jeudi 12 janvier 2012

Twitter, un bon outil pour traquer l’épidémie de choléra en Haïti


Des chercheurs d’Harvard se sont rendu compte qu’utiliser leréseau social Twitter leur permettait de suivre la progression de l’épidémie de choléra en Haïti en 2010 aussi efficacement que les méthodes officielles… Mais avec deux semaines d’avance !
Il y a deux ans, un séisme de magnitude 7 sur l’échelle de Richter secouait Haïti. Le bilan est terrible : plus de 230.000 morts, 300.000 blessés mais aussi 1,2 million de sans-abri. Une catastrophe humaine lourde de conséquences, entraînant notamment une terrible épidémie de choléra en octobre 2010 qui a fait près de 7.000 victimes à ce jour.
Des chercheurs américains de l’université de Harvard ont profité de cette triste occasion pour tester la fiabilité des informations des réseaux sociaux. Ils ont comparé les données publiées sur Twitter avec les informations fournies par les autorités sur la progression de l’épidémie. Leurs résultats ont été publiés le 10 janvier dans la revue American Journal of Tropical Medicine and Hygiene.
Twitter et rapports officiels : mêmes infos
Ils ont utilisé un logiciel, appelé HealthMap, qui répertorie le volume d’actualités générées par les médias durant les 100 premiers jours de l’épidémie, et ont également comptabilisé le nombre de tweets citant le mot «choléra ». L'idée d'utiliser ainsi les réseaux sociaux pour mieux appréhender l'ampleur d'une catastrophe naturelle n'est pas nouvelle. Le même Twitter est utilisé pour suivre les effets d'un séisme.
En novembre 2010, Haïti est victime d'un ouragan, appelé Tomas. S'il ne s'est pas montré aussi meurtrier qu'on aurait pu le craindre, il a facilité la propagation du choléra. Cette photo, prise dans la ville de Raboto en novembre 2010, montre l'inondation consécutive à la tempête. Or, cette eau stagnante est propice à l'infection par le Vibrio cholerae, bactérie à l'origine de la maladie.
En novembre 2010, Haïti est victime d'un ouragan, appelé Tomas alors que les villes ne sont pas toutes reconstruites après le séisme de janvier. S'il ne s'est pas montré aussi meurtrier qu'on aurait pu le craindre, il a facilité la propagation du choléra. Cette photo, prise dans la ville de Raboto en novembre 2010, montre l'inondation consécutive à la tempête. Or, cette eau stagnante est propice à l'infection par le Vibrio choleraebactérie à l'origine de la maladie. ©United Nations Photo, Fotopédia, cc by nc nd 2.0
Ils ont reporté très précisément 4.697 articles sur HealthMap en huit langues différentes, et 188.819 messages sur Twitter. À partir de ces données, ils ont pu mesurer l’ampleur de la progression de la pandémie et ils se sont aperçus qu’elles correspondaient avec les informations fournies par les cliniques et les hôpitaux, utilisées par les autorités pour l’élaboration des rapports officiels. À une différence près (non négligeable) : les médiasInternet permettaient de gagner une quinzaine de jours.
Un réseau social pour prévenir des pandémies ?
Rumi Chunara, première auteure de l’étude, y voit également d’autres avantages. « Ces techniques sont rentables, rapides et permettent d’atteindre une tranche de la population qui n’a pas accès aux informations par les moyens traditionnels ou qui ne sait pas où les trouver. » Et d’espérer plus grand. « Ces méthodes que nous avons utilisées pourraient être généralisées à l’échelle mondiale afin de devenir un moyen abordable et efficace pour détecter rapidement l’apparition d’une épidémie et donc intervenir plus tôt avec des vaccins ou des antibiotiques»
Cependant, cette découverte ne fait pas l’unanimité dans le monde scientifique. Si de nombreux chercheurs veulent bien reconnaître l’utilité desréseaux sociaux, ils rappellent qu’il faut toujours traiter avec beaucoup de vigilance les informations qui y circulent, des fausses rumeurs pouvant se répandre comme une traînée de poudre.
Ajoutons à cela le fait que la population mondiale n’est pas également équipée outillage informatique, câblage, connexion à Internet et qu’il existe aussi une grande différence intergénérationnelle dans l’utilisation des réseaux sociaux. Si c’est un outil qu’il faut peut-être prendre en compte, il ne faut pas négliger les rapports officiels dont les informations sont souvent plus sûres

mercredi 11 janvier 2012

Nous sommes aveugles 2 heures par jour !

À chaque mouvement de nos yeux, c’est-à-dire plusieurs fois par seconde, le cerveau inactive la vision. Mis bout à bout sur une journée, ces mouvements représentent deux heures… durant lesquelles on ne voit pas !
  • Tout savoir sur l'œil grâce à notre dossier complet
La vision humaine n’est pas ce que l’on croit. En réalité, notre champ visuel se résume à une tache nette au centre avec des contours flous. Pour compenser cela, nos yeux vont se déplacer de manière à scanner en permanence l’image que l’on a devant nous. Ce phénomène nous permet de voir clairement tout notre environnement.
Lorsque l’on déplace rapidement une caméra entre deux points fixes, toutes les images paraissent floues. C'est le flou cinétique. Il se passerait la même chose avec nos yeux à chaque mouvement. Mais le conditionnel est de rigueur car le cerveau a un stratagème pour éviter ce phénomène.
Le flou cinétique s'observe par exemple lors d'un cliché photographique où l'un des objets est en mouvement. Notre cerveau agit pour contourner ce flou et nous permettre une vision nette.
Le flou cinétique s'observe par exemple lors d'un cliché photographique où l'un des objets est en mouvement. Notre cerveau agit pour contourner ce flou et nous permettre une vision nette. © Aires Dos Santos, Fotopédia, cc by nc 3.0
À chaque mouvement, on perd la vue
Lors de ces phases de mouvements durant lesquelles les yeux se réorientent, appelée saccades, le cerveau coupe littéralement le processus visuel. Autrement dit, on ne voit plus rien. Cela ne dure qu’un temps infime, si bien que l’on n’en a pas conscience. En moyenne, nos yeux bougent de 4 à 5 fois par seconde. Si l'on fait le bilan sur une journée, ces saccades représentent environ deux heures de notre temps. Deux heures durant lesquelles on est aveugle !

Une expérience simple permet de le mettre en évidence. Mettez-vous face à un miroir et focalisez votre attention sur votre œil droit. Puis sur votre œil gauche. Reproduisez l’expérience autant de fois que vous voulez, vous ne verrez jamais vos yeux bouger. Demandez ensuite à un autre sujet de réaliser le test et regardez ses yeux. Ils bougent, mais lui, comme vous auparavant, ne le percevra pas, tout simplement parce que son cerveau l’en empêche.

Sexualité : chez les femmes, le plaisir augmente avec l’âge

La satisfaction sexuelle des femmes augmenterait avec l’âge, annoncent des chercheurs américains. Parmi celles encore sexuellement actives, les deux-tiers connaîtraient l’orgasme quasiment à chaque fois.

Certains laboratoires annoncent que la moitié des femmes souffrent de dysfonctionnements sexuels et pointent l’urgence de mettre au point un médicament pour stimuler la libido. Mais si l'on regarde du côté des femmes âgées, des chercheurs de l’université de Californie soutenus par le ministère américain des Anciens Combattants, montrent dans l’American Journal of Medicine qu’il n’y a pas de raisons de s’inquiéter du plaisir féminin après la ménopause.

En effet, sur la base d’un questionnaire, une cohorte de 806 femmes suivies depuis une quarantaine d’années aux États-Unis ont été testées sur leur sexualité, jusqu'aux détails très intimes. Ont ainsi été évalués la fréquence des rapports sexuels, la douleur durant ces rapports, la fréquence de l’orgasme, le désir sexuel, le niveau de satisfaction, en complément de quoi des informations concernant la lubrification des voies génitales ou l’utilisation d’hormones pour stimuler la libido ont également été compilées.
Avec une moyenne d’âge de 67 ans, 63 % de ces femmes sont aujourd’hui ménopausées. La moitié a eu un rapport intime dans les quatre semaines précédant le questionnaire. L’étude montre que 40 % des participantes n’ont jamais ou seulement très peu de désir sexuel, parmi lesquelles un tiers des femmes toujours actives sexuellement. Pour celles qui pratiquent encore régulièrement, elles sont 67 % à connaître l’orgasme à chaque fois ou presque. Cela concerne 47,5 % des dames du 4e âge. En revanche, les femmes les plus jeunes sont celles qui ont le plus de désir, mais cela ne va pas forcément de pair avec le plaisir puisqu’elles sont les plus insatisfaites.
Le plaisir ne passe pas que par la sexualité. Des moments partagés comme un regard complice ou des gestes de tendresse contribuent à l'épanouissement des femmes.
Le plaisir ne passe pas que par la sexualité. Des moments partagés comme un regard complice ou des gestes de tendresse contribuent à l'épanouissement des femmes. © Baptigrou, Flickr, cc by nc nd 2.0
Moins de pratique, mais plus de plaisir avec le temps qui passe
Cependant, la fréquence des rapports diminue avec le temps, et les femmes sexuellement actives ont une moyenne d’âge de 59 ans tandis qu’elle tourne autour de 75 ans pour les autres. Le désir n’est pas la seule raison du passage à l’acte. Des sujets ont évoqué vouloir maintenir l’harmonie du couple ou l’affirmation de soi.

Attention pour autant à ne pas faire trop de raccourcis. « Dans cette étude, l’activité sexuelle n’est pas toujours nécessaire à la satisfaction sexuelle » relate Susan Trompeter, première auteure de l’étude. « Les femmes qui ne sont plus actives sexuellement peuvent trouver leur plaisir par la masturbation », signifiant par là que le manque d’activité sexuelle ne correspond pas toujours avec la perte du plaisir.
De plus, il s’avère que la proximité émotionnelle et physique avec le partenaire peut surpasser l’orgasme, et qu’il ne faut donc pas forcément se focaliser sur la jouissance pour mesurer l’épanouissement de la vie sexuelle des femmes. Cependant, ce genre d'études, basé sur le déclaratif, est toujours à prendre avec des pincettes, surtout sur de tels sujets, car les personnes interrogées répondent ce qu'elles veulent. Et parfois même plein de bonne volonté, on ne dit pas tout à fait la vérité...

mardi 10 janvier 2012

Réchauffement : l’Homme retarde la prochaine glaciation

Ayant déjà 600 ans de retard, la prochaine glaciation devrait avoir lieu dans les mille prochaines années. Le conditionnel s'impose car les émissions de CO2 pourraient retarder le phénomène. C’est ce que révèle l’analyse de glaces vieilles de plus de 780.000 ans.

L’histoire de la Terre est marquée par une alternance d’ères glaciaires. De grandes surfaces de terres situées dans les hautes latitudes sont alors recouvertes par une couche de glace (ou inlandsis) et le niveau des mers diminue. Selon les hypothèses actuelles, les périodes glaciaires seraient causées par des légères modifications de l’orbite de la Terre autour du Soleil et par des variations périodiques du rayonnement solaire. Une modification des deux paramètres peut provoquer un refroidissement de la planète. La succession des événements qui en découlent mène alors à une période de glaciation.
Huit grandes glaciations ont été détectées jusqu’à présent. La dernière s’est terminée il y a 11.600 ans, donnant ainsi naissance à l’ère interglaciaire de l’Holocène dans laquelle nous vivons.
Selon une étude récente menée par des chercheurs du University College London et de l’université de Cambridge, la nouvelle glaciation devrait survenir dans les mille prochaines années. Néanmoins, le CO2, et les gaz à effet de serre en général, pourraient retarder ce phénomène. Ces résultats sont publiés dans la revue Nature Geoscience.
Pour comprendre l’évolution probable de notre ère, les scientifiques ont recherché une période de la Terre où les conditions climatiques, le rayonnement solaire et la configuration astronomique étaient identiques à la situation actuelle. Une correspondance a été trouvée avec le « Stade isotopique de l’oxygène n°19 » (en référence à une méthode de datation des glaces), c'est-à-dire avec l’état de la Planète il y a environ 780.000 ans.
Le développement de glace accompagne le début d'une ère glacière. Actuellement, les glaces ont tendance à fondre suite au réchauffement climatique. Les phénomènes naturels causant les glaciations pourraient ne pas être capable de prendre le dessus. L'homme risque donc de retarder la prochaine glaciation.
Le développement de glace accompagne le début d'une ère glaciaire. Actuellement, les glaces ont tendance à fondre suite au réchauffement climatique. Les phénomènes naturels causant les glaciations pourraient ne pas prendre le dessus. L'Homme risque donc de retarder la prochaine glaciation. © Ludovic Hirlimann, Flickr, cc by nc 2.0
Le CO2 en lutte contre l'orbite de la Terre
En cas de glaciation, la formation de la calotte glaciaire dans l’hémisphère nord donnerait naissance à des icebergs capables de modifier les courants océaniques. L’Atlantique nord se refroidirait tandis que l’océan Antarctique aurait plutôt tendance à se réchauffer. Ce phénomène donnerait naissance à d’importants écarts de température entre les deux hémisphères de la planète. Ces écarts peuvent être utilisés comme repères pour localiser le début d’une période glaciaire. Or, ces changements de température se traduisent par des modifications de la glace et des organismes, ou débris, qu’elle abrite.
Des glaces âgées de 780.000 ans ont été analysées afin d’étudier la succession des événements climatiques ayant abouti à la glaciation. L’état actuel de la Terre a ensuite été comparé à la ligne du temps obtenue.
Les résultats sont sans appel, notre ère (l’Holocène) touche à sa fin. Une nouvelle ère glaciaire devrait naître dans le prochain millénaire. Néanmoins, le réchauffement climatique n'existait pas à l'époque. Les taux de CO2 actuels, en constante évolution, sont beaucoup plus élevés aujourd’hui qu’il y a 780.000 ans.

À l’heure actuelle, aucune formation de glace n’est observée dans l’hémisphère nord. Les variations de l’orbite de la Terre ne compenseraient pas le réchauffement climatique causé par des activités anthropiques. Les activités humaines retarderaient donc le début de la nouvelle ère de glaciation.

Surprise : les glandes endocrines aussi ont de la mémoire

Comme le système immunitaire ou le cerveau, les glandes endocrines sont douées de mémoire. Chez la souris, des chercheurs de l'Inserm et du CNRS viennent de montrer qu'au moment de l'allaitement, les cellules endocrines hypophysaires forment un réseau durable entraînant une lactation plus efficace lors des portées suivantes.

Quand on vous parle de mémoire, vous pensez au cerveau ! Peut-être aussi à notre système immunitaire qui garde en mémoire certaines informations pour réagir de manière plus efficace lorsqu'un virus ou une bactérie nous infecte une deuxième fois. Mais auriez-vous imaginé que nos glandes endocrines se souviennent également de certaines choses ?

À l'instar du cerveau, une équipe de chercheurs de l'Inserm et du CNRS dirigée par Patrice Mollard à l'institut de Génomique fonctionnelle (Montpellier) vient de montrer, chez la souris, que les cellules endocrines hypophysaires régulant la lactation s'organisent en réseau lors d'un premier allaitement. Ce réseau est alors conservé, comme « mis en mémoire » pour être encore plus opérationnel lors de l'allaitement d'une seconde portée. C'est la première fois qu'une forme de mémoire dans le système endocrinien est mise en évidence.

Ces travaux font l'objet d'un article publié dans la revue Nature communications datée du 3 janvier 2012.
La mémoire du système endocrinien jusque-là insoupçonnée
La plasticité des systèmes biologiques permet à des organismes de modifier dynamiquement leur physiologie de façon à s'adapter aux conditions environnementales existantes. Au niveau cellulaire, ce processus est associé habituellement au système immunitaire ; au niveau tissulaire, il a été caractérisé il y a plusieurs années dans le cerveau et est au cœur d’une intense recherche en neurobiologie.
La prolactine, dont on voit ici la structure tridimensionnelle, est sécrétée par la partie antérieure de l'hypophyse intervient dans la croissance mammaire et la stimulation de la synthèse du lait chez les mammifères.
La prolactine, dont on voit ici la structure tridimensionnelle, est sécrétée par la partie antérieure de l'hypophyse et intervient dans la croissance mammaire et la stimulation de la synthèse du lait chez les mammifères. © BorisTM, DP
En dehors de ces deux systèmes permettant de garder en mémoire des informations à long terme, rien n’indiquait que d’autres cellules pouvaient fonctionner de façon similaire.
L'hypophyse est un organe qui constitue un modèle idéal pour vérifier cette hypothèse car elle comprend des populations distinctes de cellules endocrines organisées en réseaux et qui régulent une multitude de fonctions physiologiques par la sécrétion de différentes hormones.
Les cellules endocrines établissent un réseau
L’équipe de Patrice Mollard à Montpellier a travaillé avec celle de Paul Le Tissier à Londres (NIMR-MRC) afin de déterminer si les réseaux de cellules endocrines possèdent des capacités de mémorisation. Ils ont pris comme modèle les cellules qui sécrètent la prolactine (l’hormone de la lactation). La sécrétion de prolactine commande un éventail de réponses cruciales pour permettre de nourrir des souriceaux, comprenant la production de lait.
La production de prolactine et donc de lait maternel chez la souris est stimulée d’une part, par la levée d’un signal inhibiteur (dopaminergique) provenant du cerveau et d’autre part, par le phénomène de tétée. Grâce à l'imagerie calcique à deux photons (microscopie à fluorescence consistant en la stimulation des atomes de calcium par deux photons), les chercheurs ont pu distinguer les interactions entre les cellules productrices de prolactine, avant, pendant et après une période d’allaitement.
Avant l’allaitement, ces cellules sont faiblement connectées les unes aux autres. Au moment de l’allaitement, les cellules répondent à la lactation en augmentant la communication intercellulaire coordonnée, la connectivité fonctionnelle et la production tissulaire.
Ces illustrations montrent bien l'effet de l'allaitement sur les cellules hypophysaires excrétrices de prolactine. Le réseau se forme à l'allaitement et se maintient après le sevrage de la portée.
Ces illustrations montrent l'effet de l'allaitement sur les cellules hypophysaires excrétrices de prolactine. Le réseau se forme à l'allaitement et se maintient après le sevrage de la portée. © David Hodson, Nature comunications
Aujourd'hui la prolactine, et demain ?
L’originalité de cette découverte réside dans le fait que trois mois après le sevrage, le réseau reste en place, comme s’il avait été mis en mémoire. « Par la suite, explique Patrice Mollard, un même stimulus (tétée) entraînera une réponse plus coordonnée et plus efficace. Le réseau sécrétera plus de prolactine et provoquera à nouveau un accroissement de la production tissulaire. »

Toutefois cette mise en réseau ne se produit pas si la puissance du stimulus de tétée est réduite. Chez les souris dont les portées sont souvent importantes (8 petits par portée en moyenne), si seuls 3 petits sont mis à la tétée, le stimulus est trop faible pour déclencher cette mise en réseau.
C’est la première fois que des chercheurs mettent en évidence une forme de mémoire dans un tel système. « Il ouvre un champ des possibilités assez immense. Nous pensons que cette découverte pourrait notamment s’appliquer à d’autres systèmes endocriniens tels que celui des cellules bêta pancréatiques et les cellules endocrines du tractus gastro-intestinal » concluent les auteurs.

dimanche 8 janvier 2012

Amour en 20 lettres de l''alphabet

 Apaise les âmes, réchauffe les cœurs tendres
Aux marchés ne peut s'acheter ni se vendre
Appel toujours magique
Alvéole des sentiments magnifiques.
 
Beau livre aux belles pages à feuilleter
Blessure parfois, généralement gaieté
Bien qu'on en trouve de toutes sortes
Beaucoup frappent à ses portes.
 
Conquête des cœurs
Clé du bonheur ?
Comment vous garder
Constamment vous posséder ?
 
Désir d'un outil de vie
Donner continûment sans espérer une contrepartie
Double tranchant : Combat la détresse  
Douloureux quand il cause des tristesses.
 
Entre confiance et méfiance
Espoir d'un sentiment immense
Être ou ne pas être
En vie, l'essentiel est de le connaître.
 
Féroce quand c'est précoce
Fait pousser des ailes d'anges aux âmes atroces
Fusion des corps et des esprits
Facile à vivre quand l'autre cœur n'est pas pris.
 
Goût délicieux à l'arôme de miel
Germe dans les cœurs tendres pour un temps éternel
Gardes des traces
Grandit partout où il passe
 
Histoires parfois belles, parfois insensées
Heureux qui, de lui, remplit ses pensées
Humbles sentiments, moments allègres
Hélas, des fois, change en saveur aigre.
 
 Immense océan de bonheur et de plaisir
Incarne tout ce qui est beau et attrait au désir
Inonde des vies et ne risque de finir
Illumine le monde et ne manque de chérir.
 
Jadis présent jusqu'aux temps antiques
Jolis moments souvent poétiques
Jours et nuits, on l'adore par degré
Jouir, estimer, sentiments de bon gré.
 
Lamentations en temps de trêve
Liesse, allégresse et source de beaux rêves
Lave des cœurs pleins de haines
Loin des guerres, loin des chaînes.
 
Mot éphémère, parfumant nos lèvres
Mélodie permanente qui nous enivre
Moments rarement funèbres
Mystère, clé des ténèbres.
 
Notre cœur est prêt à le recevoir et à en donner
Nous encourage à espérer et à ne pas abandonner
Noirs, bancs, jaunes, riches ou pauvres, ne le détestent
Nuits et jours personne ne lui résiste.
 
Odeur de parfum
Outil toujours à la portée de main
Ouvre la voie au bonheur et parfois au chagrin
Offre des occasions et sème de féconds grains.
 
Pures et merveilleuses sensations
Parfois souffrances, parfois passions
Petit à petit germe et grandit
Pour réaliser des rêves; c'est ce qu'on dit !
 
Qui peut s'en passer ?
Quiconque ose s'en débarrasser ?
Que faire s'il n'est plus l'oasis de nos rêves,
Quand notre bien-être et notre bonheur sont en trêve ?
  
Rêve et espoir à inventer
Revers à surmonter
Réalité profitable à vivre
Route véritable à suivre
 
Sans vous la vie n'est plus savoureuse
Solitude, de vous, est toujours jalouse
Sourit aux sages qui savent aimer
Savourer, pour vous, doit rimer.
 
Transforme les cœurs durs en état d'ivresse
Tendresse et affection, vous donnez sans cesse
Toutes les rues ne mènent à Rome, mais à vous
Tant d'âmes, à cause de vous, tombent à genoux.
 
Verse des pleurs, sème des sourires
Voyages sans bagages à ne plus revenir
Vie parfois virile parfois stérile
Vire en rose loin des périls.

mercredi 4 janvier 2012

La perte de mémoire pourrait être due à des AVC silencieux

Des accidents vasculaires cérébraux (AVC) non détectés semblent être l'une des causes du déficit de mémoire, selon une étude américaine. Cela apporte une explication supplémentaire au déclin de certaines capacités cognitives. Et peut-être à la maladie d'Alzheimer...

Les accidents vasculaires cérébraux sont plus fréquents qu’on ne le croit. Mais la plupart du temps ils se révèlent asymptomatiques, ne touchant que quelques neurones. On les dit silencieux. Il semblerait qu’ils puissent se produire à partir de 30 ans et une personne sur trois en est victime chaque année dès 70 ans. Pris un à un, ces AVC n’ont que peu d’incidence, mais au fil du temps, les conséquences peuvent se faire remarquer.

Une étude menée par des chercheurs de l’université Columbia de New-York (États-Unis) et publiée dans Neurology démontre leurs impacts sur la mémoire.
La mémoire est un processus très complexe. L’un de ses sièges cérébraux serait l’hippocampe, une petite structure comprise dans le lobe temporal médian du cerveau des mammifères. C’est là que seraient stockés bons nombres de souvenirs que l’on peut exprimer verbalement (culture générale, faits vécus dans le passé). Des études précédentes avaient soutenu qu’un hippocampe de petite taille était associé au déclin cognitif.
Un lien entre capacités cognitives et nombre d'AVC silencieux
Dans ce travail de recherche, les auteurs ont passé à l’IRM 658 sujets sains âgés de 79 ans en moyenne et les ont également soumis à des tests de mémoire, de langage, de vitesse de traitement de l’information et de perception visuelle. Parmi ces participants, 174 (soit 26 %) avaient des AVC silencieux.
Lorsque l'on compare l'hippocampe situé dans le cerveau avec l'animal peuplant les océans, on saisit bien la ressemblance entre les deux. L'hippocampe est une zone cérébrale associée à la mémoire, elle semble subir les effets des AVC silencieux.
La ressemblance entre l'hippocampe du cerveau avec le célèbre poisson syngnathidé est frappante. Zone cérébrale associée à la mémoire, l'hippocampe semble subir les effets des AVC silencieux. © Pr. Laszlo Seress, Wikipédia, cc by sa 3.0
Ces sujets se sont révélés moins performants dans les différents tests intellectuels, y compris ceux portant sur la mémoire, que leurs camarades, indépendamment de la taille de leur hippocampe. Cela démontre donc que le volume de l'hippocampe n'est pas la seule donnée servant à estimer le déclin des capacités cognitives, mais que ces infarctus cérébraux jouent bel et bien un rôle.

Les facteurs de risques de ces AVC sont l’obésité accompagnée de son lot de maladies cardiovasculaires, ainsi que l’hypertension ou encore le cholestérol. Les dégâts qu’ils causent, même à petite échelle, sont irréversibles.

Adam Brickman, l’un des coauteurs de l’étude, croit même que les implications de cette découverte peuvent aller plus loin que la simple prévention du déclin cognitif naturel lié à l’âge. « Je pense qu’on est au début d’une histoire [médicale] dans laquelle [on considère que] les maladies cardiovasculaires contribuent aux symptômes de la maladie d’Alzheimer. » C’est en tout cas dans cette voie que les recherches vont poursuivre.

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