vendredi 13 janvier 2012

L'émotion du baiser



Couple qui s'embrasse

D'humeur câline, joueuse ou carrément sexuelle, le baiser se conjugue à tous les temps de l'amour, naviguant entre tendresse, passion et désir. Comment et pourquoi s'embrasse t-on ? Est-ce un baromètre de bonne santé dans un couple ? Quelles émotions un baiser provoque t-il ? Plurielles a recueilli l'avis du docteur Mimoun, gynécologue andrologue... Et aussi vos plus beaux souvenirs !

Le baiser est-il un bon baromètre de la vie de couple ?
Oui, c'est un bon baromètre. Un couple qui ne s'embrasse plus doit s'en inquiéter. Il faut en tenir compte sans pour autant dramatiser. Tout dépend de la raison pour laquelle on ne s'embrasse plus. Cela peut venir d'un désamour comme d'un problème psychologique.
Paradoxalement, le baiser est la chose la plus intime pour certains. Il est plus facile pour ces certaines personnes de pratiquer la fellation voire la sodomie que d'embrasser.
Disons qu'à ce moment-là, le baiser ou plutôt l'absence de baiserdevient un baromètre d'équilibre psychologique.
Un baiser donne souvent plus sur le plan émotionnel qu'un acte sexuel. On peut donc penser d'une personne qui refuse d'embrasser qu'elle se protège au plan émotionnel. C'est d'ailleurs le cas classique des prostituées.
Doit-on s'embrasser en public ?
Il est évident que les manifestations extérieures de l'affection du couplesont importantes et témoignent d'une bonne vitalité de ce dernier. Elles peuvent se traduire aussi bien par des gestes tendres que par desbaisers. Ceux-ci sont des signes visibles de l'intimité du couple pour l'entourage.
On pense souvent d'un homme qui embrasse bien qu'il fera bien l'amour. Qu'en pensez-vous ?
L'impression de réussite d'un baiser est très subjective... C'est un peu comme quand une femme dit d'un homme qu'il fait bien l'amour. Elle ignore que c'est elle qui, par son désir pour cet homme et les réactions qu'elle manifeste, le stimule.
Par ailleurs, il en est sans doute du baiser comme du toucher, de la peau. Il y a des peaux qui vont émouvoir et d'autres moins.

Vos plus beaux souvenirs...
" Ce que j'apprécie dans un baiser, c'est avant tout la surprise et la sensualité.... "
" Je garde en mémoire tous les "premiers baisers". Je me souviens des lieux, des circonstances, des sensations... Pour moi ce premierbaiser est très important, vraiment révélateur de la relation et surtout de la personnalité de l'homme que j'embrasse. Un premier baiser "raté" (trop "systématique", trop "je connais le mode d'emploi et je l'applique") me mets mal à l'aise. Ce que j'apprécie dans un baiser, c'est avant tout la surprise et la sensualité. C'est l'impression que ce baiser est unique. Mais c'est aussi l'aspect ludique (je préfère quelqu'un de joueur plutôt qu'un laborieux...) "
Céline, 34 ans
" Durant un bref instant, plus rien n'existait... "" C'était l'avant-veille des résultats du baccalauréat. On m'avait traînée à un de ces dîners de famille parfaitement ennuyeux. Sur le chemin, j'imaginais l'horrible soirée que j'allais passer. Mais en arrivant, j'ai croisé le regard d'un beau brun. Pendant que je disais bonjour à tout le monde, on se jetait des regards à la dérobée. Quand on me l'a présenté, il m'a fait la bise et là déjà j'ai ressenti comme un frisson. A table, ma tante avait eu la bonne idée de nous placer face à face. On a alors fait plus ample connaissance. Ça se passait sur une péniche et après le dîner, on pouvait aller danser en bas. Il m'a proposé d'y aller. Au début timide, il a finit par m'inviter à danser un slow. Tout un coup, quelqu'un nous a prévenu que le dessert était servi. J'ai tourné la tête et il m'a alors embrassé sur la joue, surprise, je me suis alors retournée et là il m'a donné un baiser à la fois tendre et passionné. Durant un bref instant, plus rien n'existait, je me sentais bien dans ses bras. Cette aventure n'a duré qu'une soirée mais elle reste l'un de mes plus beaux souvenirs. "
Laëtitia, 23 ans

" C'était super agréable et très enrobant... "" Ca faisait deux mois que j'étais sur "le coup". Deux mois pour décrocher un rencard seule avec lui en tête à tête !
La première soirée, nous sommes allés au restaurant et nous nous sommes quittés le plus cordialement du monde après avoir parlé jusqu'à 3 heures du matin. Le rencard d'après, re-belotte au resto, puis à nouveau les grandes discussions pendant des heures. Il parlait, il parlait et moi je me disais "mais il va jamais m'embrasser ? J'en peux plus !". On sort de la voiture pour se dire au revoir et toujours rien, on continuait à parler. Enfin, au moment de se dire au revoir, il s'est approché et il a juste posé ses lèvres sur les miennes, puis il est parti. Forcément j'étais hyper contente mais très décontenancée que ce soit un baiser aussi chaste. Mais il y avait un côté "charmant", je trouvais cela très délicat et surtout inattendu !
Enfin lors du rendez-vous suivant, nous avons mis facilement une bonne heure avant de finalement nous embrasser franchement et là, c'était super agréable et très "enrobant". Après on ne s'est plus quitté... "
Elisa, 30 ans
" Ce dont je me souviens, c'est la bouffée de bonheur qui me submergeait... "" Un an plus tôt, nous étions en terminale. Nous nous tournions autour, l'air de pas y toucher, et de fait...nous n'y avons pas touché. Lorsque nous nous sommes revus à une soirée, en septembre de l'année suivante, je savais par un ami commun qu'il en pinçait toujours pour moi et cela ne me laissait pas indifférente. Nous avons dansé puis nous nous sommes approchés du buffet pour boire un verre. C'est alors que nos mains se sont frôlées, puis rejointes.
Nous sommes sortis à l'extérieur pour nous embrasser. Je ne me souviens plus comment était ce baiser. Ce dont je me souviens, c'est la bouffée de bonheur qui me submergeait à cet instant. Ce baiserm'allégeait d'un poids, il déversait d'un seul coup les tonnes de " je t'aime"  que nous avions gardés secrets si longtemps. "
Laurence, 28 ans

Apprendre à connaître ses zones érogènes


Pour avoir une sexualité épanouie, il est utile de connaître ses zones érogènes. Du bout des doigts et de ceux de votre partenaire, partez à la découverte de ces parties où le plaisir vous attend, selon une carte topologique que nous vous proposons ici.

Lorsque nous venons de rencontrer un partenaire, une partie du jeu est de le découvrir, de lui apprendre les secrets de notre corps et sa façon de réagir aux caresses. Lorsque vous êtes en couple, votre partenaire et vous devez connaître les zones qui vous mènent tous les deux au plaisir. Si, chez l'homme, ce sont les parties génitales qui sont les plus érogènes, une femme a une sexualité différente et, chez elle, l'ensemble du corps est érotisé. À elle de se connaître et de se faire connaître.
couple sexy au lit
Faire l'amour, ça commence dans la tête !

Le cerveau est une zone érogène qu'il ne faut absolument pas négliger. Le plaisir passe par les fantasmes, les rêves, l'imaginaire. Les neurotransmetteurs donnent des informations du plaisir à votre corps ce qui permet de déclencher l'orgasme. Endorphine, dopamine et autre acétylcholine sont libérées pour procurer ce sentiment de bien-être tellement agréable.
Le visage est une zone de don, de réception et de lecture. Par vos expressions, votre partenaire peut y lire vos émotions ; par les caresses, vous pouvez recevoir un plaisir d'une infinie délicatesse. Les paupières, le creux de l'oreille, le tour de la bouche, les ailes du nez répondent aux effleurements et aux souffles d'air en procurant de délicieux frissons. Le baiser n'est pas qu'un préliminaire de cinéma. Par le goût de la bouche de votre partenaire et de sa langue, vous entrez en intimité étroite avec lui.
La nuque peut se laisser détendre par un tendre massage, comme l'ensemble du dos.
Au bas du dos se trouve le losange de Michaelis, à la naissance du sillon interfessier. Sa peau douce est agréable à caresser et sa stimulation provoque des tensions des muscles de la région des fesses qui agrémentent les préliminaires et l'acte sexuel.
Les seins sont une zone érogène qui ne l'est pas que dans l'imaginaire des hommes ! Ils sont reliés neurologiquement au sexe et certaines femmes atteignent même l'orgasme par leur seule stimulation. Certains hommes également apprécient les caresses manuelles ou buccales de leurs mamelons.
Le ventre est une zone qui permet d'approcher doucement des organes génitaux et de créer une attente par des caresses.
Le point G
Le « point G » a fait couler beaucoup d'encre et certaines femmes se demandent s'il s'agit-là d'un mythe sur la sexualité ou pas. À 4 ou 5 cm de l'entrée de votre vagin se trouve un coussinet. Sa stimulation déclenche l'orgasme et sécrète, chez les femmes fontaine, un liquide ressemblant à de l'eau. Pour partir à la recherche de votre point G, vous pouvez utiliser vos doigts ou un sexe toy. Préparez votre quête avec quelques préliminaires car la zone se gorge alors de sang et devient plus sensible, donc plus facile à repérer. Maintenez une pression sur vos parois vaginales car le point G y est sensible. La stimulation du clitoris peut aider à atteindre l'orgasme mais ne vous forcez à aucune performance car il n'y a rien de plus inhibant que cela.
Le clitoris permet un orgasme chez la quasi totalité des femmes. Peu de femmes sont vaginales et, souvent, l'orgasme vaginal vient avec la maturité et la connaissance de son corps. L'orgasme clitoridien est obtenu par frottement, pression du clitoris et peut être déclenché par stimulation manuelle ou buccale.
L'anus est une zone érogène qui peut déclencher le plaisir soit par l'excitation mentale que procure la transgression d'un tabou, soit par la stimulation du point G à travers la paroi rectale. La sodomie est une forme de sexualité qui doit être appréciée par les deux partenaires pour être pratiquée car elle peut être représentée de façon positive ou négative. La zone demande une approche délicate en raison de l'absence de lubrification naturelle à cet endroit.
Le périnée a une richesse nerveuse importante et est hautement excitable chez les femmes comme chez les hommes. Certains le considèrent comme le point G masculin.

Notre conseil
Toute la peau est une vaste zone érogène que vous et votre partenaire pouvez explorer avec patience et passion. Une zone érogène ne mène pas forcément à l'orgasme et pour les explorer avec intensité, il faut parfois oublier le but de l'acte sexuel pour apprécier toutes les étapes d'une sexualité riche et d'un plaisir crescendo

Sexe : pourquoi c'est bon pour la santé ?


Tout l'organisme profite des effets bénéfiques de l'acte sexuel. Mais encore faut-il faire l'amour trois fois par semaine pendant au moins une demi-heure pour en retirer de réels bénéfices. Plurielles.fr vous en dit plus sur tous ces bienfaits.

- Comme lorsque vous faites du sport, ce sont tous les muscles qui travaillent pendant l'acte sexuel et encore plus quand vous changez de position régulièrement.
- C'est excellent pour le psychisme. Plus vous faites l'amour plus vous vous sentez bien dans votre tête et votre corps. Parfait donc pour améliorer la confiance en soi.
- Faire des câlins est un bon moyen de se déstresser. " Toutefois l'homme va penser à faire l'amour pour se relaxer alors que la femme va attendre d'être moins stressée pour pouvoir faire l'amour. D'où parfois quelques conflits ! " précise le docteur Mimoun, gynécologue et psychosomaticien.
- L'amour améliore le sommeil, c'est un somnifère naturel. De plus il gomme l'anxiété et l'énervement.
- C'est bon pour le cœur, cela fait fonctionner la pompe cardiaque. Lors de l'orgasme le cœur peut atteindre 180 pulsations/minute et contrairement à ce que le corps médical a très longtemps affirmé, même en cas de problème cardiaque on peut faire l'amour.
- Le sexe renforce les défenses immunitaires. Idéal donc pour échapper aux rhumes et autre vilaine grippe.
- Chez la femme, la stimulation du mamelon et l'orgasme protègeraient contre le cancer du sein. " Mais attention tout cela reste au conditionnel. Aucune étude récente ne le prouve vraiment " souligne le docteur Mimoun.
- Chez l'homme, trois rapports hebdomadaires permettraient de réduire de 15 % le risque de développer un cancer de la prostate.
A l'inverse une mauvaise santé sexuelle, avec notamment l'apparition d'un problème érectile, peut être le premier signe annonciateur de pathologies plus graves (diabète, maladies cardio-vasculaires...) d'où l'importance de consulter en cas de problème de ce type. " Il ne faut pas dramatiser pour autant une panne sexuelle peut arriver  " observe Sylvain Mimoun.

jeudi 12 janvier 2012

Twitter, un bon outil pour traquer l’épidémie de choléra en Haïti


Des chercheurs d’Harvard se sont rendu compte qu’utiliser leréseau social Twitter leur permettait de suivre la progression de l’épidémie de choléra en Haïti en 2010 aussi efficacement que les méthodes officielles… Mais avec deux semaines d’avance !
Il y a deux ans, un séisme de magnitude 7 sur l’échelle de Richter secouait Haïti. Le bilan est terrible : plus de 230.000 morts, 300.000 blessés mais aussi 1,2 million de sans-abri. Une catastrophe humaine lourde de conséquences, entraînant notamment une terrible épidémie de choléra en octobre 2010 qui a fait près de 7.000 victimes à ce jour.
Des chercheurs américains de l’université de Harvard ont profité de cette triste occasion pour tester la fiabilité des informations des réseaux sociaux. Ils ont comparé les données publiées sur Twitter avec les informations fournies par les autorités sur la progression de l’épidémie. Leurs résultats ont été publiés le 10 janvier dans la revue American Journal of Tropical Medicine and Hygiene.
Twitter et rapports officiels : mêmes infos
Ils ont utilisé un logiciel, appelé HealthMap, qui répertorie le volume d’actualités générées par les médias durant les 100 premiers jours de l’épidémie, et ont également comptabilisé le nombre de tweets citant le mot «choléra ». L'idée d'utiliser ainsi les réseaux sociaux pour mieux appréhender l'ampleur d'une catastrophe naturelle n'est pas nouvelle. Le même Twitter est utilisé pour suivre les effets d'un séisme.
En novembre 2010, Haïti est victime d'un ouragan, appelé Tomas. S'il ne s'est pas montré aussi meurtrier qu'on aurait pu le craindre, il a facilité la propagation du choléra. Cette photo, prise dans la ville de Raboto en novembre 2010, montre l'inondation consécutive à la tempête. Or, cette eau stagnante est propice à l'infection par le Vibrio cholerae, bactérie à l'origine de la maladie.
En novembre 2010, Haïti est victime d'un ouragan, appelé Tomas alors que les villes ne sont pas toutes reconstruites après le séisme de janvier. S'il ne s'est pas montré aussi meurtrier qu'on aurait pu le craindre, il a facilité la propagation du choléra. Cette photo, prise dans la ville de Raboto en novembre 2010, montre l'inondation consécutive à la tempête. Or, cette eau stagnante est propice à l'infection par le Vibrio choleraebactérie à l'origine de la maladie. ©United Nations Photo, Fotopédia, cc by nc nd 2.0
Ils ont reporté très précisément 4.697 articles sur HealthMap en huit langues différentes, et 188.819 messages sur Twitter. À partir de ces données, ils ont pu mesurer l’ampleur de la progression de la pandémie et ils se sont aperçus qu’elles correspondaient avec les informations fournies par les cliniques et les hôpitaux, utilisées par les autorités pour l’élaboration des rapports officiels. À une différence près (non négligeable) : les médiasInternet permettaient de gagner une quinzaine de jours.
Un réseau social pour prévenir des pandémies ?
Rumi Chunara, première auteure de l’étude, y voit également d’autres avantages. « Ces techniques sont rentables, rapides et permettent d’atteindre une tranche de la population qui n’a pas accès aux informations par les moyens traditionnels ou qui ne sait pas où les trouver. » Et d’espérer plus grand. « Ces méthodes que nous avons utilisées pourraient être généralisées à l’échelle mondiale afin de devenir un moyen abordable et efficace pour détecter rapidement l’apparition d’une épidémie et donc intervenir plus tôt avec des vaccins ou des antibiotiques»
Cependant, cette découverte ne fait pas l’unanimité dans le monde scientifique. Si de nombreux chercheurs veulent bien reconnaître l’utilité desréseaux sociaux, ils rappellent qu’il faut toujours traiter avec beaucoup de vigilance les informations qui y circulent, des fausses rumeurs pouvant se répandre comme une traînée de poudre.
Ajoutons à cela le fait que la population mondiale n’est pas également équipée outillage informatique, câblage, connexion à Internet et qu’il existe aussi une grande différence intergénérationnelle dans l’utilisation des réseaux sociaux. Si c’est un outil qu’il faut peut-être prendre en compte, il ne faut pas négliger les rapports officiels dont les informations sont souvent plus sûres

mercredi 11 janvier 2012

Nous sommes aveugles 2 heures par jour !

À chaque mouvement de nos yeux, c’est-à-dire plusieurs fois par seconde, le cerveau inactive la vision. Mis bout à bout sur une journée, ces mouvements représentent deux heures… durant lesquelles on ne voit pas !
  • Tout savoir sur l'œil grâce à notre dossier complet
La vision humaine n’est pas ce que l’on croit. En réalité, notre champ visuel se résume à une tache nette au centre avec des contours flous. Pour compenser cela, nos yeux vont se déplacer de manière à scanner en permanence l’image que l’on a devant nous. Ce phénomène nous permet de voir clairement tout notre environnement.
Lorsque l’on déplace rapidement une caméra entre deux points fixes, toutes les images paraissent floues. C'est le flou cinétique. Il se passerait la même chose avec nos yeux à chaque mouvement. Mais le conditionnel est de rigueur car le cerveau a un stratagème pour éviter ce phénomène.
Le flou cinétique s'observe par exemple lors d'un cliché photographique où l'un des objets est en mouvement. Notre cerveau agit pour contourner ce flou et nous permettre une vision nette.
Le flou cinétique s'observe par exemple lors d'un cliché photographique où l'un des objets est en mouvement. Notre cerveau agit pour contourner ce flou et nous permettre une vision nette. © Aires Dos Santos, Fotopédia, cc by nc 3.0
À chaque mouvement, on perd la vue
Lors de ces phases de mouvements durant lesquelles les yeux se réorientent, appelée saccades, le cerveau coupe littéralement le processus visuel. Autrement dit, on ne voit plus rien. Cela ne dure qu’un temps infime, si bien que l’on n’en a pas conscience. En moyenne, nos yeux bougent de 4 à 5 fois par seconde. Si l'on fait le bilan sur une journée, ces saccades représentent environ deux heures de notre temps. Deux heures durant lesquelles on est aveugle !

Une expérience simple permet de le mettre en évidence. Mettez-vous face à un miroir et focalisez votre attention sur votre œil droit. Puis sur votre œil gauche. Reproduisez l’expérience autant de fois que vous voulez, vous ne verrez jamais vos yeux bouger. Demandez ensuite à un autre sujet de réaliser le test et regardez ses yeux. Ils bougent, mais lui, comme vous auparavant, ne le percevra pas, tout simplement parce que son cerveau l’en empêche.

Sexualité : chez les femmes, le plaisir augmente avec l’âge

La satisfaction sexuelle des femmes augmenterait avec l’âge, annoncent des chercheurs américains. Parmi celles encore sexuellement actives, les deux-tiers connaîtraient l’orgasme quasiment à chaque fois.

Certains laboratoires annoncent que la moitié des femmes souffrent de dysfonctionnements sexuels et pointent l’urgence de mettre au point un médicament pour stimuler la libido. Mais si l'on regarde du côté des femmes âgées, des chercheurs de l’université de Californie soutenus par le ministère américain des Anciens Combattants, montrent dans l’American Journal of Medicine qu’il n’y a pas de raisons de s’inquiéter du plaisir féminin après la ménopause.

En effet, sur la base d’un questionnaire, une cohorte de 806 femmes suivies depuis une quarantaine d’années aux États-Unis ont été testées sur leur sexualité, jusqu'aux détails très intimes. Ont ainsi été évalués la fréquence des rapports sexuels, la douleur durant ces rapports, la fréquence de l’orgasme, le désir sexuel, le niveau de satisfaction, en complément de quoi des informations concernant la lubrification des voies génitales ou l’utilisation d’hormones pour stimuler la libido ont également été compilées.
Avec une moyenne d’âge de 67 ans, 63 % de ces femmes sont aujourd’hui ménopausées. La moitié a eu un rapport intime dans les quatre semaines précédant le questionnaire. L’étude montre que 40 % des participantes n’ont jamais ou seulement très peu de désir sexuel, parmi lesquelles un tiers des femmes toujours actives sexuellement. Pour celles qui pratiquent encore régulièrement, elles sont 67 % à connaître l’orgasme à chaque fois ou presque. Cela concerne 47,5 % des dames du 4e âge. En revanche, les femmes les plus jeunes sont celles qui ont le plus de désir, mais cela ne va pas forcément de pair avec le plaisir puisqu’elles sont les plus insatisfaites.
Le plaisir ne passe pas que par la sexualité. Des moments partagés comme un regard complice ou des gestes de tendresse contribuent à l'épanouissement des femmes.
Le plaisir ne passe pas que par la sexualité. Des moments partagés comme un regard complice ou des gestes de tendresse contribuent à l'épanouissement des femmes. © Baptigrou, Flickr, cc by nc nd 2.0
Moins de pratique, mais plus de plaisir avec le temps qui passe
Cependant, la fréquence des rapports diminue avec le temps, et les femmes sexuellement actives ont une moyenne d’âge de 59 ans tandis qu’elle tourne autour de 75 ans pour les autres. Le désir n’est pas la seule raison du passage à l’acte. Des sujets ont évoqué vouloir maintenir l’harmonie du couple ou l’affirmation de soi.

Attention pour autant à ne pas faire trop de raccourcis. « Dans cette étude, l’activité sexuelle n’est pas toujours nécessaire à la satisfaction sexuelle » relate Susan Trompeter, première auteure de l’étude. « Les femmes qui ne sont plus actives sexuellement peuvent trouver leur plaisir par la masturbation », signifiant par là que le manque d’activité sexuelle ne correspond pas toujours avec la perte du plaisir.
De plus, il s’avère que la proximité émotionnelle et physique avec le partenaire peut surpasser l’orgasme, et qu’il ne faut donc pas forcément se focaliser sur la jouissance pour mesurer l’épanouissement de la vie sexuelle des femmes. Cependant, ce genre d'études, basé sur le déclaratif, est toujours à prendre avec des pincettes, surtout sur de tels sujets, car les personnes interrogées répondent ce qu'elles veulent. Et parfois même plein de bonne volonté, on ne dit pas tout à fait la vérité...

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