dimanche 8 avril 2012

Les avantages de la fidélité


Les avantages de la fidélité

Dans son dernier livre, La Force de la fidélité, le philosophe Alain Etchegoyen fait l’éloge de celle qu’il appelle une “idée neuve”. L’occasion d’enquêter sur cette valeur en hausse, choisie et non plus imposée par la morale.


« La monogamie, c’est comme l’arrêt de la cigarette : un jour après l’autre, sans penser à demain, avec la fierté d’être plus fort que la tentation. » Bertrand, 46 ans, est un ancien fumeur.
Et un ancien volage. Il vit aujourd’hui avec Caroline, sa troisième femme, depuis quatre ans. « Je n’ai jamais été fidèle aux deux premières. Elles le savaient plus ou moins. Mes incartades sexuelles n’ont jamais été la cause réelle, avouée, de nos séparations. Mais aujourd’hui, je sais qu’elles ont sapé mes précédents couples. Avec Caroline, très exigeante sur la question, j’ai accepté de tenter l’engagement à 100 %. Et pour l’instant, à ma grande surprise, ça me va très bien comme ça. »

Le ras-le-bol des excès

Réac, Bertrand ? Dans l’air du temps en tout cas. Le feuilleton de votre été « people » ? Isabelle Adjani rompt publiquement avec Jean-Michel Jarre pour cause de liaison adultère. L’un des succès de la rentrée cinématographique ? Ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants (d’Yvan Attal, avec Yvan Attal et Charlotte Gainsbourg, août 2004), dans lequel le personnage d’Yvan Attal trompe sa femme avec tant de remords que l’on se dit qu’il ferait mieux d’être fidèle ! L’essai philosophique qui monte ? La Force de la fidélité dans un monde infidèle, dans lequel Alain Etchegoyen affirme haut et fort : « Tandis que tous se laissent emporter par le temps, ses progrès et ses accélérations, l’homme et la femme fidèles tiennent le coup, résistent ».
Etrange retournement de situation : à l’époque où le curé conduisait nos vies, où l’ordre social nous enfermait dans de petites cases toutes faites, où fidélité rimait avec éternité, le vagabondage sexuel était la marque des rebelles à l’ordre moral. Aujourd’hui, le zapping est partout. Mieux, il est valorisé, au risque d’engendrer un sentiment de vertige. Pour la psychothérapeute Paule Salomon, « la fidélité est un rempart qui nous protège de nous-même, de nos débordements, difficilement contrôlables donc potentiellement dévastateurs. Certains construisent une fidélité qui tente de répondre aux peurs liées à une blessure d’enfance. D’autres vivent des fidélités passionnées, des relations de corps, d’esprit ou d’âme qui nourrissent suffisamment pour que le renoncement ne soit pas vécu comme une frustration. »
« Je n’ai jamais été militante de la fidélité par principe, explique Emilie, 32 ans. Pour moi, on pouvait aimer deux personnes en même temps. Mon premier compagnon était sur la même longueur d’ondes. Nous nous trompions, nous en parlions, parfois même nous en jouions. Et puis, un jour, je me suis sentie menacée par l’une de ses conquêtes. Je suis devenue jalouse. Je suis entrée dans la souffrance. Dans mon nouveau couple, je suis fidèle parce que je considère que c’est un idéal de vie qui en vaut bien un autre. Avec le précédent, je vivais un amour adolescent, qui veut tout, tout de suite. Là, je suis dans une relation adulte. Il y a des choix à faire et je les assume. Et je trouve ça valorisant. »

Se donner du temps

La fidélité comme victoire du narcissisme ? Pourquoi pas, répond le thérapeute de couple Gérard Leleu : « Faire le choix de l’exclusivité sentimentale et sexuelle pour son partenaire, c’est lui prouver qu’il est préféré à tous les autres, que les sentiments qu’il vous inspire sont supérieurs aux autres, bref qu’il est unique. Si la fidélité est réciproque, ça veut dire que vous aussi vous êtes unique. Et c’est fou ce que ça fait du bien, non ? »
Au-delà de la satisfaction, dont parle aussi Alain Etchegoyen, d’être un "résistant", beaucoup de ces nouveaux convertis admettent qu’être fidèle à l’autre ressemble fort à être fidèle à soi. Pour Serge Chaumier, sociologue, « l’adultère est devenu insupportable car il représente une trahison de soi-même. Non seulement l’idéal de départ est mis à mal, mais l’image de soi et surtout le type de relation établi avec son partenaire en souffrent. »
« Jusqu’à l’âge de 39 ans, je n’ai jamais été fidèle à mes compagnes, résume Jean-Marc, 48 ans. Chacune m’apportait un petit bout de quelque chose qui comblait des manques que je me gardais bien d’explorer. Et je pense que je ne leur donnais que des petits bouts de moi. Nous étions dans des relations morcelées. Aujourd’hui, ce qui a changé avec ma femme, c’est qu’elle me comble. Et lorsqu’il y a un manque – qui est, avouons-le clairement, le plus souvent sexuel selon moi –, je suis patient. Parce qu’aujourd’hui, je nous donne du temps. »
Pour Gérard Leleu, ce temps donné à l’autre et à soi-même est essentiel : « Il faut parfois plusieurs années pour s’ajuster, notamment sur le plan sexuel. Si, au nom de l’accomplissement personnel, nous allons tout de suite satisfaire nos désirs à l’extérieur, pallier la plus petite insatisfaction dans d’autres bras, le couple perd lentement de son importance. »

La bonne distance

« En trompant mon premier mari, explique Anne-Laure, 36 ans, j’allais chercher ailleurs ce qui me manquait chez lui. En étant fidèle au second, je travaille à l’équilibre de mon couple. Quand je me sens blessée par l’une de ses attitudes, au lieu d’aller chercher du réconfort dans les bras d’un autre, je lui parle de ma fragilité. Du coup, nous sommes intensément à l’écoute l’un de l’autre. Si l’un de nous devait tromper l’autre un jour, cette communication que nous entretenons nous aiderait peut-être plus facilement à surmonter la crise. »
Pour Serge Chaumier, c’est cette négociation sur une forme d’infidélité acceptable, loin des carcans moralistes, qui est l’une des définitions du couple de demain : « Le couple des années 1960 était fusionnel et romantique. Celui d’aujourd’hui est “fissionnel”. Chacun définit son contrat, ce qu’il est permis de faire et jusqu’où : danser, flirter, coucher… Délestée du poids de la morale judéo-chrétienne, la fidélité n’est plus charnelle, mais se recompose sous une forme plus spirituelle. » A chaque couple d’inventer sa fidélité nécessaire, quitte à céder aux « amours contingentes », selon l’expression de Sartre et Beauvoir. « Contrairement à l’amour fusionnel qui prétend nier ou se passer d’un tiers, conclut Chaumier, les amours fissionnelles contemporaines reconnaissent sa place, même si elle est à chaque fois limitée et négociée. » Après les rigueurs corsetées du mariage de raison et les excès passionnels du mariage d’amour, les couples du XXIe siècle sont-ils sur le point d’inventer l’amour de raison ?

« Il y a du désamour dans l’infidélité »

Sur notre site Internet, les partisans de la fidélité affichent de plus en plus leurs valeurs. Ainsi, un “Avis aux infidèles” a suscité, en un mois, quelque quatre cents réponses (contre une vingtaine d’habitude…). Parmi elles, le témoignage de Hérome, une jeune femme de 33 ans.
« J’ai expérimenté toutes les facettes : infidèle, maîtresse d’un infidèle et aujourd’hui trompée… De tout cela, je suis revenue attachée à un idéal amoureux de fidélité, pour plusieurs raisons. Parce l’infidélité est rarement source d’épanouissement. Parce que l’infidèle fuit souvent un problème dans son couple ou avec lui-même. Parce qu’il/elle détourne une énergie qui pourrait être bien plus créatrice dans son couple. Parce qu’il souille son idéal amoureux. […] Aujourd’hui, mon expérience m’a appris que dans l’infidélité, il y a beaucoup de désamour pour l’autre et pour soi, qui nous mène à puiser dans l’amour des autres pour combler nos vides. Aimer vraiment est un travail à temps plein, qui demande compassion, tendresse, observation, attention, tolérance, prévenance. C’est tellement difficile que je ne vois pas comment on pourrait parvenir à le donner à plusieurs personnes en même temps. »

Les victimes de la guerre parentale



 

Les victimes de la guerre parentale

Après la séparation, certains parents entrent dans un cercle de haine, dénigrant systématiquement leur ex-conjoint. Cette attitude porte un nom : le syndrome d’aliénation parentale. En première ligne ? Les enfants.
Olivia Benhamou

En 2004, Patrice et Coline divorcent par consentement mutuel. Leur fille Rachel, alors âgée de 9 ans, passe sans difficulté du toit paternel au toit maternel. Mais lorsqu’une nouvelle femme entre dans la vie de Patrice, tout change. Rachel se met à refuser les week-ends avec son père, à lui crier : « Je te hais » quand il vient la chercher au domicile maternel, à jalouser l’affection qu’il porte à la fille de sa nouvelle compagne. « C’est évident pour moi que ces comportements lui sont suggérés par sa mère, s’exclame Patrice. A 10 ans, on n’a pas de tels raisonnements ! En plus, lorsqu’elle s’éloigne de son cadre de vie maternel, elle se détend et me manifeste à nouveau de l’affection, comme avant. Ce qui prouve bien qu’au fond, elle n’a rien contre moi. »
Aujourd’hui, Patrice a entamé une procédure pour réclamer la garde de sa fille. « En cas d’échec, je suis prêt à ce que Rachel soit placée, lâche Patrice. Tout ce que je désire, c’est qu’elle échappe à la folie de sa mère qui l’enferme progressivement dans un univers quasi sectaire. »
Le basculement peut être encore plus brutal. En l’espace d’un week-end passé chez leur père, les trois enfants de Nora, âgés de 9, 11 et 12 ans et demi, ont radicalement changé d’attitude, menaçant leur mère de faire une grève de la faim s’ils restaient habiter chez elle, refusant de s’asseoir à ses côtés, de la laisser entrer dans leur chambre, l’accusant d’attouchements.
Ces deux histoires révèlent une même souffrance engendrée chez l’enfant par la séparation : le syndrome d’aliénation parentale, cette manipulation psychique qu’un parent exerce, parfois sans en avoir conscience, sur son enfant. « Il s’agit d’un trouble de la relation plus que d’un trouble de la personnalité, explique le psychiatre Paul Bensussan, auteur notamment du Désir criminel avec Jacques Barillon (Odile Jacob, 2004). La haine et le dégoût de l’autre sont à mon avis le principal moteur de l’aliénation parentale. »
Le dénigrement de l’autre parent se fait souvent progressivement. « Cela commence par de petites choses : on ne donne pas un carnet de santé, on refuse de passer le téléphone à l’enfant quand l’ex-conjoint appelle, on prévoit des activités extrascolaires sur le temps qui lui est imparti », raconte Maître Pascaline Saint-Arroman Petroff, avocate spécialisée en droit de la famille et en divorces conflictuels. Certains vont jusqu’à déménager à l’autre bout de la France pour « punir » l’autre, ou présentent leur nouveau conjoint comme le nouveau papa ou la nouvelle maman. « Cela se termine par un rejet complet et, la plupart du temps, injustifié du parent aliéné par l’enfant, sans aucun rapport avec la qualité de leur relation jusque-là », observe Paul Bensussan.
Le comportement du parent aliénant se révèle dramatique pour la construction psychique de l’enfant : « L’enfant victime d’aliénation parentale a un raisonnement totalement manichéen, souligne le docteur Bensussan. Un parent ne présente plus que des défauts, l’autre, que des qualités. L’enfant ne retrouve même plus un seul bon souvenir avec le parent rejeté… Il faut dire et répéter que c’est une véritable maltraitance infligée aux enfants. » Ces derniers sont à la fois victimes et instruments d’une vengeance qui les dépasse. Pris dans un conflit de loyauté, ils se voient contraints de choisir entre leur père et leur mère. Une décision qu’un enfant n’a pas à prendre. La justice française ne reconnaît malheureusement pas encore clairement les dangers de cette manipulation psychique : les juges ne font pas la distinction entre l’aliénation parentale et la souffrance légitime occasionnée par toute séparation. Pour anticiper les conflits, la France pourrait prendre exemple sur le Canada, qui prévoit pour chaque couple des formations gratuites fondées sur le dialogue.


samedi 7 avril 2012

Haïti - Social : 16,1 millions d’habitants en 2050




Haïti - Social : 16,1 millions d’habitants en 2050
Haïti compte aujourd’hui près de 10 millions d’habitants dont 6.4 millions vivent sous le seuil de pauvreté. Selon les dernières projections de l’Institut Haïtien de Statistique et d’Informatique (IHSI), communiquées cette semaine, la population d’Haïti, comptera 16,1 millions d’habitants en 2050 [8,023,000 hommes et 8,126,000 femmes]. Une projection plus élevée que la précédente communiquée en juin 2010, qui prévoyait alors 13,4 millions d’habitant en 2050.

Cette actualisation des projections de la population haïtienne à l’horizon de 2050, a été réalisée par le IHSI avec le soutien du Centre Latino-américain de Démographie (Celade) et de la Commission Économique Pour l’Amérique Latine (Cepal). De plus, ces projections indiquent qu’en 2050, les 2/3 de la population haïtienne vivra en milieu urbain contre moins de 50% aujourd’hui. La répartition homme-femme restera sensiblement la même qu’aujourd’hui.

Selon Evens Joseph, Directeur de l’IHSI, ces informations sur la population haïtienne, sont indispensables au processus de planification et du développement économique et social du pays « Avec ces statistiques, nous pouvons mieux planifier l’avenir [...] Nous pouvons également nous faire une idée plus objective, des défis auxquels nous aurons à faire face : les écoles, les centres de santé à construire, les emplois à créer... »

Pour André Lemercier Georges, Ministre de l'Économie et des Finances « le gouvernement pourra se servir de ces projections pour améliorer sa compréhension des dynamiques de croissance et prédire des changements suffisamment précis, pour la prise de bonnes décisions. »

Ajouté au défi de la reconstruction du pays, il est essentiel que ces données démographiques soient prisent sérieusement en compte par nos Gouvernements, afin d’éviter que dans les années à venir, la situation soit pire que celle qui prévalait avant le 12 janvier 2010. Rappelons que la densité de la population en Haïti est actuellement de 350 habitants par kilomètre carré alors que, pour une population égale, elle n’est que de 200 habitants par kilomètre carré en République dominicaine. Faudra-t-il en arriver à la mise en place d’un planning familial plus rigoureux afin d’assurer logement, travail et nourriture aux générations futures et éviter les conséquences socio-économiques négatives de la surpopulation ?

Est-il mauvais de faire craquer ses articulations?


Quand on fait craquer ses articulations, faisant ainsi exploser les petites bulles de gaz qui se forment lorsqu'on se tord les doigts, risque-t-on de finir avec des mains rongées par l’arthrite? C’est la question que se posait un chercheur californien, après des années passées à entendre que oui, raconte Pierre Barthélémy sur LeMonde.fr. Pour en être sûr, rien de mieux que de faire un test. En se prenant soi-même comme cobaye.
L’allergologue Donald Unger a ainsi expliqué dans une correspondance publiée en 1998 par la revue spécialisée Arthritis and Rheumatism la façon dont il a procédé.
«Pendant cinquante ans, l'auteur a fait craquer les articulations des doigts de sa main gauche au moins deux fois par jour, en ne touchant pas à celles de sa main droite afin qu'elle serve de contrôle. Par conséquent, les articulations de la main gauche ont craqué au moins 36.500 fois, pendant que celles de la droite n'ont craqué que rarement et de manière spontanée. A la fin des cinquante années, ses mains ont été comparées pour juger de la présence ou non d'arthrite.»
Pierre Barthélémy rapporte le résultat:  
«Aucun signe d'arthrite et pas de différence entre les deux mains.»
Pour cette expérience, Donald Unger avait remporté en 2009 un prix IgNobel de médecine (se prononce «Ignobeul», littéralement «les Ignobles»), prix récompensant les recherches improbables, comme celles sur les vaches à prénom ou les soutien-gorge option masque à gaz.
Mais d’autres études (faites sur un échantillon plus important que cinq doigts) ont corroboré les conclusions de Donald Unger. Le Journal of the American Board of Family Medicine a ainsi publié en 2011 des travaux sur un lien éventuel entre le craquage de doigts et l’arthrite.«Dans les échantillons étudiés, composés de personnes âgées de 50 ans à 89 ans, un historique de craquage –quelle que soit la durée et la force de cette habitude– ne semble pas avoir d’impact sur l’arthrite des mains.»

Comment le stress rend malade


Les cellules du système immunitaire sont comme endormies à force de baigner dans le cortisol, l'hormone du stress.


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On dit souvent que le stress peut provoquer des maladies. Encore fallait-il le prouver. Des chercheurs de l'université de Pittsburgh l'ont fait. Ils ont étudié en détail comment l'organisme de personnes en bonne santé réagit face à une infection selon qu'ils sont stressés depuis plusieurs semaines ou pas stressés du tout. Le niveau de stress des «cobayes» était évalué grâce à un questionnaire et lors d'une consultation.
Pour leur démonstration, les chercheurs ont choisi le rhume. D'abord parce que c'est une maladie bénigne et courante que l'on peut facilement provoquer en déposant des rhinovirus dans le nez de volontaires en bonne santé. D'autre part, parce qu'il est facile de suivre l'apparition de la maladie, les symptômes étant faciles à repérer. Enfin, même si un rhume n'est pas à proprement parler un problème de santé majeur, il a l'avantage d'avoir été bien étudié, notamment sur le plan des réactions immunitaires locales (dans le nez), ce qui en fait un outil de choix pour la recherche.

Immunité déprimée

On sait que le stress affaiblit l'organisme. On sait aussi qu'une immunité déprimée rend vulnérable à certaines maladies. Il restait à faire un lien: démontrer pour une personne donnée que, si son organisme est diminué à cause d'un stress prolongé, il sera alors plus vulnérable aux virus, avec un plus grand risque d'être malade.
Le Pr Sheldon Cohen et ses collègues ont donc évalué le niveau de stress de 125 hommes et 151 femmes âgés en moyenne de 29 ans. La notion de stress prolongé inclut des difficultés depuis au moins un mois et entraînant des modifications de la routine quotidienne.

Taux de cortisol

Les volontaires ont aussi subi des tests immunologiques au cours des cinq jours d'hospitalisation imposés après l'administration des doses virales de rhume dans les narines. Il s'agissait, pour les chercheurs, d'observer ce qui se passait sur le plan immunitaire dans l'organisme des patients et de surveiller l'apparition ou non de symptômes respiratoires.
Le cortisol est une hormone libérée par les glandes surrénales en réponse à une agression et qui a un puissant rôle anti-inflammatoire. Les gens stressés ont habituellement un taux plus élevé de cortisol. Mais cette expérience inédite a montré que leur système immunitaire finit par s'adapter et résister à l'action du cortisol. Comme le souligne ce mardi l'équipe de Pittsburgh dans les PNAS(les Comptes rendus de l'Académie américaine des sciences): «Ce qui pourrait être important n'est pas le taux de l'hormone elle-même, mais la façon dont les tissus-cibles répondent au cortisol.»
En d'autres termes, quand le niveau de résistance au cortisol des cellules immunitaires est élevé, cela signifie qu'elles sont en quelque sorte endormies, sourdes au message anti-inflammatoire du cortisol qui leur est adressé.

Résistance

Cette théorie séduisante pourrait expliquer les résultats si souvent discordants dans les études où l'intensité du stress est simplement évaluée sur le niveau de cortisol. Et surtout, elle est confortée par les résultats mêmes de l'étude.
En effet, si l'on s'en tient à rechercher un lien entre le taux de cortisol et la survenue de rhume, rien de probant n'émerge. En revanche, si l'on tient compte du niveau de résistance au cortisol des cellules immunitaires, tout s'éclaire d'un jour nouveau. Car sous l'effet d'un stress prolongé, le niveau de résistance des cellules au cortisol augmente et, dans ce cas, l'inflammation donc le développement de l'infection sont favorisés puisque l'effet anti-inflammatoire du cortisol est atténué.

Facteur de risque

D'ailleurs, ce sont bien les patients dont le système immunitaire était endormi depuis plusieurs semaines par un stress prolongé, et donc avec la résistance au cortisol la plus nette, qui ont eu un rhume dans les jours suivant l'exposition au virus.
Cet enchaînement serait-il valable pour d'autres maladies? Il faudra le démontrer, car l'identification du stress psychologique comme facteur de risque pour la santé n'a, pour l'instant, été relevée de façon convaincante que pour les maladies cardio-vasculaires, les maladies auto-immunes, le diabète et la dépression.
Et même dans ce cas, l'existence d'une association ne signifie pas automatiquement qu'il y ait un lien de cause à effet. Ce sont des études adoptant, comme à Pittsburgh, une méthodologie fine pour évaluer le stress réellement perçu au niveau des cellules qui pourront donner la réponse.

jeudi 5 avril 2012

Pourquoi parler de sexualité avant l'adolescence ?


 

Les parents pensent souvent qu'il faut parler de sexualité à leurs enfants au moment de la puberté, car c'est une période difficile à passer, avec les premiers émois sexuels, le début de leur vie amoureuse... Pourtant, il est bien plus facile de leur parler de sexualité beaucoup plus tôt... Catherine, vous allez nous expliquer comment et pourquoi...

-      Parce que leur corps ne change pas encore de manière brutale voire violente. Ils sont encore à l'aise avec lui, donc plus zen pour recevoir l'information sexuelle.
-      Parce que les hormones sexuelles ne sont pas encore actives. Leurs émotions de désir, d'attirance, leur imaginaire érotique ne fonctionnent pas encore. Alors, ils est plus facile d'échanger avec eux.
-      Parce qu'avant la puberté, ils sont très curieux donc très réceptifs. Le mystère de la vie et de l'amour les fascine.
-      Parce que lorsque la puberté commence, ils prennent de la distance avec leurs parents. Une distance physique et émotionnelle. Il est alors plus difficile d'être proche d'eux pour parler de sexualité. Cela les gêne terriblement.
-      Parce qu'ils ont besoin d'information avant de vivre leur puberté pour la vivre au mieux. Et d'informations avant le début de leur vie sexuelle pour que cela se passe au mieux.
-      Parce que les jeunes sans aucune information ont tendance à se précipiter dans une sexualité précoce pour découvrir enfin ce qu'on leur cache et dont on ne veut pas leur parler.
-      Parce que si la sexualité est intégrée à la vie, ils seront plus à même de se protéger des Infections Sexuellement Transmissibles et des grossesses non désirées.

Pourquoi les hommes ont-ils de moins en moins de spermatozoïdes?



Pour rester un homme bien fertile, que faire ?
- Arrêter de fumer ! Le tabac agresse les spermatozoïdes.


- Rester mince. Le surpoids rend moins fertile.
- Eviter les perturbateurs endocriniens qui dérèglent le système hormonal et la fertilité :
- Ne jamais conserver les aliments dans des récipients en plastique qui contiennent des perturbateurs endocriniens. Les conserver dans des récipients en terre ou en verre, ou en inox, sans film plastique.
-        Utiliser des biberons en verre pour les bébés.
-        Éviter la vaisselle en plastique marquée de triangles 3, 6 et 7. Et les sigles PVC, PS ou PC.
-        Ne pas boire dans des canettes ni manger des conserves contenues dans des récipients en métal. La pellicule interne des conserves contient des perturbateurs endocriniens qui passent dans la nourriture. Préférer les boissons et conserves dans des récipients en verre.
-        Manger peu de viande et de produits laitiers, et plus de fruits et légumes. Car les graisses animales sont très contaminées par les perturbateurs endocriniens.
-        Choisir des fruits et légumes bios ou le moins traités possible afin d’éviter les résidus de pesticides qui sont des perturbateurs endocriniens.
-        Bien regarder la composition des cosmétiques pour éviter ceux qui contiennent des parabènes. Car ces substances entrent dans le corps en traversant la peau.
-        Ne pas utiliser de poêle traitée au teflon car elle contient des composés perfluorés.
-        Éviter les parfums d’intérieur, les aérosols parfumés.
A lire : Un dossier sur les perturbateurs endocriniens :
 

MESSAGE DE SA SAINTETÉ BENOÎT XVI POUR LE CARÊME 2012


MESSAGE DE SA SAINTETÉ
BENOÎT XVI
POUR LE CARÊME 201
2
«Faisons attention les uns aux autres
pour nous stimuler dans la charité et les œuvres bonnes» 
(He 10, 24)

Frères et sœurs,
Le Carême nous offre encore une fois l’opportunité de réfléchir sur ce qui est au cœur de la vie chrétienne : la charité. En effet, c’est un temps favorable pour renouveler, à l’aide de la Parole de Dieu et des Sacrements, notre itinéraire de foi, aussi bien personnel que communautaire. C’est un cheminement marqué par la prière et le partage, par le silence et le jeûne, dans l’attente de vivre la joie pascale.
Cette année, je désire proposer quelques réflexions à la lumière d’un bref texte biblique tiré de la Lettre aux Hébreux : « Faisons attention les uns aux autres pour nous stimuler dans la charité et les œuvres bonnes » (10, 24). Cette phrase fait partie d’une péricope dans laquelle l’écrivain sacré exhorte à faire confiance à Jésus Christ comme Grand prêtre qui nous a obtenu le pardon et l’accès à Dieu. Le fruit de notre accueil du Christ est une vie selon les trois vertus théologales : il s’agit de nous approcher du Seigneur « avec un cœur sincère et dans la plénitude de la foi » (v. 22), de garder indéfectible « la confession de l’espérance » (v. 23) en faisant constamment attention à exercer avec nos frères « la charité et les œuvres bonnes » (v. 24). Pour étayer cette conduite évangélique – est-il également affirmé -, il est important de participer aux rencontres liturgiques et de prière de la communauté, en tenant compte du but eschatologique : la pleine communion en Dieu (v. 25). Je m’arrête sur le verset 24 qui, en quelques mots, offre un enseignement précieux et toujours actuel sur trois aspects de la vie chrétienne: l’attention à l’autre, la réciprocité et la sainteté personnelle.
1. « Faisons attention » : la responsabilité envers le frère.
Le premier élément est l’invitation à « faire attention » : le verbe grec utilisé est katanoein, qui signifie bien observer, être attentifs, regarder en étant conscient, se rendre compte d’une réalité. Nous le trouvons dans l’Évangile, lorsque Jésus invite les disciples à « observer » les oiseaux du ciel qui, bien qu’ils ne s’inquiètent pas, sont l’objet de l’empressement et de l’attention de la Providence divine (cf. Lc 12, 24), et à « se rendre compte » de la poutre qui se trouve dans leur œil avant de regarder la paille dans l’œil de leur frère (cf. Lc 6, 41). Nous trouvons aussi cet élément dans un autre passage de la même Lettre aux Hébreux, comme invitation à « prêter attention à Jésus » (3, 1), l’apôtre et le grand prêtre de notre foi. Ensuite, le verbe qui ouvre notre exhortation invite à fixer le regard sur l’autre, tout d’abord sur Jésus, et à être attentifs les uns envers les autres, à ne pas se montrer étrangers, indifférents au destin des frères. Souvent, au contraire, l’attitude inverse prédomine : l’indifférence, le désintérêt qui naissent de l’égoïsme dissimulé derrière une apparence de respect pour la « sphère privée ». Aujourd’hui aussi, la voix du Seigneur résonne avec force, appelant chacun de nous à prendre soin de l’autre. Aujourd’hui aussi, Dieu nous demande d’être les « gardiens » de nos frères (cf. Gn 4, 9), d’instaurer des relations caractérisées par un empressement réciproque, par une attention au bien de l’autre et à tout son bien. Le grand commandement de l’amour du prochain exige et sollicite d’être conscients d’avoir une responsabilité envers celui qui, comme moi, est une créature et un enfant de Dieu : le fait d’être frères en humanité et, dans bien des cas, aussi dans la foi, doit nous amener à voir dans l’autre un véritable alter ego, aimé infiniment par le Seigneur. Si nous cultivons ce regard de fraternité, la solidarité, la justice ainsi que la miséricorde et la compassion jailliront naturellement de notre cœur. Le Serviteur de Dieu Paul VI affirmait qu’aujourd’hui le monde souffre surtout d’un manque de fraternité : « Le monde est malade. Son mal réside moins dans la stérilisation des ressources ou dans leur accaparement par quelques-uns, que dans le manque de fraternité entre les hommes et entre les peuples » (Lett. enc. Populorum progressio [26 mars 1967], n. 66).
L’attention à l’autre comporte que l’on désire pour lui ou pour elle le bien, sous tous ses aspects : physique, moral et spirituel. La culture contemporaine semble avoir perdu le sens du bien et du mal, tandis qu’il est nécessaire de répéter avec force que le bien existe et triomphe, parce que Dieu est « le bon, le bienfaisant » (Ps 119, 68). Le bien est ce qui suscite, protège et promeut la vie, la fraternité et la communion. La responsabilité envers le prochain signifie alors vouloir et faire le bien de l’autre, désirant qu’il s’ouvre lui aussi à la logique du bien ; s’intéresser au frère veut dire ouvrir les yeux sur ses nécessités. L’Écriture Sainte met en garde contre le danger d’avoir le cœur endurci par une sorte d’« anesthésie spirituelle » qui rend aveugles aux souffrances des autres. L’évangéliste Luc rapporte deux paraboles de Jésus dans lesquelles sont indiqués deux exemples de cette situation qui peut se créer dans le cœur de l’homme. Dans celle du bon Samaritain, le prêtre et le lévite « passent outre », avec indifférence, devant l’homme dépouillé et roué de coups par les brigands (cf. Lc 10, 30-32), et dans la parabole du mauvais riche, cet homme repu de biens ne s’aperçoit pas de la condition du pauvre Lazare qui meurt de faim devant sa porte (cf. Lc 16, 19). Dans les deux cas, nous avons à faire au contraire du « prêter attention », du regarder avec amour et compassion. Qu’est-ce qui empêche ce regard humain et affectueux envers le frère ? Ce sont souvent la richesse matérielle et la satiété, mais c’est aussi le fait de faire passer avant tout nos intérêts et nos préoccupations personnels. Jamais, nous ne devons nous montrer incapables de « faire preuve de miséricorde » à l’égard de celui qui souffre ; jamais notre cœur ne doit être pris par nos propres intérêts et par nos problèmes au point d’être sourds au cri du pauvre. À l’inverse, c’est l’humilité de cœur et l’expérience personnelle de la souffrance qui peuvent se révéler source d’un éveil intérieur à la compassion et à l’empathie : « Le juste connaît la cause des faibles, le méchant n’a pas l’intelligence de la connaître » (Pr 29, 7). Nous comprenons ainsi la béatitude de « ceux qui sont affligés » (Mt 5, 4), c’est-à-dire de ceux qui sont en mesure de sortir d’eux-mêmes pour se laisser apitoyer par la souffrance des autres. Rencontrer l’autre et ouvrir son cœur à ce dont il a besoin sont une occasion de salut et de béatitude.
« Prêter attention » au frère comporte aussi la sollicitude pour son bien spirituel. Je désire rappeler ici un aspect de la vie chrétienne qui me semble être tombé en désuétude : la correction fraternelle en vue du salut éternel. En général, aujourd’hui, on est très sensible au thème des soins et de la charité à prodiguer pour le bien physique et matériel des autres, mais on ne parle pour ainsi dire pas de notre responsabilité spirituelle envers les frères. Il n’en est pas ainsi dans l’Église des premiers temps, ni dans les communautés vraiment mûres dans leur foi, où on se soucie non seulement de la santé corporelle du frère, mais aussi de celle de son âme en vue de son destin ultime. Dans l’Écriture Sainte, nous lisons : « Reprends le sage, il t'aimera. Donne au sage : il deviendra plus sage encore ; instruis le juste, il accroîtra son acquis » (Pr 9, 8s). Le Christ lui-même nous commande de reprendre le frère qui commet un péché (cf. Mt 18, 15). Le verbe utilisé pour définir la correction fraternelle – elenchein – est le même que celui qui indique la mission prophétique de la dénonciation propre aux chrétiens envers une génération qui s’adonne au mal (cf. Ep 5, 11). La tradition de l’Église a compté parmi les œuvres de miséricorde spirituelle celle d’« admonester les pécheurs ». Il est important de récupérer cette dimension de la charité chrétienne. Il ne faut pas se taire face au mal. Je pense ici à l’attitude de ces chrétiens qui, par respect humain ou par simple commodité, s’adaptent à la mentalité commune au lieu de mettre en garde leurs frères contre des manières de penser et d’agir qui sont contraires à la vérité, et ne suivent pas le chemin du bien. Toutefois le reproche chrétien n’est jamais fait dans un esprit de condamnation ou de récrimination. Il est toujours animée par l’amour et par la miséricorde et il naît de la véritable sollicitude pour le bien du frère. L’apôtre Paul affirme : « Dans le cas où quelqu’un serait pris en faute, vous les spirituels, rétablissez-le en esprit de douceur, te surveillant toi-même, car tu pourrais bien, toi aussi être tenté » (Ga 6, 1). Dans notre monde imprégné d’individualisme, il est nécessaire de redécouvrir l’importance de la correction fraternelle, pour marcher ensemble vers la sainteté. Même « le juste tombe sept fois » (Pr 24, 16) dit l’Écriture, et nous sommes tous faibles et imparfaits (cf.1 Jn 1, 8). Il est donc très utile d’aider et de se laisser aider à jeter un regard vrai sur soi-même pour améliorer sa propre vie et marcher avec plus de rectitude sur la voie du Seigneur. Nous avons toujours besoin d’un regard qui aime et corrige, qui connaît et reconnaît, qui discerne et pardonne (cf. Lc 22, 61), comme Dieu l’a fait et le fait avec chacun de nous.
2. « Les uns aux autres » : le don de la réciprocité.
Cette « garde » des autres contraste avec une mentalité qui, réduisant la vie à sa seule dimension terrestre, ne la considère pas dans une perspective eschatologique et accepte n’importe quel choix moral au nom de la liberté individuelle. Une société comme la société actuelle peut devenir sourde aux souffrances physiques comme aux exigences spirituelles et morales de la vie. Il ne doit pas en être ainsi dans la communauté chrétienne! L’apôtre Paul invite à chercher ce qui « favorise la paix et l'édification mutuelle » (Rm 14, 19), en plaisant « à son prochain pour le bien, en vue d'édifier » (Ibid.15, 2), ne recherchant pas son propre intérêt, « mais celui du plus grand nombre, afin qu'ils soient sauvés » (1 Co 10, 33). Cette correction réciproque et cette exhortation, dans un esprit d’humilité et de charité, doivent faire partie de la vie de la communauté chrétienne.
Les disciples du Seigneur, unis au Christ par l’Eucharistie, vivent dans une communion qui les lie les uns aux autres comme membres d’un seul corps. Cela veut dire que l’autre m’est uni de manière particulière, sa vie, son salut, concernent ma vie et mon salut. Nous abordons ici un élément très profond de la communion : notre existence est liée à celle des autres, dans le bien comme dans le mal ; le péché comme les œuvres d’amour ont aussi une dimension sociale. Dans l’Église, corps mystique du Christ, cette réciprocité se vérifie : la communauté ne cesse de faire pénitence et d’invoquer le pardon des péchés de ses enfants, mais elle se réjouit aussi constamment et exulte pour les témoignages de vertu et de charité qui adviennent en son sein. « Que les membres se témoignent une mutuelle sollicitude » (cf.1 Co 12, 25), affirme saint Paul, afin qu’ils soient un même corps. La charité envers les frères, dont l’aumône – une pratique caractéristique du carême avec la prière et le jeûne – est une expression, s’enracine dans cette appartenance commune. En se souciant concrètement des plus pauvres, le chrétien peut exprimer sa participation à l’unique corps qu’est l’Église. Faire attention aux autres dans la réciprocité c’est aussi reconnaître le bien que le Seigneur accomplit en eux et le remercier avec eux des prodiges de grâce que le Dieu bon et tout-puissant continue de réaliser dans ses enfants. Quand un chrétien perçoit dans l’autre l’action du Saint Esprit, il ne peut que s’en réjouir et rendre gloire au Père céleste (cf. Mt 5, 16).
3. « pour nous stimuler dans la charité et les œuvres bonnes » : marcher ensemble dans la sainteté.
Cette expression de la Lettre aux Hébreux (10, 24), nous pousse à considérer l’appel universel à la sainteté, le cheminement constant dans la vie spirituelle à aspirer aux charismes les plus grands et à une charité toujours plus élevée et plus féconde (cf.1 Co 12, 31-13, 13). L’attention réciproque a pour but de nous encourager mutuellement à un amour effectif toujours plus grand, « comme la lumière de l'aube, dont l'éclat grandit jusqu'au plein jour » (Pr 4, 18), dans l’attente de vivre le jour sans fin en Dieu. Le temps qui nous est accordé durant notre vie est précieux pour découvrir et accomplir les œuvres de bien, dans l’amour de Dieu. De cette manière, l’Église elle-même grandit et se développe pour parvenir à la pleine maturité du Christ (cf. Ep 4, 13). C’est dans cette perspective dynamique de croissance que se situe notre exhortation à nous stimuler réciproquement pour parvenir à la plénitude de l’amour et des œuvres bonnes.
Malheureusement, la tentation de la tiédeur, de l’asphyxie de l’Esprit, du refus d’« exploiter les talents » qui nous sont donnés pour notre bien et celui des autres (cf. Mt 25, 25s) demeure. Nous avons tous reçu des richesses spirituelles ou matérielles utiles à l’accomplissement du plan divin, pour le bien de l’Église et pour notre salut personnel (cf. Lc 12, 21b ; 1 Tm 6, 18). Les maîtres spirituels rappellent que dans la vie de la foi celui qui n’avance pas recule. Chers frères et sœurs, accueillons l’invitation toujours actuelle à tendre au « haut degré de la vie chrétienne » (Jean-Paul II, Lett. ap. Novo millennio ineunte [6 janvier 2001], n.31). En reconnaissant et en proclamant la béatitude et la sainteté de quelques chrétiens exemplaires, la sagesse de l’Église a aussi pour but de susciter le désir d’en imiter les vertus. Saint Paul exhorte : « rivalisez d’estime réciproque » (Rm 12, 10).
Face à un monde qui exige des chrétiens un témoignage renouvelé d’amour et de fidélité au Seigneur, tous sentent l’urgence de tout faire pour rivaliser dans la charité, dans le service et dans les œuvres bonnes (cf. He 6, 10). Ce rappel est particulièrement fort durant le saint temps de préparation à Pâques. Vous souhaitant un saint et fécond Carême, je vous confie à l’intercession de la Bienheureuse Vierge Marie et, de grand cœur, j’accorde à tous la Bénédiction apostolique.

Durée des rapports sexuels


Durée des rapports sexuels: des données pour favoriser des attentes réalistes


Des chercheurs américains en psychologie ont recueilli l'opinion de spécialistes sur les durées adéquates ou satisfaisantes des relations sexuelles. Eric Corty et Jenay Guardiani ont mené leur enquête auprès de 50 membres de la Society for Sex Therapy and Research incluant des psychologues, des médecins, des travailleurs sociaux, des thérapeutes familiaux et des infirmières.

Trente-quatre spécialistes ont répondu à l'enquête et fourni leur opinion sur les durées des rapports sexuels, considérés à partir de la pénétration jusqu'à l'orgasme (n'incluant donc pas les préliminaires et autres formes d'activité), adéquates et satisfaisantes.



Les moyennes des réponses des thérapeutes correspondent à ces échelles de temps: 

Durée adéquate: 3 à 7 minutes
Durée désirable: 7 à 13 minutes
Durée trop courte: 1 à 2 minutes
Durée trop longue: 10 à 30 minutes 

Dr. Irwin Goldstein, éditeur du Journal of Sexual Medicine dans lequel cette enquête est publiée, cite une recherche sur quatre semaines auprès de 1500 couples en 2005 qui montrait que la durée médiane de la pénétration était de 7.3 minutes. 

"L'interprétation qu'un homme ou une femme fait de son fonctionnement sexuel et de celui de son ou sa partenaire dépend de croyances personnelles développées à partir de messages formels ou informels de la société sur le plaisir et les performances sexuelles. Malheureusement, la culture populaire actuelle renforce des stéréotypes concernant l'activité sexuelle. Plusieurs hommes et femmes semblent croire à un modèle fantaisiste", disent les chercheurs. 

Des recherches passées ont montré qu'une grande proportion des hommes et des femmes souhaitaient que la pénétration dure 30 minutes ou plus. 

"Cela semble une situation propice à la déception et l'insatisfaction", dit Corty. "Avec cette enquête, nous souhaitons dissiper ces fantaisies et encourager les hommes et les femmes avec des données réalistes au sujet de la durée acceptable des relations sexuelles et ainsi prévenir des déceptions et des dysfonctions." 

mercredi 28 mars 2012

Quel est le sens du Carême ?



Le mot « carême » vient du latin quadragesima, qui signifie quarantième (sous-entendu : jour), le quarantième jour étant le jour de Pâques. Ce temps nous rappelle les quarante jours du Christ au désert mais aussi les quarante années que le peuple juif passa en exil avant d’entrer sur la Terre promise. Durant ce temps l’Église nous invite à nous préparer à la grande fête de Pâques qui commémore la Résurrection du Christ, venu libérer tous les hommes du poids de leurs entraves et proposer l’amour à tous.
Le Carême n’est pas seulement un temps de sacrifice ou de pénitence, c’est avant tout une invitation à nous concentrer sur l’essentiel : Jésus-Christ. Mais garder ses yeux sur Lui, le suivre et l’imiter, est exigeant. Cela demande de choisir entre la vie d’amour que propose le Christ et nos petits égoïsmes... Le Carême est un temps pour revenir à l’essentiel et considérer le superflu et l’accessoire à leur juste place. Faire pénitence c’est se détacher de ce qui nous retient, s’ouvrir aux autres et se convertir au Christ pour accéder à la vraie liberté d’aimer comme Lui nous a aimé jusqu’à donner sa vie.
Du mercredi des Cendres, qui nous rappelle que notre vie sur terre n’est qu’un passage, à la nuit de Pâques qui nous montre que l’Éternité nous attend, il y a quarante jours de préparation. Pour atteindre ce nombre symbolique, il faut enlever les cinq dimanches du Carême ainsi que le dimanche des Rameaux, qui ne sont pas des jours de pénitence. En effet, même pendant le Carême, nous sommes invités, le dimanche, à célébrer la Résurrection du Seigneur. À travers la messe de chacun de ces jours de Carême, l’Église nous donne un nouvel élan pour profiter pleinement de ce temps de Carême.

Combien d’amis faut-il pour être heureux ?


Il suffit d’avoir déjà été seul au restaurant ou à une soirée où personne ne vous adresse la parole pour s’en rendre compte : il est difficile d’être heureux sans amis.
L’homme est un animal social et le besoin d’appartenance est fortement ancré dans notre biologie : pour la chasse au mammouth, quatre paires de bras valent mieux qu’une… Ainsi, les recherches montrent que comme les relations amoureuses, les relations d’amitié sont un ingrédient primordial du bonheur.
L'amitié est-elle indispensable au bonheur ?
L'amitié est-elle indispensable au bonheur ? © Tiago Ribeiro, Creative Commons Attribution 2.0 Generic license
Le professeur Oswald a calculé à titre théorique combien d’argent il faudrait gagner en plus par mois pour compenser le fait de ne pas avoir d’amis. La réponse : 6.000 euros.
Mais existe-t-il un nombre optimal d’amis pour être heureux ?
Le docteur Richard Tunney de l’université de Nottingham a tenté de mettre à l’épreuve des faits le vieil adage « Plus on est de fous plus on rit ». Plus de 1.760 Anglais ont répondu à une enquête portant sur leurs relations d’amitié(nombre, ancienneté, qualité, etc.) et leur satisfaction dans la vie en général. Richard Tunney a découvert que les participants qui avaient moins de cinq amis n’étaient que 40 % à se déclarer très heureux. Avoir entre cinq et dix amis augmentait cette proportion à 50 %. Enfin, les personnes ayant plus de dix amis avaient plus d’une chance sur deux (55 %) de se déclarer très heureux. D’une manière générale, les gens qui se disaient « extrêmement satisfaits » de leur vie avaient deux fois plus d’amis que ceux qui se déclaraient « extrêmement insatisfaits ». En revanche, les résultats de l’étude ont montré qu’au-delà de dix, le nombre d’amis supplémentaires n’a plus d’influence sur le bonheur. Par ailleurs, l’amitié n’est évidemment pas seulement une question que quantité : la qualité des relations compte également. À ce niveau, il semble qu’il vaille mieux entretenir ses anciennes relations que d’en créer de nouvelles : pour les participants, les vieux amis proches avaient plus de poids dans la balance du bonheur que les nouvelles relations.

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