lundi 27 août 2012

La jalousie, ce fléau : et si c'était une question d'hormones ?


LE PLUS. Quand on est jaloux, on peut voir ça comme un charmant défaut. Ou comme une grande souffrance, à la fois subie et infligée à l'autre. Le phénomène méritait d'être étudié, et c'est qu'ont fait des chercheurs. Résultat : les hormones auraient une part de responsabilité dans la jalousie. Pour le Plus, Peggy Sastre, auteure de "No sex" et "Ex utero", analyse les résultats de ces études.



Couple (OJO Images / Rex Featur/REX/SIPA)

La jalousie, un parasite sexué

Plus qu'un vilain défaut, la jalousie est ce "monstre qui s'engendre lui-même et naît de ses propres entrailles", comme l'écrivait Shakespeare dans Othello, un drame vieux de plus de quatre siècles et qui en demeure peut-être la description la plus juste. Plus près de nous, David Buss la définit comme une "passion dangereuse", ruinant couples, amitiés, partenariats... et apportant chaque année sa petite contribution aux statistiques criminelles. Une sale bête, je vous le dis (le premier qui fait référence à Valérie Trierweiler, je le bifle).

Pour les psychologues évolutionnaires, habitués à regarder l’humanité à travers des lunettes darwiniennes, la jalousie est, dans sa variante amoureuse, la résultante prévisible de la sélection sexuelle. Séduire un partenaire est une chose, le conserver en est une autre, tout aussi cruciale : cela suppose de prendre garde aux forces de dissolution du couple, au premier rang desquelles l’irruption d’un tiers tentateur.

Mais la logique darwinienne, friande s'il en est de diversité, parle volontiers de jalousies au pluriel : chaque sexe n’a pas tout à fait les mêmes raisons d’avoir peur de la fidélité de son partenaire, et donc d’être jaloux.

Pour l’homme, la principale menace est l’infidélité sexuelle, dont le résultat direct peut être une progéniture illégitime – cet "enfant dans le dos" ne partageant aucun gène avec son père supposé. Avant les tests de paternité, c’est-à-dire pendant 99,97 % (environ, hein) de l’évolution humaine, cette issue était impossible à vérifier.

Pour la femme, le risque majeur concerne plutôt l’infidélité émotionnelle, c’est-à-dire l’hypothèse que son partenaire s’attache durablement à une concurrente, au point de quitter purement et simplement le foyer. Pour le dire en termes plus génériques et plus conformes à notre passé paléolithique, un homme qui part, c'est un homme qui minimise son investissement marital et parental, crucial pour la survie de la descendance.

Exploration scientifique de la jalousie

On aurait donc une jalousie masculine à dominante sexuelle et une jalousie féminine à dominante émotionnelle. En 1999, pour tester cette hypothèse, une équipe dirigée par David Buss avait conçu un questionnaire reflétant des scènes de la vie quotidienne où les deux formes de jalousie étaient clairement distinctes et les réponses possibles mutuellement exclusives.

Administré à 1122 sujets nord-américains (374 hommes, 748 femmes), le test avait conclu que les hommes se montraient deux fois plus anxieux à l’idée d’une infidélité sexuelle qu’à l’idée qu’une infidélité émotionnelle.

Un autre test – un questionnaire un peu plus complexe où six dilemmes étaient présentés, mélangeant à divers degrés les jalousies émotionnelles et sexuelles, ainsi que des jugements sur soi ou sur son partenaire – avait été administré à 234 Américains, 190 Coréens et 316 Japonais.

On y retrouvait la différence de perception entre les sexes, avec certaines variations culturelles : les Japonais étaient ainsi les moins sensibles à la distinction entre jalousie émotionnelle ou sexuelle – bien que cette différence puisse aussi s'expliquer par la faiblesse des échantillons asiatiques rassemblés par les chercheurs.

La jalousie est-elle hormonale ?

D'où la question que se pose la communauté scientifique depuis maintenant plusieurs dizaines d'années : et si la jalousie avait une grosse composante hormonale ? Pour certains chercheurs, la jalousie féminine serait ainsi directement liée à leur niveau d’estrogènesPlusieurs étudesmontrent aussi que les femmes manifestent de subtils changements comportementaux suivant les phases de leur cycle menstruel.

D'autres ont observé que ces modifications ciblaient principalement des indices de "bonne qualité" génétique chez d'éventuels partenaires masculins, comme la masculinité des traits et certaines odeurs corporelles, et étaient tout particulièrement notables pendant la phase fertile, où les risques de conception sont les plus importants.

Ces petites variations hormonales toucheraient aussi les hommes, pour qui les femmes ovulantes sont plus attirantes que les autres (au niveau du visage, de la voix ou des habits). De même, certaines études ont montré que les hommes cherchaient davantage à "surveiller leur partenaire" (ie. étaient jaloux) quand celle-ci était proche de son pic ovulatoire, et d'autant plus si elle était séduisante. De manière cohérente, d'autres recherches observent enfin que les femmes dont les partenaires masculins ne manifestent pas de "bons" indices génétiques sont aussi celles qui ont le plus de chances d'aller voir ailleurs au moment de l'ovulation.

Quelle jalousie pour les femmes sous pilule ?

Récemment, une équipe de psychologues, de pharmacologues et d'endocrinologues hollandais et écossaisont poussé un peu plus loin ces hypothèses : et si la contraception hormonale (la pilule) avait une incidence sur ce genre de comportements en général, et sur la jalousie en particulier ?

Là encore, leur idée ne tombe pas du ciel, elle est confortée par de nombreuses études antérieures, montrant par exemple que la pilule modère les modifications comportementales citées plus haut, en minimisant la préférence des femmes envers les indices de "bon patrimoine" génétique ou en diminuant leur degré d'attirance auprès des hommes.

Ces scientifiques ont donc émis l'hypothèse que, quand les femmes ne prennent pas la pilule et que leur cycle est régulier, leur jalousie serait exacerbée au moment de l'ovulation et que, quand elle prennent la pilule, elle serait exacerbée tout court par rapport aux périodes où elles ne baignent pas dans un bain estrogénique artificiel.

Pour ce faire, ils ont enrôlé 29 femmes blanches, de 20 à 33 ans, et participant déjà à des tests cliniques sur l'inhibition de l'ovulation induite par la prise d'un contraceptif hormonal. Pour les stimuler un peu, elles étaient soit payées, soit inscrites à un tirage au sort leur permettant de gagner un iPhone ou son équivalent en monnaie sonnante et trébuchante. Parmi ces participantes, 13 entretenaient une relation sentimentale et 16 étaient célibataires – les chercheurs ne le précisent pas, mais je suppute que tout ce beau monde était hétérosexuel.

Sur un minimum de quatre mois, ces femmes ont ensuite été soumises à un questionnaire classique de mesure de la jalousie, le tout durant trois sessions – deux quand elles ne prenaient pas la pilule (pendant la phase fertile et la phase non-fertile), et une quand elles la prenaient. Quand elles ne prenaient pas la pilule, leurs cycles étaient contrôlés par échographie transvaginale, jaugeant la taille de leurs follicules ovariens, et par prélèvements sanguins, mesurant leurs niveaux de progestérone.

La phase "non fertile" du test se déroulait au moins six jours après leur ovulation, la phase fertile, moins de 48 heures après. Pour la phase "pilule" du test, les participantes devaient la prendre pendant au moins trois mois – si les contraceptifs pouvaient être de marques différentes, il s'agissait toujours d'une formule estroprogestative – et répondre au questionnaire au moins 15 jours après le début de leur troisième plaquette.

Complexité de la jalousie, avec ou sans hormones de synthèse

Les résultats des tests ont confirmé les hypothèses des chercheurs, ainsi que les conclusions des études antérieures : globalement, les femmes étaient décroissamment jalouses 1/en phase fertile, 2/en phase pilule, 3/en phase non-fertile. Détail intéressant : les participantes sous pilule ET en couple se montraient bien plus jalouses que leurs camarades célibataires en phase fertile.

Ce qui assoit une autre hypothèse faite sur la jalousie : le phénomène, on s'en doutait, est loin d'être simple et peut se renforcer/s'atténuer en fonction de la situation conjugale de chacun.

Si les femmes ont plus de chances d'être jalouses au moment de leur ovulation, ce sont aussi là qu'elles sont le plus de risques d'aller voir ailleurs si leur partenaire n'est pas un bon parti génétique – un partenaire, qui, à son tour, psychotera davantage quand sa chère et tendre secrétera des estrogènes à tire-larigot.

Et la pilule qui "fait croire" au cerveau que madame est enceinte, tout en modifiant ses préférences reproductives, peut aussi transformer ses "motifs" de jalousie et augmenter son angoisse que monsieur décide d'abandonner sa fictive progéniture.

samedi 25 août 2012

Cholestérol : le jaune d’oeuf presque aussi mauvais que le tabac


On savait le tabac nocif pour les artères. Le jaune d’œuf serait presque aussi dangereux. Il favoriserait en effet la formation de plaques d’athérome dans les vaisseaux sanguins, à l’origine d’infarctus et d’AVC, surtout à partir de la quarantaine.
Le jaune d’œuf est un aliment riche. Et pour cause : il est censé nourrir le poussin pendant sa gestation à l’intérieur de la coquille. Riche en oméga-3, en protéines ou en antioxydants, il contient également beaucoup decholestérol (200 mg en moyenne). Or il est conseillé de ne pas dépasser les 300 mg par jour.
De précédentes recherches tendaient à rassurer, prouvant que la consommation de jaune d’œuf n’a pas d’influence sur les taux de cholestérolcirculant. Alors peut-on le manger sans modération ? Une nouvelle étude publiée dans Atherosclerosis vient rompre cet optimisme et démontre qu’il a un impact néfaste sur la santé des artères, et donc la santé en général !
Le jeune d’œuf, fournisseur de plaques d’athérome
Les chercheurs de l’University of Western Ontario (Canada) ne se sont pas focalisés sur le cholestérol sanguin mais plutôt sur ses conséquences directes dans l’organisme : les plaques d’athérome. Elles correspondent à des amas de graisse obstruant les vaisseaux, diminuant le débit sanguin ou le bloquant entièrement, allant jusqu'à causer des infarctus ou des accidents vasculaires cérébraux (AVC).
À l’aide d’une échographie, les mesures des plaques d’athérome totales dans l’artère carotide (au niveau du cou), de 1.262 patients, (47 % de femmes) ont été effectuées. En parallèle, les volontaires, âgés de 61 ans en moyenne, ont répondu à des questionnaires portant sur leur mode de vie, la prise de médicament, leur consommation de tabac et bien sûr de jaunes d’œuf.
Les jaunes d'œuf se retrouvent dans beaucoup d'aliments : pâtisseries, panures, ou encore sauces ! Personnes à risques, veillez à ne pas en mangez trop ! © Zasypkyn, StockFreeImages.com
Les jaunes d'œuf se retrouvent dans beaucoup d'aliments : pâtisseries, panures, ou encore sauces. Personnes à risques, veillez à ne pas en manger trop ! © Zasypkyn, StockFreeImages.com
L’analyse des résultats montre que les dégâts vasculaires causés par l’aliment correspondent aux deux tiers de ceux engendrés par la cigarette pour au moins trois œufs avalés par semaine. C’est à partir de 40 ans environ que l’athérosclérose s’accélère et que la détérioration devient plus importante. Des données observées globalement, même lorsque les principaux facteurs de risque (âge, IMCtension artériellediabète) ont été ajustés. Cependant, l’activité physique ou le tour de taille n’ont pas été pris en compte dans cette étude et pourraient avoir une influence.
Autrement dit, ce travail contredit les analyses précédentes qui écartaient la menace des œufs pour les taux de cholestérol. Il semblerait qu’une simple analyse de sang ne suffise pas à déterminer l’impact sur la santé.
Le cholestérol vu par photographie numérique
Une autre étude nous apprend que l’on pourrait se passer des piqûres pour estimer la cholestérolémie. Des scientifiques du Sree Sastha Institute of Engineering and Technology en Inde viennent de prouver qu’il est possible de remplacer la prise de sang… par une photographie de l’arrière de la main.
Ils expliquent dans le Journal of Medical Engineering and Informatics que le cholestérol se concentre dans les plis des doigts. Une photo capturée par un appareil numérique est comparée par informatique à des millions de clichés regroupés dans une base de données et faisant office d’étalon.
L’analyse ne renseigne que sur la valeur totale de cholestérol et non sur le détail et les différents composants (bon cholestérol ou mauvais). Pour les personnes présentant des taux élevés, la prise de sang s’impose de manière à analyser plus précisément l’échantillon. Dans le cas contraire, pas la peine d’insister : le patient n'a pas besoin d'examen supplémentaire !

L'ADN sera-t-il le support de stockage ultime de l'humanité ?


La quantité d’information que l’humanité produit ne cesse de grandir et sa préservation pour les générations futures devient problématique. Une possible solution explorée depuis quelque temps fait intervenir son stockage avec de l’ADN. Un groupe de chercheurs américains vient d’illustrer tout le potentiel de la méthode en enregistrant un livre entier dans seulement 1 picogramme d’ADN.
Notre monde devient de plus en plus une société de l’information via les données transitant par les ordinateurs et Internet, conséquences des travaux d’Alan Turing. Photos, vidéos, textes, données numériques de toutes sortes voient leur quantité doubler chaque année du fait de l’activité d’Homo sapiens. Mais quelle part de cette information sera disponible pour la prochaine génération et comment la stocker sous une forme durable et peu encombrante ? Car l’humanité a produit en 2011 environ 1021 octetsd’information et ce chiffre aura été multiplié par 50 en 2020. Comment transmettre des dossiers médicaux, des musiques ou d’autres œuvres d’art à l’aide de supports pouvant durer un siècle au moins par exemple ?
Le travail sur ce problème de stockage des archives de l’humanité se fait depuis quelques années comme en témoigne, par exemple, le M-Disc. Mais l’une des techniques les plus prometteuses semble celle basée sur de l’ADN. Cette idée est explorée depuis un certain temps et un article récemment publié dans Science vient d’illustrer toute la puissance du stockage de l’information digitale à l’aide de la mythique molécule de la vie, dont la structure a été élucidée par Watson et Crick il y a de cela presque 60 ans.
Une image illustrant la structure de L'acide désoxyribonucléique (ADN). Sa structure est celle d'une double hélice composée de deux brins complémentaires. Chaque brin est constitué d'un enchaînement de quatre nucléotides A, G, C et T. L'information génétique est codée par l'ordre dans lequel s'enchaînent ces quatre nucléotides.
Une image illustrant la structure de L'acide désoxyribonucléique (ADN). Sa structure est celle d'une double hélice composée de deux brins complémentaires. Chaque brin est constitué d'un enchaînement de quatrenucléotides A, G, C et T. L'information génétique est codée par l'ordre dans lequel s'enchaînent ces quatre nucléotides. © Site de Biologie du réseau Collégial du Québec
L’un des auteurs de l’article de Science n’est autre que George Church, bien connu pour ses travaux sur la biologie synthétique. C’est son livre,Regenesis: How Synthetic Biology Will Reinvent Nature and Ourselves, qui a été enregistré puis lu à l’aide d’une nouvelle technique, sur un support constitué de brins d’ADN. Le livre lui-même contient 53.426 mots, 11 images et un programme en JavaScript constituant une quantité d’information de 5,37 mégabits. Un millionième de millionième de gramme d’ADN a suffi pour assurer son stockage. Le précédent record avec de l’ADN était de 7,920 bits. On a donc presque multiplié par 1.000 la quantité d’information stockée.
Un million de gigabits par centimètre cube d'ADN
Ce volume d’information n’a rien d’extraordinaire en lui-même. Mais la densité de stockage est spectaculaire puisqu’elle est équivalente à 5,5 pétabits ou 1 million de gigabits par centimètre cube. C'est très largement supérieur à celle des disques durs et plus de 10 milliards de fois la densité de stockage d’un CD. Toutefois, le stockage avec de l’ADN obtenu par les chercheurs ne peut pas concurrencer les disques durs car on ne peut écrire, lire ou effacer à volonté l’information sur le support.
Pour stocker l’information, il est nécessaire de synthétiser des brins d’ADN dans lesquels les données en binaire sont enregistrées sous forme de séquences de nucléotides adénine (A), thymine (T), cytosine (C) et guanine(G). Chaque brin d’ADN est un fragment de l’information totale entreposée sur un support en verre. Un code, lui aussi contenu dans la séquence de nucléotides, indique à quelle partie du fichier, par exemple celui contenant le livre de George Churh, correspond le brin d’ADN. Il faut enfin utiliser la technique de séquençage de l’ADN et traiter l’information obtenue à l’ordinateur pour retrouver l’information initiale. Un processus guère pratique et bien évidemment coûteux. C’est pourquoi le stockage avec de l’ADN est plutôt destiné à faire de l’archivage de données. Il ne semble pas voué à remplacer les mémoires de nos ordinateurs dans la vie quotidienne.
La technique des chercheurs américains ne faisant pas intervenir de l’ADN présent dans des cellules vivantes (il y aurait des risques de mutation altérant l’information enregistrée), et comme l’ADN hors de ces dernières peut se conserver intact des milliers d’années à température normale, il semble probable que les archives du futur de l’humanité seront bel et bien constituées d’ADN. Cela laisse songeur lorsque l’on sait qu’il en est de même pour l’information génétique des espèces vivantes.

mardi 14 août 2012

Transformer nos émotions négatives en actions positives


Comment transformer les  pen3310336516_35fdc42e93.jpgsées qui nous empêchent d’avancer en actions efficaces ? Comment faire de nos ruminations mentales des moteurs d’action ? Comment s’affirmer dans nos besoins alors même que nous sommes aux prises avec nos peurs et nos doutes ?
Ce sont nos pensées qui président nos émotions, postulat de départ des thérapies comportementales et cognitives. Une même situation peut être est vécue différemment en fonction de la pensée qui y est associée. Ces pensées peuvent être des croyances qui remontent à l’enfance, des idées reçues, des révélateurs de nos peurs viscérales. Cependant, les émotions qu’elles provoquent sont parfois tellement perturbantes ou invalidantes qu’elles nous empêchent d’avancer. Alors, comment passer des émotions négatives aux actions positives ?
1- Accueillir son ressenti
Etre à l’écoute de ses émotions, essayer d’en saisir les contours, le sens, les facettes mais également les exprimer permet de ne pas transformer le ressenti en ressentiment. Accepter l’émotion comme elle vient, sans la juger, avec bienveillance comme quelque chose qui vient nous parler de nous, permet de mieux l’appréhender.
2- Identifier les pensées négatives
Les émotions négatives sont dictées par des pensées négatives. « Il, elle agit comme cela pour me blesser, par indifférence ou méchanceté », or chacun agit en fonction de ce qu’il est avant tout, de ses propres peurs, limites et croyances. En identifiant les pensées récurrentes qui nous font broyer du noir : jugement sur soi, sur l’autre, peur ou idées fixes…nous avançons vers la compréhension du déclencheur émotionnel.
3- Repérer nos besoins cachés
Nos ruminations mentales, les pensées qui reviennent, les croyances qui nous guident cachent des besoins qui ne sont pas satisfaits : besoin de sécurité financière, affective, physique…En comprenant les besoins qui se cachent derrière nos pensées…nous avançons encore d’un pas vers l’action constructive.
4- Décider d’agir
Pour transformer les pensées négatives en actions positives, il faut alors se demander quel est le plus petit pas que l’on peut faire pour satisfaire un de nos besoins non satisfaits. Avoir une discussion, solliciter l’avis d’un véritable ami, d’octroyer un temps pour soi…avancer à petits pas vers ses besoins, être proactif, agir, plutôt que subir, « changer ce qui peut l’être et accepter ce qui ne peut pas l’être » comme l’affirme le maître spirituel Eckhart Tolle dans son livre le pouvoir du moment présent.

dimanche 12 août 2012

7 conseils pour utiliser la musique contre le stress


La musique est l’un des meilleurs remèdes pour atténuer le stress.
Quels que soient nos goûts en la matière. Et pas forcément des sons spéciaux de relaxation.
En effet, chacun a la liberté d’écouter de la musique qui le rend à l’aise.
D’ailleurs, vous pouvez faire l’expérience. Forcez-vous à écouter de la musique de relaxation que vous détestez et analysez ce qui se passe. Il y a fort à parier que vous deveniez plus stressé qu’avant.
Dans ce cas, comment choisir ce qui est bon pour nous ? Quelles actions devons nous faire pour maximiser les effets apaisants de la musique et balayer le stress ?

Musique contre le stressLa musique contre le stress
Si la musique nous aide à changer notre humeur et à nous débarrasser du stress, c’est qu’elle agit sur plusieurs niveaux à la fois.
En réalité, l’ensemble du système énergétique humain est extrêmement influencé par les sons.

Qu’est-ce qu’on ressent comme effet ?

Le effets anti-stress de la musique agissent très vite sur nous.
Lorsqu’on écoute un morceau, notre respiration augmente et devient plus profonde. Puis, l’organisme produit davantage de sérotonine, une molécule essentielle pour notrebien-être.
On s’est rendu compte que passer de la musique en fond sonore sur le lieu de travail aide à réduire le stress.
C’est aussi pour provoquer cet effet anti-stress que la plupart des magasins diffusent de la musique pendant que vous faites vos achats. Le but qui se cache derrière ? Détourner votre attention des prix élevés !
La musique ralentit aussi le rythme cardiaque et augmente la température du corps. Ce sont les signes d’un début de relaxation.
De nombreux experts affirment que c’est le rythme de la musique qui a un effet calmant sur nous, même si nous n’en sommes pas conscients.
Ils rappellent que lorsque nous étions encore dans le ventre de notre mère, nous étions probablement influencés par les battements de son cœur.
Nous réagissons à la musique apaisante plus tard dans notre vie, peut-être parce que nous l’associons avec l’environnement sûr, relaxant et protecteur de notre mère.

lundi 6 août 2012

Le repas de la femme enceinte influe sur le stress de bébé


Durant la grossesse, un régime alimentaire plus riche en unevitamine, appelée choline, réduit le niveau de stress chez le bébé. Cette molécule induit des changements épigénétiques dans les cellules du fœtus qui, à terme, limitent l’expression du cortisol, l’hormone responsable de l’anxiété et de certains troubles métaboliques.
On conseille aux femmes enceintes de ne pas fumer et de ne pas boire d’alcool durant la grossesse pour la santé du bébé. Désormais, on leur recommandera de prendre soin de leur alimentation pour éviter d’accoucher d’un enfant stressé.
C’est du moins, en substance, ce que sous-entend une nouvelle étude parue dans le Faseb Journal. Dirigée par des scientifiques de la Cornell University, elle montre que les quantités de choline (une vitamine) avalées quotidiennement par la mère ont des répercussions sur la régulation du cortisol, plus communément surnommé l’hormone du stress, chez le fœtus.
Plus de choline pour moins de cortisol
La choline est un nutriment dit essentiel, c’est-à-dire que l’organisme ne le synthétise pas (ou en trop faible quantité) et qu’il doit être absolument apporté par l’alimentation pour un fonctionnement optimal. D’un point de vue physiologique, il apporte des groupements méthyles (CH3) à d’autres molécules, ce qui modifie leur activité.
Le cortisol, quant à lui, est une hormone produite par les glandes surrénalesen réponse à une situation stressante. En augmentant la glycémie, il prépare l’organisme à fuir face à un danger. Mais lorsque ces taux restent trop élevés durant une longue période, il est néfaste pour la santé, aussi bien mentale que physique, favorisant l’apparition de troubles cardiovasculaires et du métabolisme.
Le stress est une manifestation comportementale normale. Face à un danger, le corps est prêt à résister, en accroissant sa vigilance et se préparant au combat ou à la fuite. Et il n'y a pas d'âge pour commencer...
Le stress est une manifestation comportementale normale. Face à un danger, le corps est prêt à résister, en accroissant sa vigilance et se préparant au combat ou à la fuite. Et il n'y a pas d'âge pour commencer... © Marco_n65, Flickr, cc by nc sa 2.0
Le stress, un paramètre complexe
Dans cette étude, des femmes enceintes ont été suivies durant 12 semaines par les scientifiques. Leur alimentation était contrôlée de manière à ce qu’une partie d’entre elles ingère quotidiennement 480 mg de choline (ce que préconisent les recommandations), quand une autre partie recevait la dose de 930 mg.
Le sang maternel, celui du cordon ombilical et des extraits de placenta ont été collectés afin de mesurer les taux de cortisol ainsi que l’expression desgènes qui régulent cette hormone (dépendante de groupements méthyles qui viennent se lier aux bases de l’ADN : c’est l’épigénétique).
D'après les résultats, les enfants des femmes qui consomment le plus de choline ont des taux de cortisol plus faibles, donc sont à priori les moins stressés. Les gènes s'expriment moins du fait des nombreuses méthylationsinduites dans le génome des nourrissons.
Cependant, il faut désormais relativiser l’impact qu’aura eu cette alimentation riche en vitamine sur l’anxiété, durant toute la vie de l’enfant. Car le stress est un processus complexe qui ne dépend pas uniquement du taux de cortisol à la naissance. L’éducation, les expériences vécues, le caractère sont également des paramètres déterminants. Disons simplement que ce genre de découverte permet de mettre tous les atouts de son côté…

Le secret de la longévité des femmes réside dans l’ADN mitochondrial


Si les femmes vivent plus longtemps que les hommes, ce serait grâce à leur génome, ou plus précisément à l’ADN mitochondrial. Une expérience menée sur des drosophiles quasiment identiques génétiquement met en avant l’importance de nombreuses mutations sur l’espérance de vie et le vieillissement des mâles, alors qu'elles sont sans effet sur les femelles.
Les femmes vivent 6 ans de plus que les hommes. On justifie cette différence par des comportements plus risqués des hommes durant leur vie, la testostérone (hormone mâle) étant en plus accusée d’avoir des effets négatifs sur la santé alors que les œstrogènes seraient protecteurs.
Des scientifiques de la Monash University (Melbourne, Australie) pensent cependant que cet écart s’explique aussi par la génétique, à cause de mutations retrouvées dans l’ADN mitochondrial. Du moins, c’est le cas chez les mouches drosophiles comme ils le montrent dans Current Biology. Ils suggèrent aussi que ce mécanisme pourrait se transposer à l’espècehumaine.
L’ADN mitochondrial, source de vieillesse chez le mâle
Dans leur expérience, les chercheurs australiens ont conçu des mouches quasiment identiques, presque des clones. Elles portaient toutes le même patrimoine génétique nucléaire (avec un chromosome sexuel en moins pour les mâles). La seule différence résidait dans l'ADN de leurs mitochondries, issu de treize populations de drosophiles différentes.
La drosophile est un modèle de choix en biologie. Ces insectes de laboratoire, vivant dans un milieu contrôlé, ne sécrètent pas de testostérone et ne conduisent pas à toute vitesse sans leur ceinture de sécurité. Ils constituent un bon point de départ pour étudier les aspects génétiques du vieillissement et de l'espérance de vie.
La drosophile est un modèle de choix en biologie. Ces insectes de laboratoire, vivant dans un milieu contrôlé, ne sécrètent pas de testostérone et ne conduisent pas à toute vitesse sans leur ceinture de sécurité. Ils constituent un bon point de départ pour étudier les aspects génétiques du vieillissement et de l'espérance de vie. © Marcos Freitas, Flickr, cc by nc 2.0
La durée de vie de chacune de ces souches a été relevée. De manière surprenante, les biologistes ont constaté une très grande variabilité dans l’espérance de vie et la vitesse de vieillissement des mâles en fonction de leur patrimoine génétique mitochondrial. En revanche, les femelles ne semblaient que très peu affectées. C’est la preuve que des mutations dans l’ADN des mitochondries conditionnent la longévité des mâles.
Cette découverte est très intéressante. La sélection naturelle fonctionne sur le principe qu’un gène délétère ou nocif s’élimine de lui-même de la population au fil des générations. Ici, les auteurs mettent en évidence la possibilité qu'un gène qui serait néfaste aux mâles mais pas aux femelles puisse subsister au sein de la population. Une façon de contourner les règles de l’évolution...
Une réponse sur la longévité des femelles, de nouvelles questions
Certaines questions demeurent tout de même. Première interrogation : pourquoi ces mutations dans l’ADN mitochondrial affectent-elles la survie et le vieillissement des mâles tout en épargnant les femelles ? Celles-ci disposent-elles d’une protection dont les mâles ne bénéficient pas ? Pour le moment, nous ne disposons d’aucun élément de réponse.
Ensuite, ce principe peut-il s’appliquer à l’espèce humaine ? Là encore, aucune expérience ne l’a démontré et il est impossible de conclure. Cependant, les auteurs supposent que c’est le cas, l’ADN mitochondrial se transmettant selon le même principe pour toutes les espèces animales. Pourquoi l’Homme ferait-il exception ?
Dernier point : ce processus est-il inéluctable ? Cette recherche s’est intéressée à des individus identiques pour montrer l’impact du génome mitochondrial sur l’espérance de vie. Mais à l’échelle de la population, la variabilité génétique est source de richesse. Il faudrait maintenant déterminer si l’ADN nucléaire ne peut pas interférer positivement avec ces mutations et protéger les mâles.

Le sourire, l’une des meilleures armes contre le stress


Et si pour lutter contre le stress, il suffisait d’un simple sourire, même forcé ? C’est la proposition de scientifiques américaines qui viennent de le démontrer. Une solution simple pour combattre des maladies cardiovasculaires. Souriez, vous serez en bonne santé !
En situation de stress, une étude américaine prouve que l'on peut se sentir mieux si on sourit, même d'un sourire forcé.
Des chercheuses de l'University of Kansas ont soumis des étudiants à des tâches génératrices de stress et ont remarqué que ceux qui souriaient étaient moins angoissés que les autres. Cette étude, dirigée par deux psychologues, Tara Kraft et Sarah Pressman, sera publiée dans la prochaine édition de la revue Psychological Science.

Garder le sourire pour protéger son cœur
« De vieux adages, comme "grin and bear it" [gardez le sourire en toutes circonstances], suggèrent que le sourire est un important indicateur non verbal de bonheur et mettent aussi en avant le sourire comme panacée face aux événements stressants de la vie, a confié Tara Kraft. Nous voulions examiner ces adages pour voir s'ils avaient une teneur scientifique ; et voir si le sourire pouvait avoir de vrais bienfaits sur la santé»
Pour arriver à leurs conclusions, les chercheuses ont testé les réactions de 169 étudiants en situation de stress, lorsqu'ils leur faisaient plonger les mains dans une bassine d'eau glacée, en les forçant à sourire ou non.
Au final, les sujets souriants ont enregistré un degré de stress moindre par rapport à ceux qui gardaient une expression de visage neutre.
« La prochaine fois que vous serez coincé dans un bouchon ou dans une situation de stress quelconque, vous pourriez essayer de sourire pendant un moment, a ajouté Sarah Pressman. Cela vous aidera non seulement [...] psychologiquement, mais cela pourrait aussi améliorer votre santécardiaque. »

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