de sa sexualité à des inconnus, même dans la froideur et l'objectivité des laboratoires : on pense d'abord à ce pour qui (ou pour quoi) on risque de passer. Et cette "désirabilité sociale" (surprise) n'est pas en général la même selon que vous soyez un homme ou une femme.

L'autre question est donc : se pourrait-il que ce que nous pensons savoir sur les différences sexo-comportementales entre les hommes et les femmes soit d'abord lié à la manière dont chaque sexe est disposé à se dépeindre, notamment vis-à-vis d'attentes et de représentations sociales distinctes ? C'est une possibilité que poursuit depuis maintenant plusieurs années la psychologue américaine Terri D. Fisher.

Homme, femme et nombre de partenaires sexuels qui diffère

En 2003, elle s'était ainsi attelée à décrypter l'un des plus gros points noirs des études sur la sexualité : le fait que les hommes et les femmes ne déclarent pas, en moyenne, le même nombre de partenaires sexuels. Une des plus énormes impossibilités statistiques du genre.

De fait, dans quasiment toutes les enquêtes sur les comportements sexuels humains – que ce soient les historiques, à l'instar de HiteKinsey et Masters & Jonhson, ou de plus récentes, des sondages à grande échelle aux enquêtes épidémiologiques visant à modéliser la transmission des maladies sexuellement transmissibles –, les hommes rapportent plus de partenaires que les femmes. Assez typiquement, les réponses varient de 5 à 9 partenaires masculins et 8 à 14 partenaires féminins chez les personnes de 40 ans et plus.

Pourtant, il est statistiquement impossible que le nombre moyen des partenaires diffère d'un sexe à l'autre. La dispersion du résultat au sein de chaque sexe peut certes être différente – par exemple, une proportion plus ou moins grande dans chaque sexe d'individus ayant un très petit ou un très grand nombre de partenaires –, mais, quelle que soit cette dispersion au sein des populations féminine et masculine, la moyenne devrait être la même. Et elle ne l'est pas. Pourquoi ?

Une explication parfois avancée pour expliquer cette anomalie statistique est le mauvais échantillonnage des enquêtes. Les prostituées, par exemple, ont un très grand nombre de rapports sexuels et leur non-présence dans l'échantillon peut abaisser la moyenne féminine. Mais l'inégalité demeure lorsque l'on demande aux sujets de ne pas inclure les rapports avec ces prostituées.

Une autre explication concerne la mémorisation de ses partenaires : les hommes interrogés seraient portés à donner rapidement des estimations assez approximatives (et exagérées), alors que les femmes auraient tendance à comptabiliser avec précision les souvenirs de chaque partenaire. Idem avec des explications plus psychologisantes : les hommes comptabiliseraient absolument tous leurs rapports sexuels, les femmes seuls ceux qui ont a minima compté sentimentalement dans leur vie.

Mais, quoi qu'il en soit, cela n'explique pas suffisamment l'écart entre les deux moyennes.

Implication sociale d'une sexualité débridée plus ou moins valorisée

Avec sa collègue Michele G. Alexander, Fisher avait donc décidé de faire remplir un questionnaire à 200 étudiants âgés de 18 à 25 ans, dans des conditions un peu particulières. Un premier groupe devait le faire de manière anonyme ; le second savait que ses réponses pouvaient être lues par l'examinateur ; le troisième répondait aux mêmes questions… en croyant être branché à un détecteur de mensonges.

Résultat : quelle que soit la méthode, les résultats des hommes ne variaient guère, en se situant entre 3,7 et 4 partenaires. Les résultats des femmes, par contre, étaient très différents. Celles qui remplissaient de manière anonyme confessaient 3,4 partenaires en moyenne. Celles dont les réponses étaient lues par les examinateurs 2,6 seulement. Et ce chiffre grimpait à 4,4 lorsque les étudiantes craignaient le verdict du détecteur de mensonges. Quasiment du simple au double...

Selon cette étude, ce sont les femmes qui tendraient à minimiser leur nombre réel de partenaires sexuels ; l'implication sociale d'une sexualité risquant de passer pour débridée étant plus grande chez elles que chez les hommes, où elle est au contraire plutôt valorisée.

"Nous vivons dans une culture qui attend réellement une attitude différente de la part de chaque sexe", soulignait T. D. Fisher. Cette année, dans une étude qui reprend les mêmes fondements méthodiques que celle de 2003, elle enfonce le clou :

"Il se pourrait que la sexualité soit simplement un type spécifique de comportement jugé plus négativement quand ce sont les femmes qui s'y adonnent."

On ne saurait être plus claire...

Sexualité, détecteur de mensonge et idéologie hypergenrée

Dans cette nouvelle étude, 293 étudiants américains en psychologie âgés de 18 à 25 ans devaient remplir un questionnaire portant sur 124 comportements, sexuels ou non. Auparavant, les comportements non sexuels avaient été classés par d'autres étudiants selon leur degré de masculinité (par exemple : porter des vêtements sales, faire des blagues de cul) ou de féminité (mentir sur son poids, écrire de la poésie), mais aussi selon leur degré de négativité par rapport à tel ou tel sexe (par exemple, chanter sous la douche ou adopter les vêtements du sexe opposé était jugé plus négativement chez un homme ; tricher à un examen ou se moquer d'autrui était considéré plus dévalorisant chez une femme, etc.).

Résultat : avec ou sans détecteur de mensonge et quand ils étaient interrogés sur des comportements non sexuels, les deux sexes se conformaient de la même manière à leurs propres stéréotypes. En matière de comportements sexuels, par contre, le regard social ou l'"idéologie hypergenrée", selon la chercheuse, agissait à plein régime : les hommes déclaraient ainsi beaucoup plus de partenaires sexuels quand ils n'étaient pas branchés au détecteur de mensonges et inversement chez les femmes, qui minimisaient le nombre de leurs expériences quand la pression de l'honnêteté leur semblait moins forte.

Aujourd'hui, les deux sexes semblent mentir à part égales, les deux pour se faire bien voir, mais pas de la même façon. Un homme ayant beaucoup de conquêtes semble encore une denrée valorisée. Inversement chez les femmes, où la réserve sexuelle est encore relativement appréciée – ou jugée comme telle.

Je dis "relativement", car, l'une des surprises de cette nouvelle étude, c'est que les femmes sont passées devant les hommes en matière de partenaires déclarés. Même si, sans détecteur de mensonges, elles en rapportent moins qu'avec, au total, le chiffre surpasse celui de leur congénères masculins. Faut-il y voir la trace d'une évolution des mœurs ? Certainement, pour Terri D. Fisher :

"La société a changé, même en dix ans, et bon nombre de chercheurs ont observé que certaines différences entre hommes et femmes et dans certains domaines du comportement sexuel ont globalement disparu."

Reste qu'il y a toujours "quelque chose de spécifique au comportement sexuel eu égard à une disposition différente entre hommes et femmes à révéler leurs comportements, sauf s'il y a une contrainte à l'honnêteté". Et si le défi pour les dix prochaines années était, justement, que la sexualité cesse d'être "quelque chose de spécifique" et de si socialement impliquant, pour les hommes, les femmes et pour tout le monde ?

Le préservatif vous fait débander ? Rendez-le ludique !


La Fondation Gates souhaite financer la révolution du préservatif. Son objectif : des capotes qui préservent les sensations (voire les augmentent) pour lutter contre les grossesses non désirées et le sida. Mais, en attendant cette nouvelle génération, que faire pour rendre le préservatif désirable ? Réponse avec le docteur Ronald Virag, auteur d’"Érection, mode d’emploi".



Le 4 avril 2013, Pierre Bergé, le président de Sidaction, a demandé la mise en place de la gratuité des préservatifs dans tous les collèges et lycées (SIPA).Comment faire en sorte que le préservatif procure de l'envie plutôt que d'être un "tue-l'amour" ? (SIPA)

Le préservatif reste, pour l’homme, le moyen le plus sûr et le moins onéreux de se protéger des MST et d’éviter d’enfanter quand on ne le souhaite pas. Le choix de proposer de financer la recherche pour l’améliorer, voire le revaloriser, est loin d’être anecdotique : il y a une défiance certaine vis-à-vis de la capote, vécue comme une gêne, un obstacle à une sexualité harmonieuse. La preuve, on s’en débarrasse dès qu’on peut – ou on l’oublie dangereusement.

Le principal reproche que les hommes font au préservatif masculin, c’est la perte de l’érection au moment où il faut en vêtir son pénis. Que se passe-t-il alors ? C’est une question de réaction chimique. Rappelons-nous que, pour qu’un homme bande, il faut que soit annulé le message chimique qui maintient la verge au repos en permanence. Ce message est sous la dépendance du système nerveux sympathique, dont le médiateur est une amine, sœur jumelle de l’adrénaline.

La capote, un "tue-l’érection" ?

Au comble de l’excitation et du désir, notre homme secrète une quantité importante d’adrénaline qui peut contrecarrer l’érection, laquelle se nourrit heureusement d’autres réactifs la favorisant et l’entretenant. La pose du préservatif, élément perturbateur, produit alors un surcroît de ces catécholamines nocives pour la bandaison. Souvent, juste au moment où on est au cœur de l’action, une augmentation d’adrénaline, et patatras : l’homme perd son érection.

Si cela se reproduit, il vivra la capote comme un "tue-l’érection", s’en méfiera voire refusera d’en porter. Ceci est d’autant plus fréquent chez les personnes plus âgées qui, après une séparation, un veuvage, se remettent sur le marché et doivent réapprendre à avoir une activité sexuelle avec un préservatif.

Deuxième élément : le préservatif revient à mettre une sorte de barrière entre la personne que l’on désire beaucoup et soi-même, quelque chose qui empêche la fusion complète entre les corps dénudés. Barrière autant psychologique que physique. Le préservatif est alors pour eux synonyme de diminution de la sensibilité et du plaisir sexuel.

Support d'un phallus à jamais performant

Il est loin pourtant de n’avoir que des effets négatifs ou purement préventifs : il peut être un adjuvant dans la lutte contre l’éjaculation prématurée, emmagasinant un onguent diminuant l’hypersensibilité du gland, réputée être le pourvoyeur de nombreuses fêtes inachevées.

Pas étonnant alors que l’on pense à améliorer les préservatifs, en utilisant ce que les technologies modernes apportent en matière de textile, de biochimie, voire de micro-informatique. Le préservatif pourrait devenir le support d’un phallus à jamais performant.

Hosannah inscrit dans le culte de la performance qui a cours dans nos sociétés occidentales. On veut la fermière et l’argent du beurre : protection et plaisir optimum sans aucune contrainte. On est loin des étuis contraceptifs utilisés par les Égyptiens et qui remonteraient à  6000 ans avant J.-C. Et du "gant de Vénus", comme l’appelait Shakespeare.

Savoir rire pendant le sexe

En attendant les améliorations des préservatifs, il est toujours possible de modifier son rapport aux capotes. En l’intégrant dans le jeu érotique, on retire au préservatif son aspect anxiogène, et le pic d’adrénaline qui va avec. Un peu comme la prostituée au grand cœur incarnée par Julia Roberts le fait dans "Pretty Woman" quand elle sort de son sac un lot de préservatifs de toutes les couleurs et demande lequel Richard Gere préfère !

Le sexe, ce n’est pas les travaux forcés, il faut aussi savoir en rire. Avoir un maximum de protection, c’est important, mais il ne faut pas pour autant percevoir le préservatif uniquement comme le symbole du côté dangereux du sexe – et ce d’autant qu’il préserve avant tout de grossesses non désirées et de MST, dont le sida. L'objectif : faire en sorte qu’il soit à la fois présent pour un maximum de protection et invisible.

En faire non seulement un objet ludique coloré, avec du goût, créateur de sensations nouvelles ; et, pourquoi pas, avec l’argent de Melinda et Bill Gates, le porte-avion de nouvelles thérapeutiques !

Le cerveau des victimes de violences sexuelles serait modifié : ce n'est pas irréversible


Des modifications anatomiques de certaines aires du cerveau seraient observées chez les femmes ayant subi dans leur enfance des violences sexuelles. C'est la conclusion d'une étude publiée par l'"American Journal of Psychiatry". Comment expliquer ce processus ? Explications de Muriel Salmona, psychiatre spécialiste de psychotraumatologie.

Image d'un cerveau humain aux rayons X (PURESTOCK/SIPA).
                                 Image d'un cerveau humain aux rayons X (PURESTOCK/SIPA).

Une étude récente menée par une équipe de chercheurs internationaux (allemands, américains et canadiens), et publiée début juin 2013 dans l'"American Journal of Psychiatry", a mis en évidence des modifications anatomiques visibles par IRM de certaines aires corticales du cerveau de femmes adultes ayant subi dans l’enfance des violences sexuelles.

Fait remarquable, ces aires corticales qui ont une épaisseur significativement diminuée par rapport à celles de femmes n’ayant pas subi de violences sont celles qui correspondent aux zones somato-sensorielles des parties du corps ayant été touchées lors des violences (zones génitales, anales, buccales, etc.). Et l’épaisseur de ces zones corticales est d’autant plus diminuée que les violences ont été plus graves (viols, plusieurs agresseurs,…).

Or les aires somato-sensorielles du cortex cérébral sont une véritable carte géographique du corps, elles permettent d’avoir une représentation du schéma corporel, et d’intégrer les informations sensorielles et kinesthésiques (position et mouvement dans l’espace) qui viennent des parties du corps concernées.

Comprendre les dysfonctionnements sexuels des victimes

Ces modifications peuvent-elles permettre de mieux comprendre les dysfonctionnements sexuels très fréquents que présentent les femmes victimes de violences sexuelles dans l’enfance :

- d’un côté une "hypo-sexualisation" : évitement phobique de contact sexuel, absence de sensation et d’excitation, anorgasmie, vaginisme, douleurs génitales

- et de l’autre une "hypersexualisation" : multiplication des partenaires, excitation inappropriée, conduites sexuelles compulsives, conduites à risque, abaissement du seuil de la douleur et risque prostitutionnel ?

Selon les auteurs, les modifications corticales pourraient être une adaptation du cerveau pour protéger la victime des effets traumatiques des violences.

Cette étude corrobore de nombreuses recherches cliniques et neuro-biologiques qui, depuis plus de dix ans, ont montré que l’impact des violences sexuelles chez les victimes est non seulement psychologique(avec des troubles psychotraumatiques très fréquents), mais également neuro-biologique, (avec des atteintes de circuits neurologiques et des perturbations endocriniennes des réponses au stress).

Ces atteintes ont été bien documentées, elles laissent des séquelles cérébrales visibles par IRM, avec une diminution de l’activité et du volume de certaines structures (par diminution du nombre de synapses), et pour d’autres une hyperactivité, ainsi qu’une altération du fonctionnement des circuits de la mémoire et des réponses émotionnelles.

Des modifications génétiques observées 

Récemment, des altérations épigénétiques ont également été mises en évidence chez des victimes de violences sexuelles dans l’enfance, avec la modification d’un gène (NR3C1) impliqué dans le contrôle des réponses au stress et de la sécrétion des hormones de stress (adrénaline, cortisol), altérations qui peuvent être transmises à la génération suivante.

L’ensemble des ces conséquences est à l’origine de nombreuses atteintes à l’intégrité psychique et physique des victimes qui sont actuellement très bien répertoriées avec de nombreux troubles psychiatriques [1] et des troubles somatiques liés au stress et à l’hypervigilance [2].

On sait qu’avoir subi des violences sexuelles dans l’enfance peut être le déterminant principal de la santé cinquante ans après (cf. étude ACE de Felitti et Anda) si aucune prise en charge adaptée n’a été mise en place.

Ces nombreuses recherches ont déjà permis de faire le lien entre les découvertes neuro-biologiques et la clinique des psychotraumatismes.

La compréhension du lien fait appel à l’élaboration d’un modèle théorique, c’est à dire d’une explication qui permet de mieux appréhender la réalité, le modèle ne pouvant prétendre expliquer la réalité dans sa totalité.

Le rôle de la mémoire traumatique de l’événement

J’ai largement participé à cette élaboration – que je présente dans "Le livre noir des violences sexuelles" – qui permet de décrire les mécanismes psychiques et neuro-biologiques à l’œuvre lors des violences, et de donner une explication et une cohérence aux différents symptômes psychotraumatiques, qui, sinon, paraissent paradoxaux et sont difficilement compréhensibles.

Dans ce modèle théorique, les violences aboutissent à la constitution d’une mémoire traumatique de l’événement, différente de la mémoire autobiographique normale, non intégrée et piégée dans certaines structures de l’encéphale.

Véritable machine à remonter le temps, cette mémoire traumatique fait au moindre lien revivre à l’identique les pires moments des violences (avec la même détresse, les mêmes douleurs et sensations, le même scénario des violences, les mêmes paroles et comportements de l’agresseur). Une véritable torture…

La mémoire traumatique transforme alors en terrain miné la vie des victimes. Elles vont devoir mettre en place des stratégies de survie pour y échapper, en évitant toute situation rappelant les violences dans une hypervigilance et dans un contrôle continuel, mais également en s’anesthésiant pour ne pas ressentir les états de détresse, de désespoir et de panique réactivés par la mémoire traumatique quand elle s’allume malgré tout.

Pour s’anesthésier, l’alcool, les drogues sont efficaces, mais également les conduites à risque, les mises en danger et les situations stressantes qui vont créer un état de survoltage émotionnel qui entraînera à nouveau une disjonction, une dissociation et une anesthésie émotionnelle.

Des risques d'anesthésie sensorielle

Ces mécanismes expliquent que, même à l’âge adulte, une situation qui rappelle le contexte ou les sensations des violences subies dans l’enfance, comme une relation sexuelle, même désirée et avec une personne qu’on aime, puisse être redoutée, évitée, mal supportée, et au mieux hyper-contrôlée en bloquant toute excitation et toute sensation sexuelle.

De même, tout attouchement, toute exploration, toute représentation, toute visualisation des parties du corps qui ont subi des violences sont redoutés et évités (avec souvent chez les victimes une mauvaise représentation anatomique de leurs organes génitaux). En revanche, si elles sont anesthésiées et déconnectées par des situations stressantes ou par de la prise d’alcool ou de drogue, les actes sexuels seront possibles.

Par exemple, des actes douloureux provoqueront aussitôt une déconnexion et une anesthésie sensorielle et permettront ainsi de laisser le corps réagir aux stimulations. De même, pour certaines, se laver les parties génitales sera impossible sauf à le faire avec de l’eau très chaude, brûlante ou très froide, ou en utilisant des gants de crin pour se déconnecter sensoriellement.

A contrario, en dehors de toute situation sexuelle, un contexte, un lieu, une parole, une odeur peut provoquer un allumage de mémoire traumatique avec une intrusion de sensations génitales très dérangeantes, d’images sexuelles violentes, d’injures, de douleurs, voire d’un état d’excitation discordant (par exemple face à des images violentes) qui sont en fait des réminiscences des violences ; les injures sexuelles et l’excitation étant celles de l’agresseur.

Le manque de sensations explique l’amincissement cortical

Cet évitement et ce blocage de tout contact sexuel et de toute sensation (hyposexualisation) pour se protéger de tout allumage de la mémoire traumatique et de son cortège de mal-être, d’angoisse, de détresse, est une explication possible des résultats de l’article de l’"American Journal of Psychiatry".

Ce sont les stimulations et l’utilisation des parties du corps qui permettent par neuroplasticité un développement normal des zones corticales de ces parties par augmentation des connexions neuronales, voire même un épaississement si elles sont beaucoup utilisées. Un manque de contact et de sensations pourrait donc expliquer l’amincissement cortical des représentations somato-sensorielles de ces zones.

De même, le développement inapproprié de conduites dissociantes avec des comportements sexuels compulsifs et stressants (masturbation compulsive, multiplication des partenaires, conduites à risques, sexualité violente) pour s’anesthésier (hypersexualité) ne permettra pas le développement des zones corticales puisque les sensations seront déconnectées du cortex, les zones génitales seront perçues comme étrangères, n’appartenant pas à la personne.

Au-delà des violences sexuelles, les autres violences commises dans l’enfance dont les violences psychologiques peuvent entraîner les mêmes traumatismes et les mêmes modifications du cortex cérébral dans les zones corticales de la représentation de soi et de l’estime de soi, avec des évitements phobiques dans la relation à autrui.

Mais une récupération de ces atteintes est possible

Mais si la neuro-plasticité du cerveau est en cause pour générer des modifications des circuits émotionnels, des circuits de la mémoire et des zones d’intégration corticales lors des violences et de la remise en scène de celles-ci avec la mémoire traumatique, elle peut également permettre une récupération de ces atteintes si les violences sont stoppées et la mémoire traumatique traitée (et transformée en mémoire autobiographique) .

D’où l’importance de ne pas abandonner sans protection, ni soin, les enfants puis les adultes qui ont été victimes de violences sexuelles.

Pour cela, il est nécessaire de mieux connaître la réalité de ces violences et leur fréquence (plus de la moitié des viols sont commis sur des mineurs et ils sont de 12 à 20% à avoir subi des agressions sexuelles) et de mieux connaître les conséquences sur la santé et les mécanismes que nous venons de voir, de former les professionnels, et et d’informer le public.

Pour reprendre la conclusion de l’article :

"De telles études ont le pouvoir d’élucider les fondements biologiques des impacts néfastes des traumatismes de l’enfance, ce qui peut conduire à l’amélioration des stratégies de prévention et d’intervention sur les troubles traumatiques tels que le dysfonctionnement sexuel, en ciblant sur la forte neuro-plasticité du cerveau humain."

dimanche 7 juillet 2013

On parle avec les mains à cause des poissons


Le réflexe de parler avec les mains remonterait à l’époque où nos ancêtres étaient des poissons. En effet, il semblerait que chez ces animaux aquatiques, la même région du cerveau contrôle le mouvement des nageoires pectorales et la communication. Après des centaines de millions d’années d’évolution, le lien entre les deux serait toujours prégnant.


Les poissons communiquent avec leurs nageoires pectorales. Un peu comme nous parlons avec les mains... © Brocken Inaglory, Wikipédia, cc by sa 3.0

Certes, les poissons ne parlent pas. Cela ne les empêche pas de communiquer. Et cette aptitude siégerait dans une région du cerveau également connue pour jouer un rôle dans le mouvement des nageoires pectorales, qui, avec l’évolution, sont devenues des membres antérieurs chez les vertébrés terrestres. Voilà peut-être pourquoi nous parlerions avec nos mains

Le contexte : on parle avec les mains, même dans le noir

Nous ne nous en rendons pas toujours compte, mais nous associons souvent le geste à la parole. Certains d’ailleurs plus que d’autres. Une preuve ? Il suffit d’observer quelqu’un en train de téléphoner : bien que son interlocuteur ne puisse le voir, les mains roulent et tournent dans tous les sens. Est-ce parce que l’on en a pris l’habitude ?
Probablement pas. Ce couplage des deux événements serait plutôt inné. En 1998, une publication dans Nature révélait que même les aveugles de naissance s’exprimaient entre eux avec les mains. Ni l’expéditeur ni le receveur du message ne voyaient cette agitation manuelle, et aucun des deux n’y avait assisté ne serait-ce qu’une fois dans sa vie.
Pourquoi le faisons-nous ? La question reste ouverte, mais des scientifiques de l’université Cornell, dirigés par Andrew Bass, pourraient apporter un début de réponse crédible. D’après leurs recherches, parues dans Pnas et explicitées lors du congrès de la Society for Experimental Biology qui s’est tenu cette année, tout cela proviendrait du cerveau de nos ancêtres poissons, qui concentraient cette même activité dans une seule et même région du cerveau.
Il est fréquent de parler avec les mains. Bien qu'on ne connaisse pas encore la réelle utilité pour le langage, on sait peut-être d'où cela nous vient.
Il est fréquent de parler avec les mains. Bien qu'on ne connaisse pas encore la réelle utilité pour le langage, on sait peut-être d'où cela nous vient. © Wikimania2009, Wikipédia, cc by 2.0

L’étude : une région unique dans le cerveau des poissons

L’idée est partie du constat que la plupart des vertébrés, y compris aquatiques, peuvent communiquer par des vocalisations. En parallèle, des études menées sur ces animaux en développement suggèrent que cette aptitude se trouve régulée au niveau du rhombencéphale, région postérieure du cerveau qui se compose du cervelet, du pont et du bulbe rachidien. Cela sous-entend dans un premier temps que la capacité de communiquer par des sons est un caractère ancestral qui nous vient tout droit des poissons.
D’autre part, cette même zone du cerveau régit également la motricité des régions pectorales, depuis une époque où les vertébrés n’avaient pas encore posé pied à terre. Autrement dit, chez nos ancêtres poissons, vocalisations et mouvement des nageoires pectorales se retrouvaient contrôlés au même endroit. Aujourd’hui encore, certains de ces animaux marins agitent à toute vitesse leurs nageoires dans le but de communiquer.
À la lumière de ces données, les chercheurs émettent donc l’hypothèse que c’est grâce à ce lien entre les deux événements qu’aujourd’hui, bon nombre de vertébrés supérieurs, surtout les oiseaux et les mammifères, associent le son au mouvement des membres antérieurs, les appendices pectoraux des tétrapodes. Chez nous, c’est le geste et la parole.

L’œil extérieur : après le comment, le pourquoi

Sans aller jusqu’à expliquer que les mécanismes sont les mêmes chez l’Homme et chez le poisson, cette réflexion suggère que l’évolution réserve parfois de drôles de surprise et associe des éléments qui, en apparence, ne semblent pas intimement liés. Tout serait parti de l’époque où nos ancêtres peuplaient les océans, et le caractère aurait certes évolué, mais serait toujours présent.
Aujourd’hui donc, reste à déterminer l’importance que jouent les mains dans le langage. Si l’on sait que notre corps est un réel outil de communication, par l’expression du visage ou la position dans l’espace par exemple, comment interprète-t-on le gigotement des mains ? Le message passe-t-il mieux que si l’on reste immobile ? Si le couple perdure depuis tant de millions d’années, c’est peut-être parce qu’il revêt un intérêt.

samedi 6 juillet 2013

Les encres de tatouages sont dangereuses pour la peau.


Les encres de tatouages sont dangereuses pour la peau.

Les encres de tatouages contiennent des métaux toxiques : aluminium, barium, cadmium, cobalt, chrome, cuivre, fer, mercure, manganèse, nickel, antimoine, strontium, vanadium. Les encres rouges contiennent de l’aluminium, du fer, du calcium, du titane, de la silicone et du mercure ainsi que du cadmium. Les encres noires contiennent des hydrocarbures aromatiques polyclyques dangereux (dérivés du pétrole comme le benzopyrène, le benzoanthrascene). La plupart de ces produits sont cancérigènes et lorsqu’ils sont situés dans le derme et soumis aux rayonnements UV entraînent une forte augmentation en radicaux libres.Les pigments qui composent ces encres, en particulier le rouge, peuvent être la cause de dermatoses variées, eczéma, lichen plan, lucite, sarcoïdose et pseudo-lymphome…Encre de tatouage


Les réactions allergiques

Ce sont les complications les plus fréquentes après un tatouage. Elles se caractérisent par des démangeaisons, des gonflements au niveau du tatouage et parfois des lésions plus ou moins importantes. Le traitement de ces allergies consiste en l’application de corticoïdes locaux mais dans certains cas, le retrait du tatouage est indispensable.


Les risques liés aux problèmes de peau préexistants

Certaines maladies dermatologiques chroniques peuvent se localiser sur des zones de traumatisme de la peau comme les tatouages. Il s’agit par exemple du psoriasis, du lichen plan, de la sarcoïdose ou encore du vitiligo. Il est recommandé aux personnes atteintes de ces maladies d’éviter de se faire tatouer. Tatouer à côté de la lésion ne permet en rien de prévenir une éventuelle poussée car ce sont des maladies de la peau dans sa globalité, même lorsqu’elle apparaît saine.Attention, les personnes ayant des grains de beauté « à risque » ou de nombreuses taches de rousseur ont grand intérêt à consulter un dermatologue avant de se faire tatouer, afin de s’assurer que leur peau ne présente aucun risque. Il faut savoir qu’il est plus difficile, une fois la peau tatouée, de dépister les problèmes de peau.

A savoir : les tatouages éphémères au henné ne sont pas non plus dénués de danger.

En effet, si le henné pur est une substance naturelle et sans danger, lorsqu’il est mélangé à des produits tels que le PPD (paraphenylènediamine), il peut avoir des conséquences dangereuses pour la santé.Le PPD est très souvent ajouté au henné naturel pour en renforcer la couleur et augmenter la longévité du tatouage. C’est un produit que l’on retrouve dans le caoutchouc, le vernis, le plastique, le cirage, …Ses effets néfastes pour la santé sont nombreux : eczéma à l’endroit du tatouage qui peut laisser une cicatrice indélébile, urticaire, œdème de Quincke pouvant nécessiter une hospitalisation, apparition de manifestations allergiques à d’autres produits (teintures capillaires, médicaments, colorants textiles…).La sensibilisation provoquée par le contact du PPD est définitive !Le conseil du SNDV avant de se faire tatouer au henné : demander la composition du produit, demander à voir le mélange, il doit être de couleur orangée et non noire…


Comment se débarrasser d’un tatouage ?

Les dermatologues utilisent le laser déclenché. L’onde de choc fait exploser l’encre du tatouage, c’est une action électromagnétique, puis les poussières d’encre sont éliminées naturellement par la peau. Le nombre, la durée et le prix des séances varient en fonction de la surface du tatouage.Attention, les résultats pour éliminer un tatouage sont très variables et le procédé peut être long et coûteux…Si pour un tatouage amateur réalisé à l’encre de chine, trois à cinq séances suffisent pour le faire disparaître, pour un tatouage professionnel réalisé par une machine avec de grandes quantités d’encre, on peut compter jusqu’à 15 séances !A savoir : certaines couleurs comme le vert, l’orange et le bleu font de la résistance malgré les progrès de la technologie. Les tatouages polychromes laissent des traces résiduelles, ce qu’on appelle les « tatouages fantômes ».Le prix de chaque séance varie en fonction de l’importance du tatouage et peux aller jusqu’à 200 euros. Il faut respecter un délai de six semaines voir plus entre chacune pour laisser le temps à la peau d’éliminer les poussières d’encre.


Se faire tatouer n’est donc pas une démarche anodine.

Le Syndicat National des Dermatologues conseille vivement de prendre en considération tous les risques avant la prise de décision.ATTENTION, les tatoueurs peuvent être équipés de lasers pour détatouer. Ils ne sont pas habilités à les utiliser ; seuls les médecins peuvent le faire.

Un couple peut-il vivre heureux sans sexualité ?

Introduction

C’est une situation qui se rencontre malheureusement plus souvent qu’on ne l’imagine. C’est bien normal, car les couples qui vivent cette absence de sexualité ou sa grande rareté se taisent.
Pourtant, la sexualité fait le couple : c’est elle qui distingue une relation amoureuse d’une relation amicale, même très proche. Une relation amicale se construit sur 3 connexions : spirituelle, émotionnelle et intellectuelle. Dès lors que la connexion sexuelle s’établit, on rentre dans une relation amoureuse.
Comment alors continuer à exister en tant que couple quand la sexualité fait défaut ?
 


Les causes possibles

La baisse du désir
Il existe plusieurs possibilités pour qu’une telle situation s’installe.
Une fois la passion apaisée et la relation installée dans la durée, il arrive que la sexualité ne soit pas vécue avec autant de fougue.
Elle peut parfois s’éteindre au fil du temps. [1]
→ Les partenaires n’ont peut-être pas été assez vigilants sur la nécessité de continuer à se séduire mutuellement.
L’insatisfaction
Il est fréquent de rencontrer des hommes et des femmes qui sont déçus par leur sexualité dans la relation. L’homme ou la femme — ou les deux — ne parviennent pas à s’entendre dans ce domaine.
Mais ils s’aiment et espèrent que les choses vont s’arranger, malgré l’insatisfaction, qui peut devenir de la frustration.
Ils ne peuvent pas imaginer se séparer « seulement » pour des raisons d’incompatibilité sexuelle : ils sacrifient ainsi leur vie sexuelle au nom de l’amour.
Certains couples vivent ainsi toute leur vie.
  • Soit ils « subliment » et restent persuadés qu’ils s’aiment et peuvent se passer de sexualité.
  • Soit ils ont des aventures extra conjugales (discrètes ou non) ou une liaison sur le long terme (secrète ou non).
Leur vie de couple n’en est pas vraiment une.
La colère
Il est fréquent, dans un couple, d’exprimer sa colère en « se » refusant, en faisant la « grève » de la sexualité. Ce type de refus est alors une punition, ou une vengeance. L’expression d’une colère que l’on n’ose pas exprimer directement.
Dans ce cas, il vaut mieux être plus explicite, car l’on prend ainsi le risque que l’autre aille se satisfaire ailleurs…
La physiologie
Il peut arriver qu’il existe de réels problèmes physiques : vaginisme, éjaculation précoce, douleurs… Ces difficultés peuvent disparaître : médecins, andrologues et gynécologues trouvent facilement des remèdes à ces maux qui ne sont souvent que passagers.
Il faut juste trouver le moment, les mots, simples et sans animosité, pour évoquer ce problème médical à son partenaire. Il/elle sera soulagé(e) que cela ne viennent pas de lui/elle, et touché(e) par votre confiance. Vous pourrez alors aborder ce problème ensemble.
Le psychisme
La plupart du temps, il s’agit davantage de difficulté d’ordre psycho-affectif.
Par exemple, « l’interdit » inconscient du plaisir est fréquent.
→ Une mère qui a seriné pendant des années à sa fille que « l’amour est sale », que « les hommes ne pensent qu’à ça », qu’elle a « subi » son mari toute sa vie, ne donne pas à sa fille la permission d’être épanouie sexuellement avec un homme.
→ Une autre mère a pu interdire inconsciemment à son fils d’aimer une autre femme : la culpabilité l’empêchera de vivre une sexualité libre.
La peur de la dépendance
De plus en plus de femmes considèrent que le fait de « se laisser aller » pendant l’acte sexuel les condamnerait à perdre leur indépendance si chèrement acquise.
C’est placer son indépendance là où elle n’a pas lieu d’être.
Car lorsque la sexualité est vécue librement, ce n’est pas de la faiblesse que de vivre pleinement son plaisir.
D’autant plus que le partenaire risque de se lasser…
L’incompatibilité
Malheureusement, il existe des couples sexuellement incompatibles.
Il n’y a aucun problème physiologique ou psycho-affectif mais la réalité est là : ils sont dans l’impossibilité de vivre une sexualité épanouissante. Leurs besoins et demandes sont trop éloignés et ils ne peuvent malheureusement se satisfaire mutuellement.
Ou au prix de l’un des deux.
La meilleure solution reste le dialogue afin de prendre les bonnes décisions, et d’essayer que les deux soient comblés.

Que faire ?

Sortir du silence
Dans toutes ces situations, l’urgence est de parler.
Les partenaires d’un couple sont censés être suffisamment en confiance pour parler librement et sans fausse pudeur. Même si cela ne correspond pas exactement aux idées romantiques sur l’amour, le couple est extrêmement concerné par sa sexualité et le silence ne peut faire qu’empirer la situation.
Pour vivre une sexualité épanouie, il est essentiel de se parler : dire ce que l’on aime, ce que l’on n’aime pas trop, ce que l’on refuse carrément.
Bien sûr, c’est avec l’expérience que les corps apprennent à se connaître, mais il est possible de les aider avec des paroles et des gestes.
Des amants attentionnés et attentifs auront à cœur de faire preuve de générosité pour que les relations sexuelles soient des moments heureux qui accentuent la complicité et installent l’intimité.
Éviter les comparaisons
Comparer la sexualité de son couple avec celle de ses ami(e)s n’est pas une bonne idée.
Encore moins s’il s’agit de ses ex ! D’autant plus que, sur ce plan, les comparaisons sont plutôt au détriment de celle vécue par ce couple.
Mais si c’est le contraire, si elles sont à l’avantage du (de la) partenaire, il ne faut surtout pas se gêner, ce serait dommage !
Éviter les critiques
Ce domaine est bien trop « sensible », surtout pour les hommes, d’autant plus quand elles peuvent concerner leur anatomie ou leurs performances.
Les confrontations sont, à l’inverse, tout à fait possibles. Elles permettent de prendre conscience à deux des difficultés. « Je vois bien que ça ne va pas bien pour toi », « je crois que nous pourrions faire mieux… »
Chercher ensemble des solutions
Dans un couple, chaque partenaire est responsable de la sexualité.
Lorsqu’un problème se présente, il est donc logique d’y réfléchir ensemble, en toute franchise. Il n’y a rien de pire que de s’entendre dire que l’on n’est « pas normal(e) » quand tout ne se passe pas bien sur ce plan.
Entretenir la séduction
Rien n’est définitivement acquis sous prétexte que l’on est en couple.
La séduction est un processus à maintenir tout le temps que dure la relation.
Réveiller et susciter le désir de l’autre est plutôt agréable.
Aux partenaires de se montrer créatifs, ils en profiteront tous les deux.
Et puis il ne faut surtout pas croire que la fougue des débuts peut s’installer dans la durée.
Certes elle peut exister, même si elle n’est pas constante. La sexualité connaît des hauts et des bas, ce n’est pas grave. A condition que les bas ne s’installent pas !
Mais quand le désir est définitivement absent, qu’il est éteint et qu’aucune solution n’est efficace, même si l’amour est encore là, la séparation paraît être la seule issue. 

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